Wodié veut réécrire la Constitution de 2000
Tout ce qui est ?uvre humaine est appelée à changer. Le droit est un moyen destiné à répondre à certains buts, certaines fins. Et comme les fins changent, les buts changent, il faut nécessairement que les moyens changent. Alors, la Constitution qui est la règle suprême doit pouvoir changer. Nous avons participé aux travaux préparatoires pour la Constitution en 2000. Le PIT a tenu une conférence de presse pour donner son point de vue en disant que nous avons des reproches de forme et de fond à adresser à la Constitution. Nous aurions pu appeler à ne pas voter pour cette constitution, mais en ce moment-là, le plus important pour nous, était de sortir du régime militaire. Nous avons donc appelé à voter pour la Constitution en ajoutant que le plus tôt possible, nous allons revoir cette Constitution. Première idée. Donc dans le fond, il y a des choses qui ne vont pas. J'ai été appelé par le Général Guéi pour donner mon avis sur l'adoption de la Constitution. Ils ont publié le texte de la Constitution pouvant faire l'objet du référendum. Et après, il a fait le tour de la Côte d'Ivoire et il a changé ce document. Je lui ai dit qu'à la fois dans le fond et dans la forme, il ne doit pas procéder ainsi. Dès que le texte a été publié et connu comme tel, c'est ce texte qui doit être soumis effectivement au référendum. Et puis, dans le fond ce ou ou ce et, ce n'est pas vraiment l'affaire du PIT. Nous disons que chacun est responsable du choix qu'il fait. Les enfants ne sont pas responsables du choix de leurs parents. Nous disons qu'on est né Ivoirien, ça suffit. Donc il y a des débats de fond mais il y a également le symbole. La Constitution a été adoptée en juillet 2000. La guerre a éclaté en septembre 2002. Donc postérieurement à l'adoption de la Constitution. Du point de vue du symbole, nous pensons qu'il faut adopter un nouveau texte évidemment pour montrer notre volonté de renouveau, pour montrer qu'il faut passer d'un système à un autre .
Il faut reconstruire le pays sur des bases nouvelles. Les bases nouvelles sont d'ordre économique, d'ordre politique, d'ordre juridique et institutionnel et d'ordre moral également. Donc c'est le nouvellement de toute la société ivoirienne que nous allons entreprendre. Il faut changer les mentalités, il faut changer les comportements. Avec le régime actuel qui était, au départ un parti de gauche, il y a des choses qui se font dans lesquelles nous ne nous reconnaissons pas. Parce que ce sont des pratiques de droite. Donc il faut que les Ivoiriens se rendent compte que ce qui se fait n'est pas normal. Et quand je le dis, il y a une part de responsabilité des tenants du pouvoir. Il y a également la part des Ivoiriens que nous sommes. Quand Gbagbo reproduit le système Houphouët-Boigny en recevant les groupes d'Ivoiriens des différentes régions au Palais présidentiel, je dis : ça correspond à quoi ? Gbagbo le veut, les populations le veulent. Je dis que le respect que nous devons au peuple de Côte d'Ivoire, oblige les tenants du pouvoir à aller voir les populations chez elles. Il ne faut pas les faire venir comme des troupeaux qui viennent s'exposer moyennant quelques petits sous qu'on leur donne. Ce sont les cadres qui provoquent tout cela pour leurs petits intérêts. Alors il faut que chaque région vienne pour voir ses problèmes réglés. Mais quel est ce pays-là où il n'y a pas plan général de développement ? Et quand le chef de l'Etat les reçoit : je crée un département ici, je crée un département là. Alors que ceux qui existent ne peuvent pas fonctionner correctement. Ce n'est pas en période de crise qu'on crée des institutions il faut régler les choses dans l'ordre et la rigueur en se détachant de toute considération électoraliste. Nous sommes trop préoccupés par les élections. Il faut qu'on en finisse. On pourrait même dire, si on avait été assez sage qu'il n'y aurait pas d'élection. C'est une concertation et on dira : telle personne a le profil de diriger le pays. Bien sûr, avec l'accord des autres pour un an ou deux pour rétablir la normalité. Après, on ira aux élections. Parce qu'il est dit : on ira aux élections pour savoir qui est qui. Mais ces élections ne sont pas faites pour savoir qui est qui. Elles sont faites pour ramener la paix en Côte d'Ivoire. La paix d'abord, puis on verra plus tard. Ce n'est pas qui est dans le désordre et la crise actuelle. Il faut normaliser les choses pour avoir une compétition normale
R. K.
Il faut reconstruire le pays sur des bases nouvelles. Les bases nouvelles sont d'ordre économique, d'ordre politique, d'ordre juridique et institutionnel et d'ordre moral également. Donc c'est le nouvellement de toute la société ivoirienne que nous allons entreprendre. Il faut changer les mentalités, il faut changer les comportements. Avec le régime actuel qui était, au départ un parti de gauche, il y a des choses qui se font dans lesquelles nous ne nous reconnaissons pas. Parce que ce sont des pratiques de droite. Donc il faut que les Ivoiriens se rendent compte que ce qui se fait n'est pas normal. Et quand je le dis, il y a une part de responsabilité des tenants du pouvoir. Il y a également la part des Ivoiriens que nous sommes. Quand Gbagbo reproduit le système Houphouët-Boigny en recevant les groupes d'Ivoiriens des différentes régions au Palais présidentiel, je dis : ça correspond à quoi ? Gbagbo le veut, les populations le veulent. Je dis que le respect que nous devons au peuple de Côte d'Ivoire, oblige les tenants du pouvoir à aller voir les populations chez elles. Il ne faut pas les faire venir comme des troupeaux qui viennent s'exposer moyennant quelques petits sous qu'on leur donne. Ce sont les cadres qui provoquent tout cela pour leurs petits intérêts. Alors il faut que chaque région vienne pour voir ses problèmes réglés. Mais quel est ce pays-là où il n'y a pas plan général de développement ? Et quand le chef de l'Etat les reçoit : je crée un département ici, je crée un département là. Alors que ceux qui existent ne peuvent pas fonctionner correctement. Ce n'est pas en période de crise qu'on crée des institutions il faut régler les choses dans l'ordre et la rigueur en se détachant de toute considération électoraliste. Nous sommes trop préoccupés par les élections. Il faut qu'on en finisse. On pourrait même dire, si on avait été assez sage qu'il n'y aurait pas d'élection. C'est une concertation et on dira : telle personne a le profil de diriger le pays. Bien sûr, avec l'accord des autres pour un an ou deux pour rétablir la normalité. Après, on ira aux élections. Parce qu'il est dit : on ira aux élections pour savoir qui est qui. Mais ces élections ne sont pas faites pour savoir qui est qui. Elles sont faites pour ramener la paix en Côte d'Ivoire. La paix d'abord, puis on verra plus tard. Ce n'est pas qui est dans le désordre et la crise actuelle. Il faut normaliser les choses pour avoir une compétition normale
R. K.