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Le Patriote
· 1 min de lecture

Un véritable cas d'école!

Septembre 1994, le RDR est créé. Des élus locaux tels le maire de San Pédro, Mme Grah Claire, le maire de Bouaké, Fanny Ibrahima ainsi que nombre de conseillers membres du PDCI d'alors rejoignent avec fracas, la nouvelle formation politique. La suite, on la connait. Une épée de Damoclès s'est abattue sur leur tête et ils ont été évincé de leurs postes respectifs de la façon la plus inélégante. Au regard de cette même loi N 80/1180 invoqué dans le cas Zémogo. Bien que saisi de sa destitution par voie d'huissier, Zémogo n'a pas daigné exercé de recours ce qui confère toute la légalité à la désignation de Dao Losseni en qualité de nouveau maire. Du moins, en attendant la réaction de l'autorité administrative locale et de la tutelle. Celle ci se fait curieusement attendre. Alors que le régime PDCI d'alors n'avait pas hésité à limoger les maires Grah Claire et Fanny Ibrahim. Tout près de nous, le régime FPI ne s'est pas fait prié pour demettre l'ancien maire d'Anyama, Amidou Sylla dès qu'il a déposé ses valises au RDR avant de le quitter aujourd'hui pour l'aventure ANCI. Les pouvoirs publics si prompts à regler des comptes aux élus locaux qui tournent casaque devraient s'empresser d'entériner la décision de régularisation de la Municipalité de Boundiali. A moins qu'ils n'aient choisi de s'enfermer dans un favoritisme et un clientélisme de mauvais aloi comme cela est de coutume en Côte d'Ivoire. Celui qui démissionne de sa famille politique initiale a tendance à s'offrir pieds et mains liés au régime en place qui le prend sous son aile protectrice. Le cas, malheureusement, de l'ancien maire de Boundiali qui, au cours d'un meeting courant 2005 à Anyama, disait pourtant de ADO qu'il est au 25eme étage de la politique tandis que ses adversaires crapahutent au 6e sous sol. Comme les temps ont bien changé.
KK

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.