Une mobilisation exceptionnelle
Samedi 15 novembre 2008. Il est 8 h 30 min quand notre équipe de reportage arrive dans la sous-préfecture d'Attiégouakro, chef-lieu du canton Nanafouè, dans le département de Yamoussoukro, au c?ur du pays baoulé. La village grouille de monde. Des groupes de femmes toutes de blanc vêtues animent le village en attendant l'arrivée du chef de l'Etat. Nous n'avons pas dormi cette nuit. Nous avons dansé jusqu'au petit matin et nous allons danser jusqu'au retour du président Gbagbo, tellement nous sommes heureuses et honorées de voir notre président venir fêter avec nous, explique dame Affoué. Les minicars, communément appelés gbaka à Abidjan, continuent de déverser des populations venant des villages environnants, de Yamoussoukro et même des autres sous-préfectures, telles que Didiévi et Bocanda. Tous arborent un tricot à l'effigie du président Gbagbo sur lequel en face, on pouvait lire, encadrant la photo du chef de l'Etat : Laurent Gbagbo, homme de paix. Dans le dos, on pouvait lire également : Le Canton Nanafouè célèbre le président Gbagbo, homme de paix.
Ce décor impressionnant n'échappe pas à un confrère qui s'exclame : On dirait que tout le monde a reçu un tricot. Les organisateurs ont dû en imprimer beaucoup.
8 h 15 min, nous voici à la place publique, au lieu de la cérémonie. Et, déjà, il n'y a plus de places assises sous les 34 bâches dressées. Seule la bâche officielle est gardée par les FDS et le service du protocole d'Etat. Et pourtant les gens, au dire des organisateurs, ne commençaient qu'à venir. Effectivement, à 10 h, le lieu de la manifestation est littéralement envahi de monde. Il n'y a plus aucun espace.
De sorte que les Forces de défense et de sécurité ont du mal à mettre de l'ordre. Les rayons du soleil brûlant ne semblent ébranler personne. Au contraire, ils apparaissent comme un excitant.
15 troupes de danses ont été mobilisées pour égayer l'assistance et elles remplissent bien leur mission. Rivalisant d'ardeur et de talent, les meilleurs artistes que compte le pays baoulé, conduits par le célèbre Goli, tiennent tout le monde en haleine et atténuent ainsi la densité des rayons solaires.
Pour tout dire, le peuple baoulé s'est fortement mobilisé le samedi 15 novembre dernier, journée nationale de paix, pour célébrer le président de la République Laurent Gbagbo. Les Baoulé sont venus de partout. De Yamoussoukro et de tous les villages de la sous-préfecture d'Attingouakro. Mais aussi des autres sous-préfectures, Didiévi, Bocanda, etc. Les populations du canton Nanafouè ont même bénéficié du soutien de leurs frères abron de Bouna, conduits par leur roi. Rien n'a donc été négligé pour rendre la fête totale et pleine.
12 h 15 min, le président Gbagbo arrive sur la place publique après une escale au domicile du chef du village d'Attingouakro pour lui rendre les civilités. C'est le délire. Chacun voulant toucher l'homme providentiel qu'est le président Gbagbo, les gardes éprouvent d'énormes difficultés pour lui frayer un chemin. C'est donc dans une ambiance folle que le chef de l'Etat vêtu d'une chemise blanche, symbole de paix, fait un tour d'honneur, avant de s'installer à la tribune d'honneur. La mobilisation fut donc exceptionnelle.
B.S.
Ce décor impressionnant n'échappe pas à un confrère qui s'exclame : On dirait que tout le monde a reçu un tricot. Les organisateurs ont dû en imprimer beaucoup.
8 h 15 min, nous voici à la place publique, au lieu de la cérémonie. Et, déjà, il n'y a plus de places assises sous les 34 bâches dressées. Seule la bâche officielle est gardée par les FDS et le service du protocole d'Etat. Et pourtant les gens, au dire des organisateurs, ne commençaient qu'à venir. Effectivement, à 10 h, le lieu de la manifestation est littéralement envahi de monde. Il n'y a plus aucun espace.
De sorte que les Forces de défense et de sécurité ont du mal à mettre de l'ordre. Les rayons du soleil brûlant ne semblent ébranler personne. Au contraire, ils apparaissent comme un excitant.
15 troupes de danses ont été mobilisées pour égayer l'assistance et elles remplissent bien leur mission. Rivalisant d'ardeur et de talent, les meilleurs artistes que compte le pays baoulé, conduits par le célèbre Goli, tiennent tout le monde en haleine et atténuent ainsi la densité des rayons solaires.
Pour tout dire, le peuple baoulé s'est fortement mobilisé le samedi 15 novembre dernier, journée nationale de paix, pour célébrer le président de la République Laurent Gbagbo. Les Baoulé sont venus de partout. De Yamoussoukro et de tous les villages de la sous-préfecture d'Attingouakro. Mais aussi des autres sous-préfectures, Didiévi, Bocanda, etc. Les populations du canton Nanafouè ont même bénéficié du soutien de leurs frères abron de Bouna, conduits par leur roi. Rien n'a donc été négligé pour rendre la fête totale et pleine.
12 h 15 min, le président Gbagbo arrive sur la place publique après une escale au domicile du chef du village d'Attingouakro pour lui rendre les civilités. C'est le délire. Chacun voulant toucher l'homme providentiel qu'est le président Gbagbo, les gardes éprouvent d'énormes difficultés pour lui frayer un chemin. C'est donc dans une ambiance folle que le chef de l'Etat vêtu d'une chemise blanche, symbole de paix, fait un tour d'honneur, avant de s'installer à la tribune d'honneur. La mobilisation fut donc exceptionnelle.
B.S.