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Notre Voie
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Audiences criminelles du tribunal militaire - Les populations appelées à photographier les policiers et les gendarmes racketteurs

Le racket éhonté des populations auquel s'adonnent perpétuellement les forces de défense et de sécurité (FDS) et constituant un frein à l'économie ivoirienne connaîtra-t-il un jour une fin ? Le moins qu'on puisse dire, c'est que les propositions de solution ne manquent pas en ce moment, comme le préconisait, il y a pas si longtemps, le président du Conseil économique et social. Cherchons un remède au racket?, s'alarmait récemment Laurent Dona Fologo, lors d'une session de son institution. Justement, dans le cadre de la recherche de ce remède, Ange Kessi Kouamé, le commissaire militaire du gouvernement de Côte d'Ivoire, a mis mercredi à profit l'ouverture des audiences criminelles du tribunal pour annoncer des mesures inédites. Comme la mise en branle à partir de demain samedi 26 avril 2008 d'une patrouille anti-racket dans le pays. Ce n'est pas tout. L'Etat de Côte d'Ivoire, par la voix de Ange Kessi Kouamé, étend cette nouvelle stratégie de lutte contre le racket des forces de l'ordre. Toute personne victime ou témoin d'un cas de racket ou autre abus peut filmer ou photographier l'agent des FDS incriminé et faire parvenir les enregistrements à l'adresse suivante : tribunalmilitaireci@yahoo.fr?, s'est voulu précis le procureur militaire qui a tiré à boulets rouges sur les éléments des FDS en général et particulièrement sur les policiers et les gendarmes.
Les audiences criminelles demarrées mercredi au Plateau visent à juger les crimes et délits ayant gravement perturbé l'ordre public (bavures, délits ayant causé de graves et dangereuses atteintes à la tranquilité, à la sécurité et à l'économie : brimades, violences, tracasseries, rackets (extorsion d'argent) et autres violations graves des droits humains.

Félix Téha dessrait dessrait@yahoo.fr

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.