Notre partition
La presse a été, plusieurs fois indexée comme l'un des acteurs ayant contribué à la survenue de la guerre du 19 septembre 2002. A chaque tribune où il a été question de recenser les origines de la crise en Côte d'Ivoire, la presse n'a pas été épargnée. Et à chaque occasion aussi nous hommes de média avons perçu cette accusation non fondée même si nous reconnaissons qu'à certains moments des organes de presse ont fait des publications regrettables. Aujourd'hui, l'heure n'est plus à reconnaître ou à rejeter cette accusation. Ce qui est sûr c'est que nous constituons une force qui influence positivement ou négativement l'opinion et le cours des évènements. L'appel qu'a lancé hier le Premier vise à une influence positive de la presse sur le processus de sortie de crise. Le Syndicat national de la presse privée de Côte d'Ivoire avait déjà perçu l'enjeu. C'est pourquoi, le 19 mai 2007, il avait organisé à Grand-Bassam, une Assemblée générale dont le thème était à propos :''Quel rôle de la presse privée dans le processus de reconstruction et de réconciliation issu de l'accord de Ouagadougou . La résolution avait été prise d'accompagner le processus. Mais une fois retournée dans nos rédactions, nous avons renié dans certains cas notre engagement. Un engagement très souvent éprouvé par les lignes éditoriales souvent inspirés de partis politiques. Aujourd'hui Dieu merci tous les acteurs politiques expriment leur soutien à l'accord de Ouagadougou. Il leur appartient de poser des actes conformes à leur propos. Dans tous les cas la presse est invitée à jouer leur partition. C'est avant tout un appel à notre conscience de national ivoirien et à notre intelligence.
Dan Opeli
Dan Opeli