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Notre Voie
· 2 min de lecture

Filière palmier à huile: Le CNRA présente ses techniques

Le Centre national de recherche agronomique (CNRA) s'ouvre aux producteurs. Le jeudi dernier, lors d'une journée portes ouvertes qu'il a organisée à sa station de La Mé, sur la route d'Alépé, il a donné l'opportunité aux paysans intervenant dans le domaine du palmier à huile de découvrir les résultats de ses recherches et l'aide qu'il pourrait éventuellement leur apporter pour accroître leur production. Au terme des visites de parcelle d'expérimentation et des laboratoires et des différents exposés, on peut dire que le CNRA a atteint son objectif de faire découvrir par la filière le nouveau potentiel de production qu'il a mis en place, mais surtout de renouer le contact avec les partenaires pour assurer la compétitivité de la filière palmier à huile. En effet, au cours des échanges, les acteurs de la filière ont montré un véritable engouement et ont souhaité une réelle collaboration entre eux et le CNRA.
Le directeur général du CNRA, Dr. Yo Tiémoko, a dit à ses hôtes que cette visite est opportune surtout pour la filière qui a traversé 10 ans de difficultés dues aux cours mondiaux qui ont baissé. A cela s'ajoute la crise que connaît la Côte d'Ivoire. Selon lui, la Côte d'Ivoire produit 300.000 tonnes de palmier à huile par an depuis 10 ans. Pour lui, ce n'est pas assez et il faut travailler encore plus pour doubler cette production d'ici 2015, conformément aux objectifs du gouvernement. Dr. Yo Tiémoko pense que, maintenant, de nouvelles perspectives s'ouvrent et il a la certitude que l'huile rouge sera «l'or rouge». Les visiteur du centre se sont rendu compte que cette structure de recherche a les moyens de réussir ce pari. En effet, les préoccupations actuelles de la filière se résument en la baisse des rendements de régimes due au vieillissement du verger, à la non-utilisation de matériel végétal adapté, à la baisse de la fertilité des sols dans les zones de production, au non-suivi des itinéraires techniques et le changement climatique avec baisse de la pluviométrie. Autre préoccupation de la filière, la pression des insectes ravageurs et menaces de maladies dans les plantations, la pression foncière et la conjoncture économique. Le CNRA met à la disposition du planteur, un itinéraire technique de replantation du matériel végétal de replantation, du matériel végétal de plus en plus performant réunissant diverses qualités. En plus, il y a des techniques d'amendement organique des sols, une expertise dans la formation des encadreurs, etc., au CNRA.
En la matière, le CNRA a une expérience puisqu'il distribue des semences au plan national et international. Il exporte vers l'Amérique latine, l'Asie et l'Afrique. Sa station de La Mé a une capacité de production de 20 millions de graines sèches par an.



Koné Modeste konemo2002@yahoo.fr

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.