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Notre Voie
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Un danger plane

La colère, justifiée ou non, des ex-rebelles qui réclament leur argent a de quoi inquiéter ceux qui oeuvrent pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire. En effet, deux manifestations aussi violentes en l'espace de 48 heures avec, à la clef, la mise à sac du siège du MPCI, cela a de quoi inquiéter. D'autant que trop de coïncidences émaillent ces instants. D'abord, les faits arrivent au moment où le président Bédié, patron du PDCI, s'apprête à se rendre à Bouaké pour une tournée d'une semaine. Il doit y être suivi par Mme Simone Ehivet Gbagbo, deuxième vice-présidente du FPI chargée de la vie du parti. Celle-ci y séjournera durant deux semaines pour parcourir toute la région.
Les ex-rebelles veulent-ils montrer, aux yeux du monde, notamment des deux personnalités attendues à Bouaké, que Guillaume Soro n'a aucune autorité sur eux ? Veulent-ils montrer que le Premier ministre n'est pas l'homme de la situation ?
La deuxième mauvaise coïncidence est le cambriolage de la garde républicaine de Yamoussoukro. Fraternité Matin, qui donne l'information dans son édition d'hier, ne donne pas le nombre précis des objets volés. Plus de quatre kalachnikovs et des grenades. Plus de quatre, cela peut être 50.
Et si tous ces faits qui se déroulent à Yamoussoukro et à Bouaké étaient liés ?

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.