Affaire KKB - Gbagbo mis devant ses responsabilités
La réunion du Cadre Permanent de Concertation (Cpc) du 24 janvier dernier, dans la capitale burkinabé, dont les acteurs sont le facilitateur Blaise Compaoré, le chef de l'Etat Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié du Pdci-rda, Alassane Ouattara du Rdr et le premier ministre Guillaume Soro, a été l'occasion de poser certains problèmes latents. Le Cpc a enfin tenu sa deuxième réunion le jeudi dernier à Ouagadougou après celle de Yamoussoukro le 12 juin 2007. Ce cadre de rencontre entre les 4 grands de la politique ivoirienne (Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro) et le facilitateur de la crise ivoirienne Blaise Compaoré depuis le dialogue direct en février 2007, a permis aux participants de poser des problèmes qui peuvent constituer une bonne marche à l'évolution de l'application de l'accord de Ouagadougou. Le président Bédié dans l'interview qu'il a accordée à l'un des confrères ivoiriens a été très explicite sur la question. Selon lui, tous les procès qu'il a qualifiés de fantaisistes que sont les Procès contre le jeune Tiémoko Assalé à qui on veut priver la liberté de s'exprimer, contre le député Adjoumani ou contre KKB, ont été passés en revue. Mieux, aux dires de M. Bédié, le Procès KKB annoncé pour le 1er février prochain a été confié à Laurent Gbagbo pour q'une solution idoine soit trouvée afin que celui-ci n'ait pas lieu. Une façon de dire : Toi seul as la solution au problème que tu as engendré . Ce procès du leader de la JPdci, suite à sa sortie-réponse au Préfet N'Zi Paul David le 15 Décembre à Dimbokro, est considéré comme étant un procès politique du parti au pouvoir contre le Pdci afin de nuire au parti sexagénaire, candidat sérieux aux prochaines élections présidentielles annoncées pour fin juin 2008. Selon des sources bien introduites, les chefs Bété qui auraient porté plainte pour offense au chef de l'Etat, incitation au tribalismene seraient que de simples marionnettes dont se serait servi le Fpi pour arriver à sa fin. Dans tous les cas, Laurent Gbagbo ressortissant de Gagnoa d'où sont issus les chefs plaignants a été mandaté par les membres du Cpc pour régler le cas KKB avant le jour du procès prévu pour le 1er février prochain. Aux dires du président Bédié, Séplou devrait entreprendre des démarches de façon immédiate pour mettre fin à ce procès que d'aucuns qualifient de cabale contre le fougueux président de la JPdci. Gbagbo ayant donné sa parole d'honneur, fera-t-il fi cette fois-ci de son attitude de ??boulanger'' à lui reprochée par le général Guéi Robert pour mettre fin à cette tension qui règne dans les différents Etats Majors de la jeunesse du Pdci et dans le parti tout entier ? Un homme avertit en vaut deux dit l'adage. Laurent Gbagbo a intérêt à s'exécuter, s'il tient vraiment aux élections de juin prochain, avait averti hier un ivoirien qui dit être fatigué par ces petits crocs-en-jambe pour retarder les élections.
Laure Gozo
Laure Gozo