Qui dit vrai
Qui du ministre Sidiki Konaté et du journal Le Latéral info? dit la vérité sur Koné Zakaria ? Toutes deux rapportées par la presse, les déclarations des deux personnes divergent et, de ce fait, créent l'angoisse. Comment, en effet, se sentir rassuré quand, selon le ministre, Koné Zakaria a reconnu sa faute et s'est excusé, alors que, dans les colonnes du Latéral info?, il tire à boulet rouge sur le Premier ministre Guillaume Soro, refuse de se départir de ses ambitions putschistes et réclame une entente avec IB pour achever la tâche?
A la lecture cette interview truffée de non-dits, on comprend aisément que le fuyard veut protéger Alassane Dramane Ouattara, qui est et demeure son mentor. Même à la question liée à ses déclarations publiques au cours desquelles il affirmait avoir pris les armes pour le chef du RDR, notre homme ne prononce même pas le nom d'ADO. Et il joue au plus malin en faisant mine de le placer parmi ceux à qui il reproche d'avoir trahi la lutte en signant l'accord de Ouaga. Mais on comprend bien qu'il s'en prend plutôt à ceux qui ont compris que le peuple n'a que trop souffert de la guerre et qu'il faut à présent y mettre un terme. Or, Alassane Dramane Ouattara n'est pas de ceux-là.
Doit-on porter foi à Koné Zakaria lorsqu'il soutient qu'il n'a plus de contact ni avec Alassane Ouattara ni avec IB ? Faut-il y voir tout simplement une invitation à un rapprochement plus fort en vue d'actions vigoureuses ? Tout porte à y croire. En effet, même si le déserteur disait vrai, il faut savoir que la convergence des intérêts commande de mettre de côté tous les différends. Et c'est à cela que Koné Zakaria a invité Dramane Ouattara et IB. Cette interview est un message codé et rien de moins. Comme pour dire qu'il y a urgence à reformer l'équipe du mal pour reprendre la tâche là où elle a été laissée.
Logiquement, le même Koné Zakaria ne peut pas avoir présenté ses excuses à Guillaume Soro et tenir des propos tels que rapportés par le Latéral info?. On ne peut pas honnêtement vouloir une chose et son contraire. Par conséquent, les Ivoiriens ne devraient voir dans les propos du ministre de l'Artisanat et du Tourisme qu'une volonté de rassurer les populations et leur enlever les craintes que peut susciter une situation pareille. La réalité est là, implacable et têtue : Koné Zakaria avec tous les chefs de guerre qui pensent comme lui et leur mentor pour qui ils ont avoué avoir pris les armes, reste un danger pour le processus de paix en Côte d'Ivoire. Encore une fois, ce processus doit être surveillé comme du lait au soleil.
Paul D. Tayoro
A la lecture cette interview truffée de non-dits, on comprend aisément que le fuyard veut protéger Alassane Dramane Ouattara, qui est et demeure son mentor. Même à la question liée à ses déclarations publiques au cours desquelles il affirmait avoir pris les armes pour le chef du RDR, notre homme ne prononce même pas le nom d'ADO. Et il joue au plus malin en faisant mine de le placer parmi ceux à qui il reproche d'avoir trahi la lutte en signant l'accord de Ouaga. Mais on comprend bien qu'il s'en prend plutôt à ceux qui ont compris que le peuple n'a que trop souffert de la guerre et qu'il faut à présent y mettre un terme. Or, Alassane Dramane Ouattara n'est pas de ceux-là.
Doit-on porter foi à Koné Zakaria lorsqu'il soutient qu'il n'a plus de contact ni avec Alassane Ouattara ni avec IB ? Faut-il y voir tout simplement une invitation à un rapprochement plus fort en vue d'actions vigoureuses ? Tout porte à y croire. En effet, même si le déserteur disait vrai, il faut savoir que la convergence des intérêts commande de mettre de côté tous les différends. Et c'est à cela que Koné Zakaria a invité Dramane Ouattara et IB. Cette interview est un message codé et rien de moins. Comme pour dire qu'il y a urgence à reformer l'équipe du mal pour reprendre la tâche là où elle a été laissée.
Logiquement, le même Koné Zakaria ne peut pas avoir présenté ses excuses à Guillaume Soro et tenir des propos tels que rapportés par le Latéral info?. On ne peut pas honnêtement vouloir une chose et son contraire. Par conséquent, les Ivoiriens ne devraient voir dans les propos du ministre de l'Artisanat et du Tourisme qu'une volonté de rassurer les populations et leur enlever les craintes que peut susciter une situation pareille. La réalité est là, implacable et têtue : Koné Zakaria avec tous les chefs de guerre qui pensent comme lui et leur mentor pour qui ils ont avoué avoir pris les armes, reste un danger pour le processus de paix en Côte d'Ivoire. Encore une fois, ce processus doit être surveillé comme du lait au soleil.
Paul D. Tayoro