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Pas de triomphalisme à gauche

L'opposition de gauche en France, sortie gagnante du 1er tour des municipales, estime avoir adressé un avertissement? au président Nicolas Sarkozy et appelle à une sanction? au second tour, tout en évitant le triomphalisme face à une droite qui a mieux résisté que prévu. Les deux camps ont sonné la mobilisation générale pour le second tour, qui se jouera dimanche prochain autour de batailles emblématiques dans quelques grandes métropoles. La droite espère conserver Marseille (sud-est), la deuxième ville du pays, mais se trouve en position délicate à Toulouse (sud-ouest) et surtout Strasbourg (est). Les socialistes ont remporté au premier tour plusieurs succès significatifs, comme à Rouen (ouest). Le sortant Gérard Collomb a été facilement réélu à Lyon (centre-est) et le maire PS de Paris Bertrand Delanoë était assuré d'une confortable victoire dimanche face à son adversaire de l'UMP (droite, au pouvoir). Ce scrutin avait valeur de test national dix mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, en chute libre dans les sondages depuis la fin de l'année 2007. Selon une totalisation encore partielle du ministère de l'Intérieur, les listes de gauche ont réuni dimanche 47% des voix contre près de 45% à la droite. La plupart des 23 membres du gouvernement qui se présentaient ont été élus dès le premier tour. Il s'agit d'un vote-semonce plutôt qu'un vote-sanction de la politique gouvernementale?, analysait le politologue Philippe Braud. La presse était unanime lundi pour reconnaître une forte poussée de la gauche, mais pas le raz-de-marée? pronostiqué par certains sondages. Le chef du PS François Hollande a estimé que la gauche pouvait être fière? de ses résultats et a souhaité une sanction? de la politique de Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a, lui, qualifié le résultat du premier tour de petite défaite?, loin à ses yeux de la Bérézina? parfois annoncée. M. Sarkozy n'avait pas réagi lundi à ce scrutin. Avant le vote, un Français sur deux estimait que si l'UMP perdait plusieurs grandes villes?, il s'agirait d'une défaite personnelle? pour le chef de l'Etat, qui obtient moins de 40% d'opinions favorables dans les derniers sondages.



AFP

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