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Union des nouvelles générations (UNG) : Stéphane Kipré: Je ne regrette pas d'avoir milité au MFA

Le président de l'Union des nouvelles générations, dernier-né des partis politiques en Côte d'Ivoire, dévoile ses ambitions. Pour son président Stéphane Kipré, " le problème des partis politiques en Côte d'Ivoire n'est pas leur nombre. Mais bien ce qu'ils proposent aux Ivoiriens ". Pour lui, son parti, l'UNG, qui naît au moment où la Côte d'Ivoire compte plus de cent partis politiques, " n'est pas né pour refonder la politique, mais bien pour apporter (sa) vision qui se veut nouvelle par rapport à celles déjà connues ". Sa vision repose sur ce credo : " renouveler le paysage politique de la Côte d'Ivoire en y introduisant des personnes qui, jusque-là, ne se sentent pas concernées par ce sujet. Ainsi, la cible de l'UNG, ce sont toutes ces femmes et tous ces hommes, tous ces jeunes qui sont dans les quartiers précaires, les hameaux qui subissent la politique. Nous nous adressons à tous ces jeunes qui ont donné toute leur énergie pour la défense de la Côte d'Ivoire durant la crise pour leur dire que le moment est venu de se donner pour redresser économiquement ce pays. Nous demandons aux Ivoiriens en général et particulièrement aux jeunes de créer eux-mêmes leurs emplois, de créer la richesse au lieu d'attendre tout de l'Etat ". Son parti s'assigne la mission de leur montrer le chemin qui conduit à leur salut : " Notre rôle est de leur montrer comment entreprendre, comment ne plus attendre tout de l'Etat ". Il ajoutera d'ailleurs : " A l'UNG, nous disons qu'au lieu d'attendre que l'Etat trouve de l'emploi à tous (ce qui n'est plus évident), nous devons nous mettre ensemble pour créer des emplois pour nous auto-employer. Nous disons qu'il faut renouveler la mentalité des jeunes ivoiriens pour obtenir des jeunes entrepreneurs. Les jeunes doivent comprendre que tout n'est pas perdu pour eux. Mais il faut qu'ils sortent de la mentalité où on attendait tout de l'Etat. Nous voulons une révolution positive ". Gendre du Chef de l'Etat, il aurait pu militer au FPI. Mais non. Il avait choisi le MFA : " Je ne regrette pas d'avoir milité au MFA, d'autant qu'aujourd'hui je veux m'appuyer sur cette expérience pour ne pas faire les mêmes erreurs que les autres ". Pour lui, la page est tournée, parce qu'il s'était rendu compte que le MFA " était utilisé pour satisfaire les besoins personnels d'un individu " qui n'est autre, selon lui, que le président du parti, Anaky Kobena. Très actif sur le terrain, le tout nouveau président conseille aux Ivoiriens ceci, pour sortir de la crise : "Laissons le Chef de l'Etat et le Premier ministre tranquille pour qu'ils nous apportent des solutions politiques à la crise politique que nous traversons. Si cette attitude est adoptée, vous allez voir que les autres problèmes du pays vont trouver solution ".Ce samedi, il anime un meeting à Port-Bouët, pour parler de la vision de son parti, " la vision première du MFA, qui consiste à servir le peuple et non se servir du peuple
Aussi attend-t-il ses anciens compagnons. " Les portes de l'UNG, dit-il, ne sont pas fermées. J'attends qu'ils viennent pour qu'ensemble, nous contribuions à l'avancée de notre pays."
Conscient que son parti n'a pas de membre susceptible de se présenter à la présidentielle, il entend soutenir le candidat qui sera le plus proche de ses idéaux. Mais l'UNG participera à toutes les autres élections : législatives, municipales, conseils généraux.
Pascal Soro

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