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Le Rebond
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Processus de sortie de crise - La constitution suspendue ( ?)

Nous sommes dans un cadre institutionnel caractérisé par une concertation au sommet de l'Etat. C'est un schéma de concertation apaisé permettant au chef de l'Etat et au premier ministre de partager les rôles a indiqué mardi aux journalistes le porte-parole du 1er ministre au point de presse inaugurale hebdomadaire. Méité Sindou va plus loin en ajoutant que l'accord politique de Ouagadougou, s'il ne suspend pas la constitution ivoirienne de 2000, l'ignore et le piétine. Nulle part, il est marqué dans la constitution ivoirienne le partage du pouvoir entre le président et son premier ministre. Or la gestion de l'Etat par les ex-chefs de guerre (c'est l'appellation de Méité) est la preuve que Gbagbo et Soro ont choisi de s'appuyer sur l'accord de Ouagadougou pour emmener le pays à une sortie de crise . Du coup, l'on s'interroge sur le silence de Gbagbo. Lui qui, sous Seydou Diarra, puis Banny, n'entendait pas céder le moindre pouvoir constitutionnel. Le chef de l'Etat déclarait défendre la constitution. Or l'évolution des choses confirme la mise à l'écart de la constitution par Gbagbo dans la conduite du pays. Quand on sait que les refondateurs ont torpillé et entravé les précédents accords et résolutions sur la crise ivoirienne sous prétexte que la constitution était bafouée, des interrogations pointent à l'horizon. Pourquoi ce silence du Fpi ? Gbagbo et ses partisans se sentent-ils rassurés avec Soro ou le couple Gbagbo-Soro est-il un complot contre l'opposition politique ? Ce qui est certain, la constitution déjà bafouée après le 19 septembre 2002 du fait de la partition du pays sous Gbagbo, puis après le 31 octobre 2005, date de la fin du mandat de Gbagbo, continue d'être foulée au pied. Ailleurs, le Président aurait rendu sa démission.

Alex Kleugnon

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Article publié par Le Rebond et référencé par 225.ci.