Changement climatique, feux de savanes: Les spécialistes réfléchissent sur ces phénomènes depuis hier
Les activités humaines actuelles génèrent d'énormes quantités de gaz tels que le dioxyde de carbone et le méthane. Et la concentration de ces éléments dit gaz à effet de serre (GAS) provoque le réchauffement de l'atmosphère et des océans, changeant ainsi le climat de la planète terre. Des changements qui ont pour conséquences, selon le dr Diawara Adama, directeur de la station géophysique de Lamto, les pluies hors saisons et les sécheresses qui perturbent les calendriers agricoles. Avec cette augmentation prévue de la température et la diminution des précipitations du fait du changement de climat, la diffusion et l'intensité des feux de brousse est susceptible d'augmenter et d'entraîner de rapides changement structuraux et fonctionnels. Les effets au niveau du cycle de la matière organique pourraient entraîner la réduction de la fertilité des sols, provoquant une baisse de la productivité, a soutenu le Dr Abdourahamane Konaré, coordonnateur du projet recherche interdisciplinaire et participative sur les interactions entre les écosystèmes, le climat et les sociétés en Afrique de l'ouest. Toute chose selon lui, qui explique la mise en place de ce projet dont le lancement à eu lieu hier à l'école nationale de statistique et d'économie appliquée (Ensea). Cette cérémonie sera soutenue par un séminaire de 4 jours (du 11 au 14 novembre) dans les locaux de la station géophysique de Lamto, structure hébergeant le projet, sur le thème changement climatique et développement socio-économique en Afrique de l'ouest: impact des feux de savane. Cette réflexion a pour objectif de permettre pour la première fois une rencontre entre les différents chercheurs intervenant dans le projet, la définition par les chercheurs d'un axe de recherche qui sera exécuté. Et ensuite chaque chercheur, selon dr Konaré, repartira avec une feuille de route comprenant les attentes du projet. Alexis Hibault, directeur de cabinet représentant le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique a expliqué que la raison d'être de ce projet est de trouver une solution à la menace que représentent les changements climatiques pour la biodiversité. Aussi, a-t-il souhaité que les conclusions des travaux de ces chercheurs soient prises en compte par le ministère de l'environnement et des eaux et forêt.
MT
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