Financement des programmes de reconstruction - Beaucoup de promesses, peu de concrétisation
Malgré les efforts de l'Etat ivoirien en matière de mobilisation des ressources internes, les engagements des bailleurs de fonds dans les programmes de sortie de crise restent encore timides. "Payez nos dettes pour que nous vous finançions". On peut le dire, c'est la course d'étape que la Côte d'Ivoire est en train de réussir depuis quelques mois. Ce, non seulement envers la Banque mondiale, mais d'ici fin avril avec la Banque africaine de Développement, (BAD). Ce sont en tout, la somme de 138,68 milliards de F CFA que la Côte d'Ivoire restait devoir à ces deux institutions. Mais grâce aux efforts de mobilisation des ressources internes d'une part et les montages financiers mis en place avec le Fonds monétaire international, (FMI). D'autre part, le Conseil d'administration de cette institution avait approuvé en août 2007, un don de pré-appurement, d'un montant de 60 milliards dont la première tranche, c'est-à-dire 30 milliards de FCFA qui ont servi à éponger une partie de la dette de la Banque mondiale. La Côte d'Ivoire vient d'éponger plus de 112,08 milliards de FCFA. Reste donc celle de la Banque africaine de Développement, envers qui la partie ivoirienne s'est engagée à apurer les 26, 6 milliards de FCFA qu'elle doit. "Des efforts sont en train d'être faits avec le FMI pour que nous soyons à jour d'ici la fin du mois d'avril prochain au niveau de la Banque africaine de Développement. Avait récemment indiqué Charles Diby Koffi, ministre de l'Economie et des Finances". Passé donc ce goulot d'étranglement, qui au dire du ministre doit être accompagné de régularité au niveau du paiement des arriérés, la communauté des bailleurs de fonds ne devrait plus avoir de prétexte pour ne pas ouvrir le robinet pour financer le programme de reconstruction dont la promesse de financement extérieur, se chiffre à 193,945 milliards de FCFA et de 60 milliards de FCFA d'appuis budgétaires. Mieux, les besoins de financement sont les intentions qui couvraient les besoins avec un excédent de 67,9 milliards de FCFA, non compris les appuis budgétaires. Juste après la table ronde des bailleurs de fonds qui a eu lieu le 18 juillet 2007, année pendant la quelle, l'Etat de Côte d'Ivoire avait inscrit au budget, 52 milliards dont 49 milliards de FCFA pour le programme de sortie de crise et 3 milliards pour le programme d'urgence, accusant ainsi un gap à financer de 126 milliards de FCFA. En fin d'exercice, les dépenses effectuées au titre des programmes de sortie de crise, s'élevaient à 73,1 milliards de FCFA. Ce, en dépit des fortes tensions de trésorerie que connaît le Trésor public de Côte d'Ivoire. Bilan de la mobilisation des ressources
Malgré les bonnes promesses du reste fermes, les 4 et 5 mars dernier, le point fait lors de la revue des programmes pour la sortie de crise, indiquait que la moisson était encore maigre quant à la mobilisation des mobilisations des ressources extérieures. Tenez : à ce jour les fonds alloués au Programme des Nations unies depuis 2004 pour le DDR et non encore dépensés s'élèvent à 3, 659 milliards de FCFA dont 1,935 milliard de FCFA du Danemark et 575 millions de FCFA de la France. Pendant que les ressources mobilisées et négociées hors Paniers de Fonds mais répondant aux objectifs du programme de sortie de crise qui pourraient être reversés au panier sous réserve de l'accord des partenaires, viendront probablement de la Norvège et de la République de Corée. Respectivement de 182 millions de FCFA et de 173 millions de FCFA. "S'agissant des élections, le point fait par le PNUD, indique que les financements confirmés et attendus sont de la l'ordre de 7,239 milliards de FCFA. Venant principalement du Japon pour 3,372 milliards de FCFA contre 3,607 milliards de FCFA. Des engagements qui restent encore faibles et qui montrent bien que pour la sortie de crise, les ivoiriens doivent d'abord compter sur eux-mêmes. Pour avoir bien perçu ce message dans la loi de finance 2008, le ministre Diby Koffi Charles, fait de la mobilisation des ressources internes, la priorité des priorités. Le budget d'Etat pour l'année 2008 s'équilibre en recette et en dépenses à 2129 milliards de FCFA dont 1747,5 milliards de FCFA de ressources internes contre 386,6 de FCFA de ressources extérieures. La Banque africaine de développement vient de mettre la main à la poche en décaissant environ 15 milliards de FCFA destinées au financement du redéploiement de l'administration et des infrastructures socio-sanitaires dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO).
Bamba Mafoumgbè
Malgré les bonnes promesses du reste fermes, les 4 et 5 mars dernier, le point fait lors de la revue des programmes pour la sortie de crise, indiquait que la moisson était encore maigre quant à la mobilisation des mobilisations des ressources extérieures. Tenez : à ce jour les fonds alloués au Programme des Nations unies depuis 2004 pour le DDR et non encore dépensés s'élèvent à 3, 659 milliards de FCFA dont 1,935 milliard de FCFA du Danemark et 575 millions de FCFA de la France. Pendant que les ressources mobilisées et négociées hors Paniers de Fonds mais répondant aux objectifs du programme de sortie de crise qui pourraient être reversés au panier sous réserve de l'accord des partenaires, viendront probablement de la Norvège et de la République de Corée. Respectivement de 182 millions de FCFA et de 173 millions de FCFA. "S'agissant des élections, le point fait par le PNUD, indique que les financements confirmés et attendus sont de la l'ordre de 7,239 milliards de FCFA. Venant principalement du Japon pour 3,372 milliards de FCFA contre 3,607 milliards de FCFA. Des engagements qui restent encore faibles et qui montrent bien que pour la sortie de crise, les ivoiriens doivent d'abord compter sur eux-mêmes. Pour avoir bien perçu ce message dans la loi de finance 2008, le ministre Diby Koffi Charles, fait de la mobilisation des ressources internes, la priorité des priorités. Le budget d'Etat pour l'année 2008 s'équilibre en recette et en dépenses à 2129 milliards de FCFA dont 1747,5 milliards de FCFA de ressources internes contre 386,6 de FCFA de ressources extérieures. La Banque africaine de développement vient de mettre la main à la poche en décaissant environ 15 milliards de FCFA destinées au financement du redéploiement de l'administration et des infrastructures socio-sanitaires dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO).
Bamba Mafoumgbè