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FISA : qui tue par épée périt par épée

De Zunon Kipré à Kady Angelbert (bis), la famille du sport automobile a toujours été secouée par des crises. D'humiliation en humiliation, le sport auto ivoirien voit, depuis Dr Zunon, les anciens présidents de la Fédération ivoirienne du sport automobile (FISA) mis à l'écart des activités de la famille sportive. Dr Zunon Kipré (premier président de la FISA) part avec regrets et chagrins, remplacé par N'Guessan Koffi Bernard (2e pdt) qui, lui aussi, est démis à la suite d'une crise et Yacé Martial arrive. Ce dernier sera balayé par Kady Angelbert en 1990 qui sera, elle, à son tour, chassée par César Kouassi-Lenoir (le plus long règne après Zunon, avec à la clé un travail immense qui n'a pas été reconnu en son temps et regretté aujourd'hui par ses détracteurs d'hier) de 1992 à 2000. Et revoilà Kady Angelbert qui vient prendre sa revanche sur Kouassi-Lenoir. Elle transforme la FISA en FISAM de 2000 à 2007. Aujourd'hui, elle vient d'encaisser une autre humiliation menée par Aka Bosson Hubert (de l'ancienne équipe de César) qui conduisait un collectif des clubs automobiles. Le résultat de toutes ces crises est que chaque président qui part, part avec ses relations qui pourraient aider le sport auto. Avec l'arrivée de Aka Hubert, nombreux sont les amoureux du vrombissement des "bolides" qui pensent qu'il faut réunir tous les frustrés autour d'une table, style "forum de réconciliation", pour ramener tous à la maison pour le bonheur des sports mécaniques en Côte d'Ivoire. Car le résultat de ces crises, c'est la dégringolade de notre pays du championnat du monde au championnat d'Afrique jusqu'au championnat national, aujourd'hui. Désolant tout cela. Et Aka ubert doit relever le défi de la réconciliation.
Guy TRESSIA

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