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Sans pitie

Ils sont partis d'eux-mêmes de la maison commune, les forces armées nationales de Côte d'Ivoire, la police et la gendarmerie. Sous des prétextes, ils ont pris les armes contre la mère patrie. Ils continuent d'assiéger une partie importante de l'Etat qui a dû rassembler ses dernières énergies pour ne pas tomber. Succomber face à toutes les adversités de l'intérieur comme de l'extérieur auxquelles ses institutions ont fait face. Près de 6 ans après, ils continuent de garder par devers eux les ressources douanières et autres prélevées dans les zones CNO et devant renflouer les caisses de la république à la peine. Que leur secrétaire général soit aujourd'hui le patron du gouvernement, donc le maître d'?uvre de l'accord de Ouaga, cela ne les émeut pas du tout. C'est sans pitié, comme on dit dans la pègre. Pas de cadeau. L'Etat veut son unicité ? Il doit payer pour ça. Et très cher. Peu importe l'origine, il doit trouver l'argent car le retour des ''enfants prodiges'' dans la république ne peut se faire gratuitement. A croire que la Côte d'Ivoire réunifiée depuis la flamme de la paix par Gbagbo et Soro se limite à la zone gouvernementale. Qui doit tout payer. Malgré l'amenuisement de ses moyens. Voilà que pour le retour des anciens éléments des FANCI qui ont rejoint la rébellion, Abidjan doit décaisser plus de 15 milliards de francs. Quel malheur ! Alors que le processus de paix ne se limite pas à ces seuls points. Pis, les déserteurs ne viennent pas seuls. 5000 éléments FAFN arrivent avec eux. Pour lesquels ils faudra payer jusqu'à la brosse à dents. Parce que c'est comme ça. Et quand la nouvelle armée pléthorique sera sur pied, il faudra encore travailler pour l'entretenir. Payer les soldes, sinon c'est la rébellion. La révolte des ''bébés gâtés'' qui ne font aucun sacrifice et à qui il faut tout consentir. De peur qu'ils se fâchent. Jusqu'à quand va-t-on continuer de fonctionner ainsi ? Et quel Etat veut-on créer à la fin du processus ? Celui où le responsable ne pourra pas élever la voix sur ses administrés au risque de se voir tabasser et balayer ? Il est temps de se ressaisir pour que la rébellion ne fasse pas école. Les foyers qui n'arrivent plus pour la plupart à s'assurer plus d'un repas par jour ont besoin que l'Etat reprenne sa place. Et retrouve ses pouvoirs. Pour que la répartition des ressources nationales profite à tous. Et non pas seulement à ceux qui bandent les muscles et prennent les armes.

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