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Nord-Sud
· 2 min de lecture

Affaire Antennes mortelles aux II Plateaux - Le juge Yao-Kouamé s'oppose à la protection des populations

La société Alink Telecom vient de bénéficier d'une ordonnance prise par le juge Yao-Kouamé Arkhurst suspendant l'enlèvement des antennes de la mort .

Les habitants de la cité Sideci des Deux Plateaux ont trop vite crié victoire. Le juge Lasme Melèdje Jean Baptiste a en effet pris l'ordonnance N° N1697/07 du 09 novembre 2007 recommandant aux deux parties (Dr Ahouassa François, président du Syndic des résidents de la cité Sideci des II Plateaux et la société Alink) l'enlèvement de leurs antennes. Et ce, en attendant de trouver des experts et pour éviter que les populations continuent de courir des risques sanitaires. La population de cette cité pensait avoir retrouvé la quiétude. Mais c'était sous-estimer les responsables de ladite entreprise qui rapidement ont interjeté appel. Une action qui, on peut le dire, s'est avérée fructueuse pour Alink Telecom qui s'en est sortie avec une autre ordonnance. Celle-ci, portant le N°491/2007 et prise le 12 décembre 2007 par Mme Yao-Kouamé Arkhurst Marie-Félicité, premier président de la Cour d'appel d'Abidjan suspend l'exécution de l'ordonnance N°1697/07 rendue le 9 novembre 2007 par le tribunal de première instance. C'est l'information que la direction de Alink Telecom a tenu à porter à la population à travers la conférence de presse organisée hier à son siège. Aux dires de Me Sery Lokpo avocat de la partie accusée, Dr Ahouassa François président du syndic des résidents de la cité Sideci des II Plateaux, en déposant sa plainte contre Alink Télécom avait été précis. Il sollicitait du juge que soit ordonnée une expertise à réaliser par un physicien électromagnetiste à l'effet de déterminer si les antennes de la société Alink Telecom implantées sur la toiture de la pharmacie Espace santé émettent des micro-ondes. Si oui, indiquer leur intensité, et ensuite dire si ces micro-ondes sont de nature à impacter sur la santé et le rayon de nuisance. Il n'était donc pas question pour le juge Lasme Mélèdje de prendre une telle décision de justice recommandant à Alink la désinstallation de ses antennes, a justifié l'avocat. Pourtant l'on se rappelle qu'une étude d'experts de l'université d'Abobo Adjamé a révélé il y a quelques temps la présence à la cité Sideci des II Plateaux, de micro ondes capables d'affecter la santé des populations riveraines. De quelles études est-il encore question ? En attendant que les experts tant attendus soient retrouvés et débutent leurs enquêtes, Roch Coulibaly, directeur de Alink Telecom tient à préciser à sa clientèle que son entreprise n'est pas en cessation d'activité.



Touré Yelly

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Article publié par Nord-Sud et référencé par 225.ci.