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Le Front
· 3 min de lecture

Grève à l'Infas - Face à la fermeté de la direction - Les manifestants durcissent le ton

Suite à la grève des étudiants de la 2ème année de l'Infas, le directeur de l'Institut et certains de ses collaborateurs ont eu hier une réunion avec les grévistes. Alors que ceux-ci s'attendaient à ce que leurs éducateurs mettent un peu d'eau dans leur vin, ils ont vite compris que ces derniers campaient sur leur position. Face à cette situation, les étudiants grévistes ont décidé de durcir le ton.


Les étudiants de 2ème année du cycle supérieur de l'institut national de formation des agents de santé (Infas) ont décidé d'engager un bras de fer avec la direction de leur école. Et ce, après la rencontre qu'ils sont eue hier, avec le directeur, le professeur Kader Kéita et certains de ses proches collaborateurs. En effet, dans le cadre de la résolution de la grève qui paralyse le cycle supérieur de l'Infas, depuis la semaine dernière, les étudiants et les responsables de l'institut ont décidé de discuter en vue de trouver un terrain d'entente. Au cours d'une énième rencontre qui s'est déroulée hier au grand amphithéâtre en présence d'une bonne partie des étudiants grévistes, le professeur Kader Kéita a réaffirmé que le programme de formation qui leur avait été proposé, et qui s'achève vers la fin du mois d'août est maintenu. En clair, pour le directeur de cet institut, le programme établi ira à son terme. C'est avec une menace à peine voilée qu'il a annoncé la nouvelle, précise notre source qui a assisté à la réunion. Dans la même veine, la présidente de l'association des étudiants du cycle supérieur de l'Infas, Mme Virginie Akunin, a affirmé que le sous-directeur intérimaire de l'antenne de Bouaké, M. Kossonou, a soutenu que les manifestants s'exposent à une année blanche. Toujours selon elle, M. Aka Koutoua, sous-directeur de l'école de base, est allé plus loin pour dire qu'eux en tant que responsables, ils n'ont rien à perdre et que ce sont les étudiants qui en sortiront perdants.
En somme, suite à cette réunion, les étudiants se sont rendus compte que la direction n'a fait aucune concession. Alors que les grévistes, par la voix du vice-président, Coulibaly Olivier, soutiennent avoir mis beaucoup d'eau dans leur vin. Notamment, en lieu et place du mois d'avril qu'ils proposaient pour la fin de leur formation, ils ont accepté de repousser cette date au 12 juin. Le problème se situe au niveau de la certification, car les étudiants n'en veulent pas. Selon Coulibaly Olivier, ils sont prêts à faire la soutenance, car elle renferme tous les atouts à même de porter un jugement de valeur sur un étudiant. Au cours de l'année académique, nous avons été évalués au moins deux fois dans les matières qui entrent en ligne de compte de la certification. En plus, la certification nous perdra du temps pour rien'', soutient l'un des grévistes.
A ce propos, le directeur de l'Infas, selon Mme Virginie Akunin, a déploré le fait que la promotion 2002-2004 qui est sortie, n'a fait la certification et la soutenance. Cela n'a pas plu au corps enseignant et il n'est pas prêt à le recommencer'', dira le professeur Kader Kéita.
Face à la nouvelle donne, l'association des étudiants a décidé de faire un sit-in au ministère de tutelle, et d'envoyer des pétitions aux différents ministères et à la présidence de la République.



Aristide Junior

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Article publié par Le Front et référencé par 225.ci.