Agboville : La rivière Agbo en crue, inonde plus de 114 familles
Les populations des quartiers de Dioulakro, Kouakoukro, Soukoura, Artisanal et Ballet ont, depuis le 28 juillet dernier, les pieds dans l'eau. Et pour cause, cette branche du fleuve Agnéby est sortie de son lit, s'invitant chez elles. Ce sont plus de 114 familles, environ 2000 personnes, qui sont victimes de cette crue. Le niveau de l'eau, est monté jusqu'à 5,6 mètres, alors que le seuil d'alerte est fixé à 4,5, par rapport au point le plus bas de la rivière. Plus de 30 cm d'eau boueuse ont été mesurés dans les maisons. Les populations dont les domiciles ont été ainsi inondés ont pu être recasées pour celles qui le peuvent, chez des parents en ville. Les autres restées chez elles ont essayé d'élever sur des briques et tabourets de fortune leurs lits et autres meubles.
Selon les autorités sanitaires, des épidémies sont à craindre. En effet, dans ces quartiers, les latrines, les puits et les dépotoirs ont été envahis par l'eau, qui est entrée dans les maisons. Une odeur nauséabonde se dégage déjà de ces quartiers également.
La Croix-Rouge de Côte d'Ivoire, à travers sa structure locale Marie Pierre Ogou Inchaud, a effectué de multiples interventions, évitant ainsi des pertes en vie humaine. Elle a aussi offert des couvertures, des nattes, du savon, des bouteilles d'eau de javel, des médicaments, du grésil. Ces dons sont estimés à 2,5 millions, selon la responsable locale de la Croix-Rouge. Ce geste a été salué par les autorités qui souhaitent que cela soit imité par d'autres personnes physiques ou morales. Une équipe de 4 personnes de l'Office national de la protection civile (ONPC), conduite par le lieutenant -colonel Alexandre Akoto, directeur des opérations de secours, s'est rendue sur les lieux le 3 août dernier pour constater l'ampleur du sinistre. Selon M. Ablé Gnamien Anatole du service technique chargé de la protection civile, de l'hygiène publique et de l'environnement de la mairie d'Agboville, les fortes pluies tombées durant deux à trois jours sont à l'origine de la montée des eaux. Mais il n'exclut pas, également, le fait que certaines populations, situées entre la station de pompage et le pont de la traversée, creusent en bordure de la rivière pour extraire de l'argile. Or en ces lieux, le lit n'est pas profond.
Les autorités locales ont pris une série de mesures conservatoires telles que la coupure de l'électricité, l'ouverture de la salle des fêtes comme refuge et la mise en place d'un comité de crise pour suivre l'évolution de la situation. A noter que tous ces dégâts auraient pu être limités, si les familles sinistrées avaient écouté les messages de prévention du préfet Alliali Kouadio à travers la radio locale. En effet, au début des années 1990 déjà, Agbo était sortie de son lit, faisant des milliers de sinistrés. Les quartiers Sokoura et Kouakoukro étaient coupés du reste de la ville car Agbo traverse la commune d'Agboville. C'est donc depuis cet évènement qu'à l'approche des saisons pluvieuses, les autorités préviennent les populations riveraines afin qu'elles se déplacent. Cette année encore, la radio locale a été mise à contribution mais sans grand succès.
Jean-Rock K-Kirine et
Diallo Aly
Correspondant régional
Selon les autorités sanitaires, des épidémies sont à craindre. En effet, dans ces quartiers, les latrines, les puits et les dépotoirs ont été envahis par l'eau, qui est entrée dans les maisons. Une odeur nauséabonde se dégage déjà de ces quartiers également.
La Croix-Rouge de Côte d'Ivoire, à travers sa structure locale Marie Pierre Ogou Inchaud, a effectué de multiples interventions, évitant ainsi des pertes en vie humaine. Elle a aussi offert des couvertures, des nattes, du savon, des bouteilles d'eau de javel, des médicaments, du grésil. Ces dons sont estimés à 2,5 millions, selon la responsable locale de la Croix-Rouge. Ce geste a été salué par les autorités qui souhaitent que cela soit imité par d'autres personnes physiques ou morales. Une équipe de 4 personnes de l'Office national de la protection civile (ONPC), conduite par le lieutenant -colonel Alexandre Akoto, directeur des opérations de secours, s'est rendue sur les lieux le 3 août dernier pour constater l'ampleur du sinistre. Selon M. Ablé Gnamien Anatole du service technique chargé de la protection civile, de l'hygiène publique et de l'environnement de la mairie d'Agboville, les fortes pluies tombées durant deux à trois jours sont à l'origine de la montée des eaux. Mais il n'exclut pas, également, le fait que certaines populations, situées entre la station de pompage et le pont de la traversée, creusent en bordure de la rivière pour extraire de l'argile. Or en ces lieux, le lit n'est pas profond.
Les autorités locales ont pris une série de mesures conservatoires telles que la coupure de l'électricité, l'ouverture de la salle des fêtes comme refuge et la mise en place d'un comité de crise pour suivre l'évolution de la situation. A noter que tous ces dégâts auraient pu être limités, si les familles sinistrées avaient écouté les messages de prévention du préfet Alliali Kouadio à travers la radio locale. En effet, au début des années 1990 déjà, Agbo était sortie de son lit, faisant des milliers de sinistrés. Les quartiers Sokoura et Kouakoukro étaient coupés du reste de la ville car Agbo traverse la commune d'Agboville. C'est donc depuis cet évènement qu'à l'approche des saisons pluvieuses, les autorités préviennent les populations riveraines afin qu'elles se déplacent. Cette année encore, la radio locale a été mise à contribution mais sans grand succès.
Jean-Rock K-Kirine et
Diallo Aly
Correspondant régional