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Le Temps
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La guerre est au passé

Le Président Laurent Gbagbo n'a pas eu tort, lorsqu'il a dit que la guerre est finie. Morou Ouattara, commandant de Bouna qui dès le début de la crise, tenait des propos durs envers le numéro un ivoirien, a mis de l'eau dans son vin. " Nous n'allons plus insulter le Président Laurent Gbagbo. Il est le Président de tous les Ivoiriens ", fait-il remarquer. Il se dit même presser d'accueillir le chef de l'Etat. Ce n'est pas un rêve. Mais une réalité. Morou Ouattara met en garde tous ceux qui voudront mettre en mal le processus de sortie de crise. En plus, pendant la cérémonie de présentation du Centre de Commandement intégré et le démantèlement de la Zone de Confiance, les faits et les gestes des uns et des autres ont prouvé la fin de la guerre. Deux détachements militaires de la rébellion sont arrivés de Bouaké pour rendre les honneurs militaires à Yamoussoukro au Président de la République. Ce qui était impossible, il y a cinq ans. Lorsque les tracteurs ont détruit les check point de Tiébissou, les militaires des deux camps se jetaient les uns dans les bras des autres. Accolades par-ici, scènes de joie par-là. Des éléments des FDS et ceux de la rébellion se trouvaient dans un même autobus. Comme des soldats qui ne se sont jamais tirés dessus. Ce qui a fait dire à un officier des Forces onusiennes que " Les Ivoiriens ne vont pas cesser de nous surprendre ". Les populations ivoiriennes, tout en restant vigilantes, doivent accompagner le processus de sortie de crise jusqu'à son terme.
Y.Gbané

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.