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Déclaration UNIR / Procès IB : A qui profite le crime

De report en report, de rebondissement en rebondissement, qualifié pompeusement depuis août 2003, date d'arrestation de IB, de procès fleuve capable enfin d'identifier les véritables fossoyeurs de la république d'éburni, l'affaire IB, n'est pas loin d'accoucher d'une souris.

Sinon, comment comprendre, qu'après Marcoussis et Kléber, la formation d'un gouvernement d'union nationale, l'on veuille nous forcer coûte que coûte revenir à la case départ si ce n'est nous maintenir dans un état de ni paix ni guerre. Mais à qui profite le crime ?

Les ennemis d'hier, ensemble, au chevet de la cote d'ivoire depuis 2003, comment a-t-on pu oser inquiéter ou vouloir détruire à jamais la matrice MPCI aujourd'hui FN ?

Vouloir à tous prix couper le cordon ombilical, pour quel objectif, quelle destination ?

Seul, peut-être, un esprit malin saurait nous expliquer sincèrement une aventure si hasardeuse.

IB à paris en 2003 après Marcoussis et Kléber. Pourquoi ? Et comment ? A l'invitation de qui ?

Sans prendre langue avec qui de droit, pouvait-il, dans de telle circonstance, prendre le risque, et le mot n'est pas assez fort, de se rendre en France même pour une simple villégiature ?

Fidel en amitié, ayant foi en l'être humain et en la parole donnée, une simple poignée de main suffit pour sceller des accords, avec ses forces et ses faiblesses, la perfection n'étant pas de ce monde, Major aurait-il été simplement abusé ? Victime d'un traquenard ? Mais à qui profite le crime ?

Autant de questions nécessitant autant de réponses. Les ivoiriens malades de la langue de bois, jusque là plongés dans le noir obscur soigneusement entretenu par ce silence lourd et assourdissant, demeure impatient de voir enfin le bout du tunnel.

Inutile de revenir sur les circonstances plus que troubles entourant l'interpellation puis l'arrestation de Major mettant aisément en lumière, à l'époque, la bataille au sommet de L'Etat français selon des sources bien introduites.

Car, de mémoire de constitutionnaliste, jamais, la DST, bras séculier du ministère de l'intérieur notamment pour une telle opération, n'a été sous la coupole du ministère des affaires étrangères comme ce fut le cas.

Nous espérons ardemment, qu'à l'avenir, la France, ce grand pays de Pierre de Montesquieu, l'illustre auteur de l'immortel l'esprit des lois , saura faire l'économie d'un tel tripatouillage, d'un tel enchevêtrement, d'un tel bouleversement soudain des institutions et non concerté, débouchant sur un embouteillage malheureux de deux ministère de poids, pilotés en ce temps là, par deux hommes de caractère et de conviction.

Sécurité intérieure du pays, parlons-en.

En quoi la présence de major IB sur le territoire français mettait en péril les institutions de l'hexagone ou celle de la Côte D'ivoire déjà en déconfiture ?

Après avoir écarté du dossier le chef d'accusation Acte de terrorisme , maintenu celui de déstabilisation des Institutions ivoiriennes , la pratique, comme dans des cas voisins, recommandait au juge français, soit d'expulser Major IB jugé persona non grata , vers un autre pays, soit vers la Côte D'ivoire sous réserve de certaines conditions sine qua non au lieu de vouloir à tous prix sévir. A qui profite le crime ?

Après le déraillement du TGV politico-judiciaire, souligne-t-on, sous les arbres à palabre, ici et là, aux conséquences imprévisibles, le constat est amer.

Etait-il nécessaire, utile, et suffisant de vouloir écarter Major IB du fameux processus de sortie de crise vaille que vaille ?

Toutes interprétations étant synonyme de fausseté, accordons du temps nécessaire aux spécialistes, historiens des temps modernes, pour mieux faire comprendre à leur contemporain, les tenants et les aboutissants, de l'affaire IB qui continuent de faire couler beaucoup d'encre.
Pour éviter de tel précédent fâcheux, nous, L'UNIR, sur la base du bon sens, la chose la mieux partagé, aux portes de la paix tant voulue et souhaitée, comme à toutes les bonnes volontés au chevet de la Côte D'ivoire, demandons à la France de nous aider plutôt à effacer à jamais des tablettes de notre jeune histoire D'ETA T/NATION, les maux, encore vivaces, à l'origine de cette image blafarde du pays, autrefois, havre de paix, exemple d'intégration et de réussite économique.

Ces maux, malgré la mise à l'écart forcé, la diabolisation de Major, ont-ils réellement et définitivement disparus sous les tropiques ? On aurait bien voulu y croire.

Plus qu'hier, L'UNIR continu de persister et signer, que pour éviter l'effritement des valeurs et l'autorité, le véritable processus de sortie de crise, passe nécessairement par la démocratie vraie, faite d'exigence, de discipline librement consentie, de tolérance, de respect pour soit même et pour autrui, dans un ETAT de droit respectant et appliquant scrupuleusement les lois et capable d'engager les conditions du développement par une maîtrise du programme d'ajustement structurel.

S'abstenir donc, d'emprunter un tel chemin, c'est systématiquement s'interdire ipso facto, de parler de paix définitive et durable.

Cette vérité, aussi visible que le nez au milieu du visage, la France, en principe, devrait en faire son véritable cheval de bataille si elle tient vraiment à nous aider à sortir de cette crise longue, lente, et pernicieuse, au lieu de continuer de nous bassiner avec cet autre imbroglio procès politico-judiciaire à n'en point finir.

L'UNIR, parti de conviction et du renouveau, résolument tourné vers l'avenir, riche des enseignements du passé, entend participer, activement, avec humilité et dévouement, à la belle, laborieuse et heureuse réalisation de l'?uvre : La Côte D'ivoire de demain.

Fait à Abidjan le 31 mars 2008

Bakayoko Moussa Boyard
Secrétaire National à la mobilisation et à l'organisation
Secrétaire Général par intérim

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