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Le Patriote
· 5 min de lecture

28 jours après la nomination du Premier ministre - Quel cabinet pour Guillaume Soro ?

Quelles seront la nomenclature et la composition du cabinet du Premier ministre Guillaume Soro annoncé pour la semaine prochaine ? Les tractations serrées sont en cours à cet effet.

Sauf changement de dernière minute, c'est ce lundi ou vraisemblablement les jours qui suivront que le Premier ministre Guillaume Soro rendra officiellement publique la composition de son cabinet. Du moins, si l'on en croit nos sources. Les tractations sont en cours depuis la signature de l'acte de désignation du Secrétaire général des Forces nouvelles au poste qu'il occupe aujourd'hui. C'était le lundi 26 mars dernier à la résidence officielle de Kadhafi au quartier chic de Ouaga 2000 par les deux chefs de délégations au dialogue direct en présence du représentant du facilitateur, le ministre Djibril Bassolé. A cette date, l'option initiale qui avait été retenue était que le futur Premier ministre qu'était Guillaume Soro se dote d'un cabinet fort, très fort composé de baroudeurs certes, mais surtout de personnalités ayant une connaissance parfaite des acteurs sociaux et politiques ivoiriens et surtout une parfaite maîtrise des dossiers, des accords et résolutions onusiennes sur la crise ivoirienne. L'option avait été tellement appréciée par le concerné lui-même qu'il avait, selon nos sources, donné instruction à ces collaborateurs alors présents à Ouaga avec lui de chercher, par tous les moyens, les modèles de cabinets des Premiers ministres des grands pays qui comptent dans le monde, à l'image de l'Anglais Tony Blair, du Français Dominique de Villepin et de bien d'autres chefs de gouvernements qu'il n'est pas nécessaire de révéler ici. Aussitôt dit, aussitôt fait. Un fois, ces documents de travail obtenus après des recherches sur Internet et par bien d'autres moyens, celui qui n'était qu'un futur premier ministre à l'époque et ses shadow cabinet présent à Ouaga ont planché toute une nuit durant là-dessus afin de sortir un modèle idéal de cabinet à même de relever tous les défis qui ne manqueraient pas de se poser au cours de cette nouvelle transition qu'ouvrait l'accord de Ouaga. Quel modèle de cabinet a-t-il été retenu pour les besoins de la cause ? Nous n'étions pas dans le secret des Dieux à l'époque des faits pour le savoir. En revanche, il est clair que Guillaume Soro n'était pas du tout favorable à un cabinet pléthorique comme celui de ses deux prédécesseurs. Pour mémoire, rappelons que le premier ministre Seydou Elimane Diarra avait un cabinet composé d'un pool de 65 Conseillers en trois ans de présence à la Primature tandis que Charles Konan Banny en avait, affirment nos sources, 103. Avouez que c'en était trop pour un pays en crise depuis septembre 2002. Et c'est de cela que le premier ministre Guillaume Soro ne voulait pas du tout. Nos sources soutiennent que l'ancien leader estudiantin des années 90 voulait se contenter d'un cabinet restreint d'au plus une cinquantaine de membres ou un peu moins. C'est fort de ce souci de la mesure et de l'austérité qu'il avait confié en privé à des amis à Ouaga que s'il doit accomplir sa mission avec une dizaine ou tout au plus une vingtaine de ministres, il ne s'embarrasserait pas de fioritures. Entre temps, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. La côte d'ivoire se retrouve aujourd'hui avec une équipe gouvernementale de 33 membres contre 32 dans le gouvernement précédent. Pour la formation de son cabinet annoncé en début de semaine prochaine, Guillaume Soro respectera-il ses préférences premières exprimées à Ouagadougou ? Ou évoluera-t-il vers un cabinet pléthorique à l'image de celui de ses deux prédécesseurs mentionnés plus haut ? La question reste posée. Mais l'analyse de l'existant permet aujourd'hui de constater que la plupart des collaborateurs et certains conseillers ayant servi sous l'autorité du Premier ministre Charles Konan Banny sont toujours en poste à la Primature. La Conseillère principale de Banny, Mme Jacqueline Lohouès Oble est là. François Koumoin, le Secrétaire général de la Primature conserve, pour l'instant, toutes ses prérogatives que lui confère la fonction même des informations de plus en plus concordantes font état de la suppression éventuelle de ce poste qui fait doublon avec celui du directeur de cabinet. Un poste stratégique assuré, pour l'heure, si l'on en croit certaines sources bien introduites à la Maison blanche du Plateau, par l'ancienne ministre des transports et de l'énergie sous Henri Konan Bédié, Mme Safiatou Bâ N'daw qui jusque- là a piloté la cellule chargé de la gestion de la crise des déchets toxiques dans le cabinet Banny. On la voit aux côtés du Premier ministre quand il reçoit tel ou tel ambassadeur. On l'a vue également marquer à la culotte le chef du gouvernement le jour de la formation de l'actuelle équipe qu'il dirige. Bref ! Une présence qui commence à être un peu trop voyante et qui n'est pas faite pour plaire à tous les membres de l'entourage actuel du Premier ministre qui ont commencé à grincer des dents. C'est dans cette veine que des sources, non moins crédibles, font état de ce que le Premier ministre s'apprêterait à faire appel à son ancien Directeur de cabinet lorsqu'il avait en charge le ministère d'Etat de la Reconstruction et de la Réinsertion, le nommé Bakary Dao. D'autres personnalités de renom ayant une parfaite maîtrise des dossiers sont annoncés dans ce futur cabinet pour aider le chef du gouvernement à réussir sa mission qu'il a lui-même définie en trois grands axes dans son dernier discours à la Nation. Ainsi, parle-t-on de conseillers thématiques qui dirigeront des cellules techniques de travail qui travailleront à côté de conseillers fonctionnels qui seront chargés de suivre les actions des ministères. Tous seront, annoncent nos sources, astreints à une véritable obligation de travail, prépareront en amont les actes et les dossiers sensibles que le premier ministre devra défendre aussi bien en côte d'ivoire qu'à l'extérieur. Bref ! Ce ne sera pas de la sinécure. Le volume du travail à abattre est colossal, apprend-on de source crédible. Déjà, le Premier ministre bénéficie dans sa tâche de l'apport, non négligeable, de certains de ces collaborateurs de tous les temps qui ont déposé, depuis sa nomination, leurs valises à la Primature. Mais, le Premier ministre qui maîtrise bien ses classiques révolutionnaires en matière de gestion des Ressources humaines, avancent nos interlocuteurs, reste personnellement convaincu que ceux qui ont pris la Bastille ne sont pas forcement ceux- là mêmes qui ont géré par la suite la France. Et qu'ils ont eu besoin pour la suite de leur combat de compétences nouvelles . Il entend lui aussi s'en inspirer pour former son cabinet. C'est ainsi qu'il ressort que les partis politiques signataires des differents accords auront eux aussi leur quota même réduit parmi les Conseillers qui seront nommés. Après le gouvernement, les Ivoiriens attendent avec impatience le cabinet de Guillaume Soro pour juger de sa capacité réelle à gérer l'Etat. Ce n'est plus qu'une question d'heure. Attendons donc
Khristian Kara

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Article publié par Le Patriote et référencé par 225.ci.