Mafia francaise
Beaucoup ont pensé qu'avec le retrait du dernier pape de la Françafrique des affaires étatiques, le gaulliste Jacques Chirac, les choses allaient considérablement changé dans les relations entre la France et les pays africains. Surtout qu'avant les élections présidentielles françaises, celui qui était pressenti pour être l'héritier avait choisi d'adopter un profil bas. En se présentant comme le candidat de la rupture. A dire vrai, toutes ces professions de foi n'étaient que pures affabulations. Du beurre dans les yeux des Africains, éternels incrédules qui ont tout de suite pensé que l'heure de l'indépendance vraie avait enfin sonné. Oubliant que l'indépendance ne s'octroie jamais. Mais qu'elle s'arrache. Toujours. Une règle de la nature admise par l'humanité. Avec beaucoup de regrets, nous en sommes à constater que Sarkozy n'est pas différent de Chirac. Même s'il fait des efforts pour mettre la manière dans ses coups bas. L'attentat de Bouaké est là pour nous rappeler que le France ne changera pas pour les beaux yeux des Africains. Pour éviter que l'on établisse sa culpabilité dans un acte qu'elle a pourtant commandité pour remettre en selle ses poulains locaux en perte de vitesse, voila la France en train de faire du chantage. Du chantage sur une rébellion qu'elle a elle-même élevé et sanctifié. En la baptisant du nom de Forces nouvelles. De la colonisation à nos jours, c'est bien ainsi que cette puissance mondiale a toujours opéré pour avoir la mainmise sur les richesses africaines. Elle n'hésite pas à planifier des génocides, juste pour préserver ses intérêts. Le Rwanda en sait quelque chose. Et la Cote d'Ivoire de Laurent Gbagbo a failli passer par là. Il s'en est failli de peu. Très peu.