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AFP
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La sortie de crise sera lente (représentant du médiateur)

ABIDJAN - La sortie de crise en Côte d'Ivoire "n'est pas une course" et ne pourra se faire que "lentement", a prévenu Boureïma Badini, représentant spécial du médiateur de la crise Blaise Compaoré, dans une déclaration publiée jeudi par la présidence ivoirienne.

"La sortie de crise n'est pas une course de fond, une course de 100 m plat où l'on donne le top départ et ensuite on a quelqu'un à l'arrivée", a estimé le représentant du président burkinabè Blaise Compaoré à l'issue d'un entretien avec le président ivoirien Laurent Gbagbo mercredi à Abidjan.

"C'est lentement, avec les actes symboliques (...) que nous allons
continuer à poser, que nous allons convaincre l'opinion nationale (et)
internationale que nous sommes sur la bonne voie", a-t-il ajouté.

M. Badini a indiqué que lui-même et le président Gbagbo étaient "satisfaits du fait que le processus de crise avance normalement, lentement diront certains, mais il avance quand même", et pensaient pouvoir "trouver les moyens nécessaires" pour l'"accélérer".

Il a également appelé l'ONU à soutenir matériellement ce processus prévu par l'accord de paix inter-ivoirien signé en mars dernier à Ouagadougou.

"Nous attendons que les Nations Unies puissent donner les moyens
nécessaires pour que la Côte d'Ivoire mette en application cet accord", a-t-il souligné, en estimant que le président Gbagbo comme son Premier ministre Guillaume Soro faisaient preuve d'une "volonté politique affirmée" d'aller à la paix.

L'accord de Ouagadougou vise à réunifier un pays coupé en deux depuis septembre 2002 et une tentative de coup d'Etat de la rébellion des Forces Nouvelles (FN), qui se sont emparées du nord, contre M. Gbagbo.

Signé par M. Gbagbo et le secrétaire général des FN, Guillaume Soro, nommé ensuite Premier ministre, l'accord prévoit notamment d'organiser des élections, sans cesse repoussées depuis octobre 2005, au premier trimestre 2008.

Mais son calendrier d'application accumule depuis les retards en raison de multiples problèmes logistiques et blocages politiques, l'opposition accusant de son côté M. Gbagbo de bloquer le processus pour se maintenir au pouvoir.

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Article publié par AFP et référencé par 225.ci.