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Allocution du président du Pdci-Rda à Koumassi

10 novembre 2007 - Monsieur le Secrétaire Général du PDCI-RDA,
Monsieur le Délégué communal de Koumassi,
Honorables membres des Instances du PDCI-RDA à Koumassi,
Vaillants Secrétaires généraux des Sections du Parti à Koumassi,
Madame la Présidente et les Membres de l'Union des Femmes du PDCI-RDA de Koumassi,
Monsieur le Président et les Membres des Jeunes du PDCI ?RDA de Koumassi,
Messieurs et mesdames les représentants des partis formant le R.H.D.P,
Mesdames et Messieurs les Présidents des mouvements de soutien au PDCI-RDA,
Distingués Chefs traditionnels de la Délégation communale de Koumassi,
Population de Koumassi,
Mesdames et Messieurs,

Après Dabou, nous voici comme promis, aujourd'hui, 10 novembre 2007, à Koumassi pour communier avec vous, militants intrépides et combattants déterminés de notre grand parti.

Ma joie est immense de me retrouver dans cette commune où les militants jeunes et vieux, les femmes, nos dynamiques et dévouées amazones se sont battus résolument pour défendre les idéaux et l'indépendance du PDCI-RDA afin de l'arracher aux tentatives d'inféodation et de subordination entreprises par des forces obscures, pendant mon exil forcé, suite à un complot malveillant et malfaisant.

Merci à Koumassi d'avoir résisté à ces forces du mal. Merci à vous toutes et à vous tous, militantes et militants, pour cette résistance exemplaire. Sous le régime d'exception imposée par la junte militaire, vous avez osé défendre, avec une détermination désintéressée, les valeurs et les idéaux de notre grand parti. Votre fidélité sans faille est inscrite en lettres d'or dans les nouvelles pages de l'histoire du PDCI-RDA.

Durant cette période, je sais que cette résistance a eu ses martyrs. Je sais également que les 24, 25 et 26 mars 2004, comme en novembre 2006, la commune de Koumassi a eu son lot injustifié de morts et de blessés. La perte de ces vaillants combattants de la liberté tombés sous les balles assassines ne sera ni vaine ni impunie. Chaque chose a son temps ! En mémoire de leur sacrifice, je salue les familles éplorées, et vous invite à observer avec moi une minute de silence.

Militantes et Militants de Koumassi
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de Koumassi

Je voudrais vous remercier, pour l'accueil combien chaleureux et militant que vous réservez, ce jour, à moi-même, ainsi qu'à la forte délégation du Parti qui m'accompagne.

Je vous remercie pour tous les efforts déployés, tous les moyens matériels et humains mis en ?uvre pour assurer le succès de cette visite militante dans l'amitié et la fraternité.

Militantes et Militants de Koumassi
Sympathisants du PDCI-RDA
Populations de Koumassi

A Dabou, je vous ai longuement entretenu des questions brûlantes du pays et me suis étendu largement sur la vie de notre parti dans la perspective des élections prochaines. En appui à ma déclaration, j'ai adressé une Lettre aux Ivoiriens dans la quelle j'ai dégagé quelques pistes pour sortir notre pays du marasme économique, social et politique actuel ainsi que les stratégies pour en faire un pays digne, démocratique et respecté.

Je vous ai exhortés à en prendre connaissance et à conduire des réflexions en vue de son approfondissement. Dès lors, vous comprendrez que je ne m'appesantisse pas sur les thèmes qui, j'en suis convaincu, depuis Dabou, ont fait l'objet de larges débats en vos seins.

Aujourd'hui, à Koumassi, je voudrais avec vous m'autoriser à parler de l'actualité en Côte d'Ivoire et de ce qu'elle m'inspire face à la déliquescence de nos institutions, à la violation de nos libertés et droits démocratiques, à la dégénérescence des valeurs morales et à la mauvaise gouvernance, avec pour conséquence la dégradation de la qualité de la vie sociale, économique et politique non seulement à Abidjan mais aussi dans tout le pays.

Je tiens ici à indiquer qu'il n'est pas d'Ivoirien digne de ce nom, de quelque région ou parti politique qu'il soit, qui ne réprouve profondément les effets de cette situation sociale inédite dans notre nation.

Alors que nous sommes submergés par les difficultés et les affres de la misère quotidienne, il ne se passe pas de jour sans que la presse nationale et les média internationaux ne révèlent des scandales de toutes sortes qui ébranlent et avilissent davantage un pays déjà éprouvé.

On ne compte plus les actes de mauvaise gouvernance dans lesquels le FPI se complait tandis que l'immense majorité des Ivoiriens se sent couverte de honte et d'indignation.

Est-ce cela la démocratie dont se targuent le FPI, les tenants du pouvoir et leurs associés de circonstance ? Les assassinats, les tueries, les affrontements meurtriers, les escadrons de la mort, les menaces et intimidations contre les journalistes, les violations massives des droits de l'homme , l'importation de déchets toxiques, les détournements colossaux de deniers publics, la spoliation des paysans, le racket, le mensonge et les affabulations, le refus d'organiser des élections générales que l'on observe sous le régime de la refondation participent-ils de la démocratie ?

La destruction de l'école et l'abandon des services de santé publique qui hypothèquent l'avenir de notre jeunesse et de la nation entière, la promotion de l'enrichissement illicite et rapide dans un contexte de misère et de pauvreté généralisée sont-ils des facteurs de démocratie? Le système politique qu'on veut imposer aux Ivoiriens dans le silence ressemble-t-il à la démocratie ? Nous ne le pensons pas !

Mais si certains répondent par l'affirmative à ces préoccupations essentielles, alors, on ne s'étonnera pas de voir ce régime, parvenu au terme de son mandat depuis deux ans, vouloir se maintenir au pouvoir et demeurer dans l'illégitimité la plus totale, sans le moindre scrupule. Ce n'est donc pas surprenant qu'il aille jusqu'à souhaiter que son maintien à la tête de l'Etat soit cautionné par la communauté internationale, avec à la clé, l'exclusion du peuple souverain de Côte d'Ivoire.

En réalité, il s'agit d'une volonté manifeste de se soustraire au verdict implacable des urnes et de l'opinion nationale.

Depuis le Forum pour la réconciliation nationale tenu en novembre 2001, je ne cesse de répéter que la démocratie se nourrit, avant tout, de légitimité. Or que constatons-nous ?

Parvenu au pouvoir dans des conditions qui ont gravement entamé sa légitimité du fait de l'élimination du scrutin national des partis politiques qui comptent comme le PDCI-RDA, le FPI s'est évertué depuis ces sept dernières années à se maintenir à la tête de ce pays en confisquant l'appareil d'Etat, en détruisant l'armée républicaine, en s'appuyant sur des milices armées d'extraction tribale, en instrumentalisant l'intimidation, la violence et la terreur, en s'accaparant des ressources publiques à des fins partisanes.

Pour atteindre son objectif et se sachant minoritaire dans ce pays, le FPI répugne tout naturellement à recourir à la sanction du peuple à travers des élections justes, transparentes et ouvertes à tous. C'est donc en toute logique que, par des pratiques antidémocratiques, ce parti a choisi la voie des man?uvres dilatoires, pour reporter depuis bientôt trois ans des élections qui auraient dû avoir lieu en octobre 2005. Ainsi le FPI a constamment usé et abusé des artifices pour créer des obstacles au processus de paix. Les preuves en sont les reniements successifs de ses signatures et de ses engagements à travers des interprétations subjectives, partisanes et contradictoires des différents accords, et de la constitution. Je pense surtout à l'article 38 de la constitution.

D'ailleurs, l'accord politique de Ouagadougou qui a suscité tant d'espoir n'est-il pas en passe de succomber comme les précédents accords et résolutions de l'ONU aux man?uvres de confiscation du pouvoir ourdies par le FPI ?

L'honnêteté commande de reconnaître que pour sauver cet accord issu du dialogue direct que nous avions préconisé dès le déclenchement de la crise et auquel, par lassitude mais par vigilance, les Ivoiriens ont accordé une chance, il s'avère nécessaire, dans sa phase actuelle, d'associer étroitement les partis politiques significatifs pour accélérer le rythme de sa mise en ?uvre.

Dans une démocratie, on ne saurait exclure les partis politiques légaux de l'action politique dans un contexte où les institutions au sommet de l'Etat sont devenues caduques et illégitimes. La république n'est pas une seigneurie qui place au c?ur de la vie politique les seigneurs de la guerre et les bandes armées qui écument les territoires qu'ils occupent par la force des armes.

Le peuple de Côte d'Ivoire se laissera-t-il berner encore longtemps par les marchands de la misère et la mort ?

En poussant plus loin notre analyse et à la lumière des scandales en cascades, on se rend compte que le report des échéances électorales obéit à des objectifs bien précis.

D'abord, le FPI, en dépit des prescriptions constitutionnelles, des exigences et des principes démocratiques, s'acharne, sans vergogne, à vouloir doubler le temps légal de son mandat.
Ensuite, pour asseoir la dictature de son clan, le FPI entend maintenir à la tête de budgets colossaux des prédateurs au détriment du développement de la Côte d'Ivoire.

La caporalisation des medias d'Etat, confisqués et dévoyés, est indiscutablement l'indice de la violation la plus flagrante des droits et libertés démocratiques, singulièrement la liberté d'expression et d'opinion. La mainmise sur les medias d'Etat par le camp présidentiel et le Chef de l'Etat, dans le prolongement des activités de campagne et de propagande du FPI, crée un déséquilibre dans la répartition du temps d'antenne aux dépens des autres formations politiques. Ce faisant, le FPI instaure un totalitarisme sans nom pour abrutir les Ivoiriens par la désinformation, la pensée unique et les mensonges.

On a beau se proclamer père de la démocratie ou enfant des élections , sous l'inspiration stalinienne du petit père des peuples soviétiques , de telles pratiques n'honorent pas leur auteur car elles conduisent de façon pernicieuse à la dictature. Celle-ci s'est installée chez nous de façon évidente et de la manière la plus intolérable.
Les violations fréquentes des droits de l'homme et leur impunité sont devenues aujourd'hui dans notre pays des réalités si quotidiennes qu'elles passent pour des banalités reléguées au rang de faits divers.

Faire de la politique son métier est détestable si on ne se soumet pas à une éthique et à des normes démocratiques sans lesquelles la vie dans la cité bascule dans la barbarie, le désordre, l'anarchie et la désolation. Agir donc en dehors de ces normes, c'est aller à contre-courant des aspirations de ses concitoyens et avilir la politique. Les Ivoiriens le savent et cela ne peut plus durer !

Il n'est point nécessaire de démontrer la volonté du FPI de tricher pour se maintenir au pouvoir. C'est pourquoi nous avons souhaité le maintien des forces impartiales de l'ONU et le poste du Haut représentant des nations Unies pour les élections.

Les dernières décisions courageuses du Conseil de sécurité de l'ONU à travers la résolution 1782 relatives au maintien des sanctions individuelles, au refus de la levée de l'embargo sur les armes, au renouvellement du mandat des forces impartiales, à la dénonciation des lenteurs observées dans l'application de l'accord de Ouagadougou, notamment l'organisation des audiences foraines, l'identification, le recensement, le désarmement et l'exigence de leur accélération, nous fondent à demeurer sur notre position.

Le mandat constitutionnel de M. Gbagbo a expiré depuis le 30 octobre 2005. La prorogation de son mandat en tant que chef de l'Etat par la résolution 1633 a expiré le 30 octobre 2006. La qualité de chef de l'Etat que lui a conférée la Résolution 1721 pour une durée n'excédant pas 12 mois en vue d'organiser les élections a aussi expiré depuis le 1er novembre 2007. L'arrêt du Conseil Constitutionnel qui a prolongé le mandat du Président Gbagbo en application de l'article 38 de la Constitution est devenu sans objet, le pays étant ?'réunifié'' depuis le 30 juillet 2007 au terme de la cérémonie de la flamme de la paix et de la déclaration du Chef de l'Etat relative à la fin de la guerre.

C'est ainsi que la Résolution 1782 qui ne résilie pas la résolution 1721 qu'elle vise naturellement n'a pas cru utile de revenir sur cette question !
Je voudrais, ici, avec vous, saluer la Communauté Internationale pour ces sages et judicieuses décisions et lui renouveler notre demande de maintien du poste de Haut représentant de l'ONU pour les élections futures.

Militants et militantes du PDCI-RDA,

Huit mois se sont déjà écoulés depuis la signature de l'accord de Ouagadougou, prévu pour durer 10 mois. Il nous reste donc que deux mois pour réaliser les objections de cet accord ;

Prenant ses responsabilités, le 6 mars 2007, le PDCI-RDA, par ma voix, a exprimé son approbation de cet accord assortie de quelques propositions concrètes pour dissiper les points d'ombre. Malheureusement nous avons été en son temps l'objet de critiques acerbes et sans discernement.

Le temps ayant fait son ?uvre, aujourd'hui, que constatons-nous ?

Il est de notoriété qu'en dehors des symboles , les parties signataires n'ont posé aucune action allant véritablement dans le sens de la sortie rapide et résolue de la crise. Dire cela ne signifie qu'on est contre telle ou telle personne ou contre les accords de Ouagadougou. Les faits sont établis. Les faits sont têtus face à toutes les manipulations et volonté de désinformer.
Les retards et les lenteurs dans l'exécution du chronogramme montrent à souhait la volonté du FPI de s'installer en toute illégalité dans une transition à durée indéterminée avec un Premier Ministre constamment empêché d'aller de l'avant.

Peut-on raisonnablement parler de fétichisme des dates quand on s'est librement donné des taches à accomplir dans un temps dont on a, soi-même, fixé les limites, en toute responsabilité et en toute connaissance de cause ?

Peut-on raisonnablement demander aux Ivoiriens de se contenter de la petite paix quand on s'est engagé dans un Accord qui prévoit le retour du pays à une vie normale dès janvier 2008 ?

D'où vient donc cette fébrilité chaque fois que les Ivoiriens émettent leurs avis sur les lenteurs dans l'exécution du processus de sortie de crise?

Soucieux du bien-être et du progrès de nos populations, le PDCI-RDA ne se laissera ni infantiliser ni distraire. Tout ce qui concourt au blocage, au ralentissement et au refus des élections sera dénoncé vigoureusement par le PDCI-RDA.

Par quelque bout que l'on prenne le problème, il est aisé de constater qu'une cacophonie s'est volontairement instaurée dans l'exécution des engagements pris par le FPI et les Forces nouvelles relatifs à l'application de cet accord. Par ses effets paralysants,cette cacophonie repoussent constamment aux calendes grecques les préoccupations essentielles des Ivoiriens de sortir de la crise en allant aux élections.

Les retards et les lenteurs sont visibles et palpables à chaque étape du processus. Et plutôt que de s'atteler à surmonter les difficultés nées de l'exécution de cet accord, l'on tente de livrer injustement le PDCI-RDA à la vindicte populaire et de soumettre les membres du RHDP à des chantages quant à leur participation au gouvernement de réconciliation nationale.

L'idée de gouvernement de réconciliation nationale devrait, à notre avis, faire réfléchir, plus d'une fois, ceux qui veulent faire de la participation du RHDP au gouvernement l'objet d'un marchandage. D'ailleurs, peuvent-ils oublier que l'accord de Ouagadougou reprenant les dispositions de tous les accords de paix antérieurs entérine la participation de droit de tous les partis ivoiriens signataires de l'accord de Marcoussis au gouvernement de réconciliation nationale ?

Peut-on encore croire à des élections dans deux mois alors que les audiences foraines, point de départ du processus électoral, restent au stade du balbutiement ? A ce jour, sur 111 équipes, il n'y a que 30 qui sont effectivement sur le terrain.

Si l'on ajoute à cela les opérations en aval telles que la reconstitution des registres d'état civil détruits ou perdus, l'identification des populations, le recensement et l'inscription sur les listes électorales, on est loin des élections annoncées à grands renforts de propagande, pour le premier trimestre de 2008.

Qu'en est-il du désarmement des ex-combattants, du démantèlement des milices, de la création de la nouvelle armée ? Où en est-on avec la désignation de l'opérateur technique devant procéder à l'enrôlement et à la collecte des données biométriques, en vue de l'établissement des cartes nationales d'identité et des cartes d'électeurs ?

C'est pour dénoncer l'absence de visibilité et de lisibilité dans ce contexte de confusion totale que le Conseil de sécurité de l'ONU qui avait cautionné l'arrangement politique de Ouagadougou a adopté la résolution 1782. A travers celle-ci, l'Organisation internationale s'inquiète, à juste titre, des lenteurs, des blocages, de tous les retards constatés et demande avec insistance l'accélération du processus de sortie de crise. Nous ne sommes pas seuls au R.H.D.P à dire nos préoccupations. Je me répète !

Le constat est clair : l'accord de Ouagadougou aura t'il vécu car initialement prévu pour durer dix mois, sa mise en exécution est à peine entamée huit mois après. Dans deux mois cet accord sera caduc.
Que faire dans ces conditions ?

La résolution 1782 renvoie du reste à la résolution 1721 qui demeure en vigueur. Dans ce sens, le mandat du Chef de l'Etat a pris fin le 1er novembre 2007.

Aussi comprend-t-on que l'ONU n'ait pas jugé utile de revenir sur ce point précis.

Dès lors, le PDCI-RDA juge inopportune toute prorogation du mandat du Chef de l'Etat.
Tirant les leçons qui s'imposent, notre parti attire d'ores et déjà l'attention de tous les Ivoiriens et de la Communauté Internationale sur cette impasse et les conséquences de la non application de l'accord de Ouagadougou.

Le PDCI-RDA souhaite qu'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise ivoirienne soit adoptée en sa prochaine séance de janvier 2008. Celle-ci devra prendre de nouvelles mesures destinées principalement à accélérer la préparation de l'organisation des élections en menant de front l'ensemble des opérations qui doivent y concourir.

Militants du PDCI-RDA, fidèles disciples de Félix Houphouët-Boigny.

Comme vous le savez, aucun peuple ne peut retrouver sa liberté confisquée sans sa ferme détermination à prendre en main son propre destin.

Nous devons donc, pour le bonheur de notre pays, retrouver les normes démocratiques et militer en faveur de leur restauration.

Cela suppose, pour nous, une lutte sans merci contre les dérives antidémocratiques actuelles dont l'objectif manifeste est de maintenir le FPI et ses alliés au pouvoir sans l'onction du peuple souverain de Côte d'Ivoire.

C'est pourquoi, je vous exhorte à refuser avec détermination la dictature et l'autoritarisme qui s'installent sous nos yeux chaque jour un peu plus.

Nous devons également nous engager résolument, en vue d'une nouvelle société fondée sur la bonne gouvernance érigée en norme sociale, à combattre et à éradiquer la corruption et l'impunité, devenues le lot quotidien de la vie politique imposée par le régime FPI.

La corruption et l'impunité représentent aujourd'hui chez nous un véritable fléau. Cette gangrène sociale est constituée d'actes répréhensibles menés sans risques par leurs auteurs avec la bénédiction et la protection du pouvoir FPI.

Le remède contre ces maux, c'est le retour du PDCI-RDA aux affaires.
En effet, dès que vous nous aurez remis le pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle à venir, nous engagerons une vaste réforme visant à :
? Renforcer immédiatement les arsenaux juridiques existants. Dans cette perspective, il sera impérieux d'entreprendre des réformes institutionnelles en introduisant dans notre législation les moyens de recourir à une procédure d'empêchement en cas de manquement grave du chef de l'exécutif à ses obligations.

? Remédier à la faiblesse de nos structures sociales qui souvent montrent une trop grande permissivité à l'égard de la corruption, de l'impunité et de la violation des droits et libertés sous toutes leurs formes ;

? Eduquer et sensibiliser la société à respecter et à intérioriser les normes juridiques en vue d'accroître sa capacité à revendiquer, avec plus d'exigence et d'efficacité, la démocratie, la justice, l'équité et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Militants et militantes,
Ce qui se vit et s'éprouve au quotidien, c'est-à-dire l'évidence, n'a pas besoin de longs discours pour s'imposer à tous. La destruction de notre économie par le FPI a conduit à un chômage sans précédent, livrant nos populations à la pauvreté, à la famine, à la misère et à la mendicité.

Nous avions fait de Koumassi une cité industrielle et d'entreprise. Que sont devenues les usines et les entreprises naguère florissantes et pourvoyeuses de milliers d'emplois à Koumassi ?

La cherté de la vie aggravée par la flambée des prix des denrées de consommation courante accentue l'accroissement du banditisme tant dans nos villes que dans nos campagnes. Mais, croyez-moi, cette situation n'est pas une fatalité et nous nous engageons à y mettre fin, dès notre retour aux affaires. Avec l'expérience éprouvée de la gestion du pays par le PDCI-RDA, la prospérité sera à nouveau au rendez-vous, en Côte d'Ivoire.

Pour cela, je lance un appel à la vigilance et vous encourage à vous mobiliser pour faire échec à l'imposture de ceux qui ont choisi de prendre en otage nos libertés et droits démocratiques. C'est pourquoi les audiences foraines, l'identification des populations et le recensement électoral doivent être pour nous une arme de combat pour la restauration de la démocratie et de notre dignité républicaine. Cela n'est pas négociable. Il s'agit là non seulement d'un devoir militant mais également d'un impératif citoyen auxquels personne ne doit se soustraire. Car, si on veut la victoire du PDCI-RDA, alors on doit participer aux audiences foraines, se faire identifier et se faire recenser. On doit, en outre, refuser la dictature d'une minorité violente qui veut nous tenir en servitude par le populisme, la terreur et la démagogie.

Que viennent faire dans les audiences foraines les brigades politiques et tribales du FPI ?

Koumassi sait combien lui a coûté la tricherie du FPI aux dernières élections législatives : des députés qui viennent servir ici des discours indigestes, anachroniques résultés d'idéologies scabreuses et rudimentaires.

Et dire que l'une de ces brigades était ici hier pour tenter de détruire les installations de notre meeting !
Peine perdue bien entendu !

Militants et Militantes, sympathisants du PDCI-RDA,

Votre responsabilité est grande dans la restauration de la grandeur et du rayonnement de notre pays. L'héritage de Félix Houphouët-Boigny, la Côte d'Ivoire, doit renaître et prospérer dans son image de terre de paix, d'espérance et de fraternité promise à une humanité jalouse et respectueuse de sa dignité. A cette fin, vous devez rejeter toutes les tentatives de diversions, de divisions et de polémiques stériles orchestrées par ceux qui, ayant déserté la maison commune au service de leurs intérêts égoïstes, veulent y mettre le feu en cherchant à affaiblir notre famille politique.

Je reste persuadé qu'il s'agit là de vaines tentatives vouées d'avance à l'échec tant le bilan de la refondation est si désastreux que les discours des laudateurs ne peuvent endormir votre vigilance.

Nous devons donc exiger des élections immédiates pour mettre fin à ce malheureux intermède politique de misère, d'incompétence et d'irresponsabilité, en vue de reprendre le chemin du développement si nécessaire de notre beau pays, la Côte d' Ivoire.

Je compte sur vous, populations de Koumassi.. Je compte sur les Femmes. Je compte sur les Jeunes. Je compte sur chacune et chacun de vous, militantes, militants, sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA. Je compte, enfin, sur tous ceux qui, dans notre pays, ont plus que jamais soif de paix, de liberté, de démocratie, de justice et de sécurité pour le redressement de notre économie en vue du progrès pour tous et du bonheur partagé dans l'union et la concorde.

Vive Koumassi !
Vive le PDCI-RDA !
Vive la Côte d'Ivoire !

Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA

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