Le peuple a choisi son Président
Ceux qui doutaient encore de sa grande popularité et de l'estime que lui portent ses compatriotes, de l'espoir que ceux-ci placent en lui, en ont eu pour leur compte hier, à Bouaké. Alassane Dramane Ouattara a, disons-le tout net, volé la vedette à tous les invités illustres ou anonymes à la cérémonie d'hier. Ce fut tout simplement phénoménal. De aéroport jusqu'au stade municipal, le président du RDR a créé l'émeute. A chaque fois que son nom est prononcé par un intervenant, c'était l'hystérie totale dans un stade plein à craquer. Le maître de cérémonie, Ahmed Touré, citait les noms des personnalités qui ont rehaussé de leur présence la présente manifestation. Quand il s'est agit d'Alassane Ouattara, ce fut un tonnerre d'applaudissement. Idem lorsque le Premier ministre Soro évoqua le nom du chef de file des Républicains. L'hystérie collective n'allait plus cesser de reprendre de plus belle à chaque fois tous les intervenants allaient prononcer le nom magique. Le chef de l'Etat, dans son allocution, a donné l'impression de vouloir ignorer le nom du président du RDR. Il s'est très vite ravisé. La foule l'y a contraint en scandant l'incontournable nom. Et c'est la mort dans l'âme qu'il s'est pratiquement vu altérer les tympans par des ADO, ADO, ADO . C'est qu'il avait dû prononcer le fameux patronyme. A la fin de la cérémonie, le cortège du président du RDR a été bloqué par des milliers de militants qui voulaient le voir et même le toucher. Ces milliers de militants du RDR acquis à sa cause, l'ont escorté jusqu'au RAN Hôtel, sur une distance d'au moins 1 km. Un confrère d'une chaîne internationale n'a pu s'empêcher de lâcher : ce Monsieur est un homme phénoménal. On n'y peut rien. Et d'ajouter, tout sourire : les choses sont presque évidentes . Traduction : le peuple a déjà choisi son futur Président de la République. Devant Y.J. Choi, Représentant du Secrétaire général de l'ONU, Blaise Compaoré, André Janier, Ambassadeur de France et plusieurs observateurs internationaux, le tout Bouaké et l'ensemble des localités du Nord dont des milliers d'habitants ont déferlé sur la capitale du Centre, ont clairement montré que Ouattara est en territoire conquis.
Ibrahima B. Kamagaté
Envoyé spécial
Ibrahima B. Kamagaté
Envoyé spécial