Encadrés
Au moment où l'UIT (Union internationale des Télécommunications) réfléchit sur des plans d'actions pour réduire la fracture numérique entre les pays du Sud et ceux du Nord, en Côte d'Ivoire on se bat pour des chiffres.
T el ou tel opérateur déclare, ?'j'ai tant d'abonnés''. Ou, on a fait la plus belle publicité. Tout cela, rien que pour se faire plaisir, au
détriment d'une population qui a soif de communiquer. La majorité de ces opérateurs de réseaux ignorent aujourd'hui que leurs coûts d'accès ne permettent pas au plus grand nombre d'Ivoiriens de franchir le fossé numérique. De fait, le téléphone portable paraît
encore un luxe pour certaines populations. Le prix de
la communication à la minute n'est pas à la portée de
tout le monde. Surtout pour une population à faible
revenu. Au niveau de l'Internet les choses sont plus
compliquées. Le matériel d'équipement ne rend pas la
tâche facile aux populations. Pour son utilisation,
les populations sont obligées d'avoir un ordinateur
qui d'ailleurs continue de coûter la tête et les yeux.
Mais, en plus, il faut une connexion téléphonique. Ce
qui devient insupportable pour une population à faible
revenu. L'Internet, outil essentiel, car permettant de
se connecter au reste du monde devient ainsi un luxe.
Or la politique de l'Union internationale des
Télécommunications, conformément à ce que les
différents Etats ont arrêté, c'est d'encourager les
fabricants à mettre au point une technologie adaptable
aux applications à large bande et obtenir une
exploitation et une maintenance à bas coûts. Et
surtout promouvoir l'accès communautaire aux zones
rurales et zones mal desservies, en encourageant le
développement de terminaux clients TIC à faible coût
et de qualité susceptibles d'être directement reliés
aux réseaux historiques. Mais, ce que l'on constate
dans nos pays, principalement en Côte d'Ivoire, il y a
un ?'laissez-aller''. Chaque opérateur de réseau fait
ce qu'il veut, au détriment d'une population
agonisante financièrement et économiquement. Comme une
sorte de boutade, la Côte d'Ivoire est aujourd'hui,
loin de l'objectif de la réduction de la fracture
numérique.
HONORE KOUASSI
ENCADRE
Voici pourquoi Hamed Bakayoko a voulu contrôler l'ATCI
A suivre de près les révélations faites sur le secteur
des télécommunications, l'on comprendra aisément le
conflit qui a opposé le ministre des NTIT, Hamed
Bakayoko au directeur général de l'ATCI, Sylvanus Kla
en 2005. Le président du Conseil général de San-Pedro
a été sauvé à cette période par l'ex ministre de
l'Economie et des Finances, Paul Antoine Bohoun
Bouabré et un communiqué du Président Laurent Gbagbo.
Contrôler l'ATCI pour mieux suivre toutes les grandes
man?uvres de mouvements d'argent qui circule dans le
secteur de la téléphonie mobile était l'objectif que
visait chacun. A défaut de la guerre de Troie, le
ministre RDR ne pouvait qu'assainir ses relations avec
son collaborateur FPI et vis-versa pour mieux se
servir des gros pots de vin déposés ça et là dans le
secteur de la téléphonie mobile. Dans ce secteur où
circule beaucoup d'argent, orienté souvent dans des
canaux de magouilles, Hamed Bakayoko et Sylvanus Kla
ne pouvaient qu'aller au dépassement de leurs partis
politiques pour assurer leurs arrières individuels
dans une complicité de traitement de dossiers
d'attribution d'agréments. Ce que n'a pas d'ailleurs
compris Sébastien Zéhi à la poste pour qu'il perde
vite son poste. Quand des responsables commis par
l'Etat pour gérer ses intérêts n'ont de soucis que de
se servir d'abord, quelle place peut occuper alors la
politique de la bonne gouvernance prônée par-ci et par
là. Vivement que la guerre finisse pour que prenne fin
la course à l'enrichissement illicite
Huberson Digbeu
ENCADRE
A quand le nouveau code des télécommunications ?
Une des difficultés majeures qui ne permet pas le
développement des télécoms en Côte d'Ivoire, est le
code qui régit ce secteur. Issu de la loi n° 95-526 du
07 juillet 1995 et du décret n° 98-261 du 03 juin
1998, ce code est en déphasage avec les réalités du
moment. Il est devenu caduc, parce qu'il n'est plus
conforme aux nouvelles donnes sur le terrain. En
l'absence donc d'une nouvelle loi, l'ATCI (l'Agence
des Télécommunications de Côte d'Ivoire) ne peut que
se confiner dans un simple rôle de distribution de
licence. Toute chose qui a fait naître le favoritisme,
mêlé aux micmacs des plus forts. Il n'y a donc pas de
raison que Arobase Télécom ne se développe pas. Cette
société aurait pu connaîtr une croissance s'il y avait
une base de réglementation de secteur qui garantit les
investisseurs.
Le mal que le régulateur fait aux utilisateurs des
télécoms, c'est qu'il ne les protège pas. La
surveillance n'est pas normalement faite, au point que
le consommateur n'est pas protégé. Ce fait relève de
l'ancienne loi qui n'a rien prévu à ce sujet. Pour
asseoir les bases de développement de ce secteur, les
opérateurs ont besoin d'une nouvelle réglementation.
Celle-ci devra renforcer les règles de jeu dans le
traitement des opérateurs du secteur. De sorte à
encourager l'investissement
H.K
T el ou tel opérateur déclare, ?'j'ai tant d'abonnés''. Ou, on a fait la plus belle publicité. Tout cela, rien que pour se faire plaisir, au
détriment d'une population qui a soif de communiquer. La majorité de ces opérateurs de réseaux ignorent aujourd'hui que leurs coûts d'accès ne permettent pas au plus grand nombre d'Ivoiriens de franchir le fossé numérique. De fait, le téléphone portable paraît
encore un luxe pour certaines populations. Le prix de
la communication à la minute n'est pas à la portée de
tout le monde. Surtout pour une population à faible
revenu. Au niveau de l'Internet les choses sont plus
compliquées. Le matériel d'équipement ne rend pas la
tâche facile aux populations. Pour son utilisation,
les populations sont obligées d'avoir un ordinateur
qui d'ailleurs continue de coûter la tête et les yeux.
Mais, en plus, il faut une connexion téléphonique. Ce
qui devient insupportable pour une population à faible
revenu. L'Internet, outil essentiel, car permettant de
se connecter au reste du monde devient ainsi un luxe.
Or la politique de l'Union internationale des
Télécommunications, conformément à ce que les
différents Etats ont arrêté, c'est d'encourager les
fabricants à mettre au point une technologie adaptable
aux applications à large bande et obtenir une
exploitation et une maintenance à bas coûts. Et
surtout promouvoir l'accès communautaire aux zones
rurales et zones mal desservies, en encourageant le
développement de terminaux clients TIC à faible coût
et de qualité susceptibles d'être directement reliés
aux réseaux historiques. Mais, ce que l'on constate
dans nos pays, principalement en Côte d'Ivoire, il y a
un ?'laissez-aller''. Chaque opérateur de réseau fait
ce qu'il veut, au détriment d'une population
agonisante financièrement et économiquement. Comme une
sorte de boutade, la Côte d'Ivoire est aujourd'hui,
loin de l'objectif de la réduction de la fracture
numérique.
HONORE KOUASSI
ENCADRE
Voici pourquoi Hamed Bakayoko a voulu contrôler l'ATCI
A suivre de près les révélations faites sur le secteur
des télécommunications, l'on comprendra aisément le
conflit qui a opposé le ministre des NTIT, Hamed
Bakayoko au directeur général de l'ATCI, Sylvanus Kla
en 2005. Le président du Conseil général de San-Pedro
a été sauvé à cette période par l'ex ministre de
l'Economie et des Finances, Paul Antoine Bohoun
Bouabré et un communiqué du Président Laurent Gbagbo.
Contrôler l'ATCI pour mieux suivre toutes les grandes
man?uvres de mouvements d'argent qui circule dans le
secteur de la téléphonie mobile était l'objectif que
visait chacun. A défaut de la guerre de Troie, le
ministre RDR ne pouvait qu'assainir ses relations avec
son collaborateur FPI et vis-versa pour mieux se
servir des gros pots de vin déposés ça et là dans le
secteur de la téléphonie mobile. Dans ce secteur où
circule beaucoup d'argent, orienté souvent dans des
canaux de magouilles, Hamed Bakayoko et Sylvanus Kla
ne pouvaient qu'aller au dépassement de leurs partis
politiques pour assurer leurs arrières individuels
dans une complicité de traitement de dossiers
d'attribution d'agréments. Ce que n'a pas d'ailleurs
compris Sébastien Zéhi à la poste pour qu'il perde
vite son poste. Quand des responsables commis par
l'Etat pour gérer ses intérêts n'ont de soucis que de
se servir d'abord, quelle place peut occuper alors la
politique de la bonne gouvernance prônée par-ci et par
là. Vivement que la guerre finisse pour que prenne fin
la course à l'enrichissement illicite
Huberson Digbeu
ENCADRE
A quand le nouveau code des télécommunications ?
Une des difficultés majeures qui ne permet pas le
développement des télécoms en Côte d'Ivoire, est le
code qui régit ce secteur. Issu de la loi n° 95-526 du
07 juillet 1995 et du décret n° 98-261 du 03 juin
1998, ce code est en déphasage avec les réalités du
moment. Il est devenu caduc, parce qu'il n'est plus
conforme aux nouvelles donnes sur le terrain. En
l'absence donc d'une nouvelle loi, l'ATCI (l'Agence
des Télécommunications de Côte d'Ivoire) ne peut que
se confiner dans un simple rôle de distribution de
licence. Toute chose qui a fait naître le favoritisme,
mêlé aux micmacs des plus forts. Il n'y a donc pas de
raison que Arobase Télécom ne se développe pas. Cette
société aurait pu connaîtr une croissance s'il y avait
une base de réglementation de secteur qui garantit les
investisseurs.
Le mal que le régulateur fait aux utilisateurs des
télécoms, c'est qu'il ne les protège pas. La
surveillance n'est pas normalement faite, au point que
le consommateur n'est pas protégé. Ce fait relève de
l'ancienne loi qui n'a rien prévu à ce sujet. Pour
asseoir les bases de développement de ce secteur, les
opérateurs ont besoin d'une nouvelle réglementation.
Celle-ci devra renforcer les règles de jeu dans le
traitement des opérateurs du secteur. De sorte à
encourager l'investissement
H.K