Identification : Sagem-INS : Comment le conflit de compétence sera réglé
A peine la désignation de la société Sagem a-t-elle été entérinée par les signataires de l'accord de Ouagadougou le 30 novembre dernier à Korhogo qu'un autre vent de polémique a commencé à souffler sur le processus d'identification. Qui de la Sagem ou de l'INS a la responsabilité de l'identification ? Quelles sont les attributions respectives de ces deux structures techniques ? La guerre entre la Sagem et l'INS aura-t-elle lieu ?
Si les négociations entre les membres du comité d'évaluation et d'accompagnement de l'accord de Ouaga n'ont pu récemment déboucher sur un compromis au point où il a fallu susciter une rencontre au sommet entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro en présence du facilitateur pour désamorcer la bombe, le mardi 27 novembre, c'est tout simplement parce qu'une bataille féroce s'était engagée entre le camp présidentiel et celui des Forces nouvelles pour le contrôle de l'identification. Mais plus spécifiquement parce qu'au mépris des termes du cahier des charges, Tagro Désiré voulait replacer l'INS au c?ur du processus d'identification, responsabiliser la structure de Meleu Mathieu dans la collecte des données et le recensement électoral.
Aussi, avait-on pensé, à raison, qu'avec le deuxième accord complémentaire qui décide en des termes non équivoque Sagem comme étant l'opérateur technique désigné pour l'identification, que les choses étaient désormais très claires et que la confusion n'était plus désormais possible sur le nom et les missions de l'opérateur technique. Mais Gbagbo a relancé de fort belle manière la polémique lors de son meeting de clôture à Korhogo vendredi dernier. Le chef de l'Etat a en effet fait savoir qu'il y avait en réalité deux opérateurs techniques, l'INS et Sagem. Pour sa part, Guillaume Soro, le chef du gouvernement avait annoncé au cours du même meeting son intention d'organiser très rapidement une séance de travail élargie à tous les acteurs du processus d'identification. Au cours de cette grande réunion, les choses devraient être définitivement clarifiées. On saura qui fera exactement quoi dans ce processus. D'autant plus que, comme les audiences foraines, l'opération d'identification sera exécutée à partir d'un document qui précise son déroulement. Il y aura un mode opératoire technique. Selon nos sources, le cahier des charges autour duquel s'est déroulé l'appel d'offres international raflé par la Sagem fait de cette société la principale responsable de l'opération d'identification. C'est elle qui collecte les données devant servir à l'élaboration du nouveau fichier électoral. L'INS avait été retenu à Pretoria en tant que partenaire du processus d'identification parce que c'est la structure nationale qui dispose de certaines bases de données en matière électorale. Il revient donc à Sagem en tant que responsable de l'opération, de préciser les termes de sa collaboration avec l'INS. Sur le nouveau chronogramme, nos sources font observer qu'en ce qui concerne l'identification, les choses pourraient aller un peu vite. Si l'on considère que sur les 8 millions d'électeurs potentiels, environ 5 millions figurant sur le fichier de 2000 n'auront pas à faire la preuve de leur nationalité. Seulement les 3 millions qui sont considérés comme de nouveaux électeurs auront à faire la preuve de leur citoyenneté ivoirienne.
Akwaba Saint Clair
Si les négociations entre les membres du comité d'évaluation et d'accompagnement de l'accord de Ouaga n'ont pu récemment déboucher sur un compromis au point où il a fallu susciter une rencontre au sommet entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro en présence du facilitateur pour désamorcer la bombe, le mardi 27 novembre, c'est tout simplement parce qu'une bataille féroce s'était engagée entre le camp présidentiel et celui des Forces nouvelles pour le contrôle de l'identification. Mais plus spécifiquement parce qu'au mépris des termes du cahier des charges, Tagro Désiré voulait replacer l'INS au c?ur du processus d'identification, responsabiliser la structure de Meleu Mathieu dans la collecte des données et le recensement électoral.
Aussi, avait-on pensé, à raison, qu'avec le deuxième accord complémentaire qui décide en des termes non équivoque Sagem comme étant l'opérateur technique désigné pour l'identification, que les choses étaient désormais très claires et que la confusion n'était plus désormais possible sur le nom et les missions de l'opérateur technique. Mais Gbagbo a relancé de fort belle manière la polémique lors de son meeting de clôture à Korhogo vendredi dernier. Le chef de l'Etat a en effet fait savoir qu'il y avait en réalité deux opérateurs techniques, l'INS et Sagem. Pour sa part, Guillaume Soro, le chef du gouvernement avait annoncé au cours du même meeting son intention d'organiser très rapidement une séance de travail élargie à tous les acteurs du processus d'identification. Au cours de cette grande réunion, les choses devraient être définitivement clarifiées. On saura qui fera exactement quoi dans ce processus. D'autant plus que, comme les audiences foraines, l'opération d'identification sera exécutée à partir d'un document qui précise son déroulement. Il y aura un mode opératoire technique. Selon nos sources, le cahier des charges autour duquel s'est déroulé l'appel d'offres international raflé par la Sagem fait de cette société la principale responsable de l'opération d'identification. C'est elle qui collecte les données devant servir à l'élaboration du nouveau fichier électoral. L'INS avait été retenu à Pretoria en tant que partenaire du processus d'identification parce que c'est la structure nationale qui dispose de certaines bases de données en matière électorale. Il revient donc à Sagem en tant que responsable de l'opération, de préciser les termes de sa collaboration avec l'INS. Sur le nouveau chronogramme, nos sources font observer qu'en ce qui concerne l'identification, les choses pourraient aller un peu vite. Si l'on considère que sur les 8 millions d'électeurs potentiels, environ 5 millions figurant sur le fichier de 2000 n'auront pas à faire la preuve de leur nationalité. Seulement les 3 millions qui sont considérés comme de nouveaux électeurs auront à faire la preuve de leur citoyenneté ivoirienne.
Akwaba Saint Clair