Suspension des journaux pro-Gbagbo : Le FPI dénonce une "partialité" du CNP
Abidjan (AIP)- Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), parti de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo a dénoncé, mardi, la suspension pour six parutions, infligée par le Conseil national de la presse (CNP), à l'ensemble des journaux pro-Gbagbo, accusant l'instance de régulation de faire preuve de "partialité" dans ses décisions.
Ces sanctions ont été levées, lundi, par le CNP, suite à une médiation des patrons de presse et de la Commission dialogue vérité et réconciliation. Les journaux ciblés sont de retour dans les kiosques depuis ce mardi matin, précise-t-on.
"L'institution (le CNP) sous la houlette de M. Raphaël Lakpé ne régule plus, elle sanctionne aveuglement et, sur un seul côté", a déclaré, le secrétaire général et porte-parole par intérim du FPI, Dr Kodjo Richard. lors d'un point presse, au siège provisoire du parti à Cocody-Attoban (Abidjan).
Selon M. Kodjo, dans l'application des sanctions liées à sa décision proscrivant notamment l'attribution, dans les journaux, du titre de Premier ministre à Aké N'Gbo ou de ministre aux membres du gouvernement qu'il a formé le 6 décembre 2011, l'organe de régulation de l'activité de presse en Côte d'Ivoire adopterait "un comportement partisan et sélectif", en fermant les yeux sur des faute similaires que commettraient, eux aussi, des journaux proches du pouvoir.
"Si donner le titre de ministre aux personnalités du gouvernement Aké N'Gbo en détention ou en exil est une faute, pourquoi le CNP ne sanctionne-t-il pas les journaux pro-Ouattara" s'est interrogé le porte-parole par intérim du FPI citant des cas qu'il aurait entre autres répertorié dans le quotidien "Le patriote".
Le CNP, pour "reproduction ou publication de légendes interdites", avait suspendu, Mercredi, de 6 à 12 parutions, l'ensemble des journaux pro-Gbagbo réunis au sein d'un collectif dénommé les JV11. Ces journaux, par cet acte, protestaient contre une sanction infligée une semaine auparavant (le 6 septembre) au quotidien "Notre voie", membre du collectif, pour "publication de légendes interdites", rappelle-t-on.
En animant ce point presse, la direction du FPI entendait attirer l'attention des tenants du pouvoir sur cette mesure de suspension collective, "ciblée", qui "n'honorent pas la Côte d'Ivoire", selon elle, mais consacrent plutôt "un recul" en matière de démocratie, a noté par ailleurs Dr Kodjo Richard.
(AIP)
kg/tm
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Ces sanctions ont été levées, lundi, par le CNP, suite à une médiation des patrons de presse et de la Commission dialogue vérité et réconciliation. Les journaux ciblés sont de retour dans les kiosques depuis ce mardi matin, précise-t-on.
"L'institution (le CNP) sous la houlette de M. Raphaël Lakpé ne régule plus, elle sanctionne aveuglement et, sur un seul côté", a déclaré, le secrétaire général et porte-parole par intérim du FPI, Dr Kodjo Richard. lors d'un point presse, au siège provisoire du parti à Cocody-Attoban (Abidjan).
Selon M. Kodjo, dans l'application des sanctions liées à sa décision proscrivant notamment l'attribution, dans les journaux, du titre de Premier ministre à Aké N'Gbo ou de ministre aux membres du gouvernement qu'il a formé le 6 décembre 2011, l'organe de régulation de l'activité de presse en Côte d'Ivoire adopterait "un comportement partisan et sélectif", en fermant les yeux sur des faute similaires que commettraient, eux aussi, des journaux proches du pouvoir.
"Si donner le titre de ministre aux personnalités du gouvernement Aké N'Gbo en détention ou en exil est une faute, pourquoi le CNP ne sanctionne-t-il pas les journaux pro-Ouattara" s'est interrogé le porte-parole par intérim du FPI citant des cas qu'il aurait entre autres répertorié dans le quotidien "Le patriote".
Le CNP, pour "reproduction ou publication de légendes interdites", avait suspendu, Mercredi, de 6 à 12 parutions, l'ensemble des journaux pro-Gbagbo réunis au sein d'un collectif dénommé les JV11. Ces journaux, par cet acte, protestaient contre une sanction infligée une semaine auparavant (le 6 septembre) au quotidien "Notre voie", membre du collectif, pour "publication de légendes interdites", rappelle-t-on.
En animant ce point presse, la direction du FPI entendait attirer l'attention des tenants du pouvoir sur cette mesure de suspension collective, "ciblée", qui "n'honorent pas la Côte d'Ivoire", selon elle, mais consacrent plutôt "un recul" en matière de démocratie, a noté par ailleurs Dr Kodjo Richard.
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