Côte d`Ivoire : Les besoins humanitaires loin d`être couverts, alerte l`ONU
Le manque de financement de l`action humanitaire pour la Côte d`Ivoire, en particulier dans l`Ouest meurtri par la crise politico-militaire de 2010-2011, peut avoir de graves conséquences pour la population, a alerté lundi l`ONU.
L`appel lancé en janvier par l`ONU à la communauté internationale pour fournir à la Côte d`Ivoire une aide de 173 millions de dollars et porter secours aux dizaines de milliers de déplacés n`est financé "qu`à hauteur de 18%, soit 31,2 millions de dollars US", a déploré le coordonnateur humanitaire de l`ONU, Ndolamb Ngokwey, dans un communiqué.
"Si la stabilité politique a permis un retour important de nombreux réfugiés et déplacés internes dans leurs zones d`origine, assurer une intégration durable demande une assistance conséquente", a-t-il affirmé.
"Un financement inadéquat pourrait priver 400.000 personnes d`accès à l`eau potable à l`ouest du pays. De même, 5.000 abris ou maisons doivent être réhabilités ou construits pour permettre un retour durable. Environ 2 millions de personnes, dont 80.000 femmes enceintes et plus de 300.000 enfants de moins de cinq ans seraient privés d`accès à des soins de santé de qualité", a-t-il ajouté.
L`ouest, où le président Alassane Ouattara s`est rendu pour la première fois il y a une semaine, a été la région la plus meurtrie par la crise de décembre 2010-avril 2011, qui a fait un millier de morts dans cette seule région selon l`ONU, sur un total de quelque 3.000 tués dans le pays.
La zone reste frappée par l`insécurité. Une attaque perpétrée par des hommes armés contre le village de Sakré, près de la frontière avec le Liberia, a fait sept morts dans la nuit du 24 au 25 avril et provoqué le déplacement d`environ 6.300 personnes.
De nombreux déplacés ont regagné leur village ces derniers jours, a indiqué lundi dans un communiqué le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha).
L`appel lancé en janvier par l`ONU à la communauté internationale pour fournir à la Côte d`Ivoire une aide de 173 millions de dollars et porter secours aux dizaines de milliers de déplacés n`est financé "qu`à hauteur de 18%, soit 31,2 millions de dollars US", a déploré le coordonnateur humanitaire de l`ONU, Ndolamb Ngokwey, dans un communiqué.
"Si la stabilité politique a permis un retour important de nombreux réfugiés et déplacés internes dans leurs zones d`origine, assurer une intégration durable demande une assistance conséquente", a-t-il affirmé.
"Un financement inadéquat pourrait priver 400.000 personnes d`accès à l`eau potable à l`ouest du pays. De même, 5.000 abris ou maisons doivent être réhabilités ou construits pour permettre un retour durable. Environ 2 millions de personnes, dont 80.000 femmes enceintes et plus de 300.000 enfants de moins de cinq ans seraient privés d`accès à des soins de santé de qualité", a-t-il ajouté.
L`ouest, où le président Alassane Ouattara s`est rendu pour la première fois il y a une semaine, a été la région la plus meurtrie par la crise de décembre 2010-avril 2011, qui a fait un millier de morts dans cette seule région selon l`ONU, sur un total de quelque 3.000 tués dans le pays.
La zone reste frappée par l`insécurité. Une attaque perpétrée par des hommes armés contre le village de Sakré, près de la frontière avec le Liberia, a fait sept morts dans la nuit du 24 au 25 avril et provoqué le déplacement d`environ 6.300 personnes.
De nombreux déplacés ont regagné leur village ces derniers jours, a indiqué lundi dans un communiqué le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha).