Musique ivoirienne - Invitée a une émission télé - Reine Pélagie attaque la presse
Invitée à l'émission " Docs de stars " sur RTI Music, Reine Pélagie s'en est prise vertement à la presse. Pour elle, c'est la presse ivoirienne qui ne favorise pas la percée des artistes locaux.
Reine Pélagie, l'une des figures de proue de la musique ivoirienne des années 80 est revenue sur la scène il y a quelque temps. De plus en plus, l'on la voit dans les spectacles et émissions publics. Invitée à l'émission "Docs de stars" animée par Nahomi, sur RTI Music, l'artiste n'est pas allée du dos de la cuillère pour fustiger la presse ivoirienne. "C'est à cause de vous les journalistes que la musique ivoirienne ne vaut plus rien aujourd'hui. Vous ne faites rien pour promouvoir les artistes de valeur ", a-t-elle déploré. Elle étaye ses propos par le fait qu'il suffit à un artiste de payer 800.000 francs à RTI Music pour que le tapage médiatique soit fait autour de lui. " RTI Music est une chaîne qui est suivie à l'international. Pour cela, elle ne doit pas diffuser n'importe quoi sur ses antennes. Pour sa propre crédibilité. Il ne faut pas mettre l'argent devant si vous voulez vraiment valoriser les artistes. Il est bon d'écouter les ?uvres et de voir si elles valent la peine d'être promue avant de bombarder le public", propose-t-elle. Elle a cependant salué le talent de Lato Crespino qui, selon elle, a de l'avenir parce que ses chansons contiennent des messages forts. "Il y a des artistes qui chantent bien, qui dansent bien, mais dans leurs chansons, il n'y a aucun message. Ceux-là ne sont pas des artistes parce qu'il ne suffit pas de chanter pour chanter. Mais plutôt chanter pour véhiculer quelque chose ", a-t-elle ajouté. Elle accuse aussi la presse de faire la promotion des artistes internationaux au détriment locaux. Elle a pris le cas de la nuit de la communication au cours de laquelle, l'union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci), fait appel à des artistes étrangers pour des concerts live. "L'ivoirien n'aime pas l'ivoirien. Il préfère favoriser ceux qui viennent de l'extérieur plutôt que les artistes qui sont de chez lui. Si ces artistes auxquels ils (les journalistes Ndlr) déroulent le tapis rouge le sont aujourd'hui, c'est justement parce qu'ils ont fait d'eux des vedettes. Les journalistes ivoiriens doivent aussi valoriser les artistes de talent issus de la Côte d'Ivoire ", a-t-elle déclaré. La reine du micro ivoirien a profité de la lucarne que lui a ouvert l'animatrice de RTI Music pour parler de sa carrière démarrée dès l'âge de 18 ans. Elle estime qu'il n'existe pas de vieux artistes en ce sens que malgré leur âge avancé, ils continuent de produire des ?uvres de grande qualité. " C'est encore vous les journalistes qui pensez qu'il faut mettre certains artistes au placard parce que vous les jugez trop vieux. Mais sur quoi vous vous basez ? ", Interroge-t-elle.NConsidérée comme l'une des pionnières de la musique africaine, Reine Pélagie s'insurge donc contre toutes les personnes qui veulent ranger les artistes tels que Amédée Pierre, Bailly Spinto, Anoma Brou Félix, etc. aux oubliettes. Elle pense qu'ils ont encore leur mot à dire dans la musique ivoirienne actuelle. " Il faut donc les inviter aux spectacles et leur permettre de s'exprimer. Ce sera la seule façon de leur rendre hommage et les honorer. Parce qu'en Côte d'Ivoire, on aime bien reconnaître le talent des artistes seulement à leur mort. Nous devons changer de mentalité ", a t-elle conclu.
Solange ARALAMON
Reine Pélagie, l'une des figures de proue de la musique ivoirienne des années 80 est revenue sur la scène il y a quelque temps. De plus en plus, l'on la voit dans les spectacles et émissions publics. Invitée à l'émission "Docs de stars" animée par Nahomi, sur RTI Music, l'artiste n'est pas allée du dos de la cuillère pour fustiger la presse ivoirienne. "C'est à cause de vous les journalistes que la musique ivoirienne ne vaut plus rien aujourd'hui. Vous ne faites rien pour promouvoir les artistes de valeur ", a-t-elle déploré. Elle étaye ses propos par le fait qu'il suffit à un artiste de payer 800.000 francs à RTI Music pour que le tapage médiatique soit fait autour de lui. " RTI Music est une chaîne qui est suivie à l'international. Pour cela, elle ne doit pas diffuser n'importe quoi sur ses antennes. Pour sa propre crédibilité. Il ne faut pas mettre l'argent devant si vous voulez vraiment valoriser les artistes. Il est bon d'écouter les ?uvres et de voir si elles valent la peine d'être promue avant de bombarder le public", propose-t-elle. Elle a cependant salué le talent de Lato Crespino qui, selon elle, a de l'avenir parce que ses chansons contiennent des messages forts. "Il y a des artistes qui chantent bien, qui dansent bien, mais dans leurs chansons, il n'y a aucun message. Ceux-là ne sont pas des artistes parce qu'il ne suffit pas de chanter pour chanter. Mais plutôt chanter pour véhiculer quelque chose ", a-t-elle ajouté. Elle accuse aussi la presse de faire la promotion des artistes internationaux au détriment locaux. Elle a pris le cas de la nuit de la communication au cours de laquelle, l'union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci), fait appel à des artistes étrangers pour des concerts live. "L'ivoirien n'aime pas l'ivoirien. Il préfère favoriser ceux qui viennent de l'extérieur plutôt que les artistes qui sont de chez lui. Si ces artistes auxquels ils (les journalistes Ndlr) déroulent le tapis rouge le sont aujourd'hui, c'est justement parce qu'ils ont fait d'eux des vedettes. Les journalistes ivoiriens doivent aussi valoriser les artistes de talent issus de la Côte d'Ivoire ", a-t-elle déclaré. La reine du micro ivoirien a profité de la lucarne que lui a ouvert l'animatrice de RTI Music pour parler de sa carrière démarrée dès l'âge de 18 ans. Elle estime qu'il n'existe pas de vieux artistes en ce sens que malgré leur âge avancé, ils continuent de produire des ?uvres de grande qualité. " C'est encore vous les journalistes qui pensez qu'il faut mettre certains artistes au placard parce que vous les jugez trop vieux. Mais sur quoi vous vous basez ? ", Interroge-t-elle.NConsidérée comme l'une des pionnières de la musique africaine, Reine Pélagie s'insurge donc contre toutes les personnes qui veulent ranger les artistes tels que Amédée Pierre, Bailly Spinto, Anoma Brou Félix, etc. aux oubliettes. Elle pense qu'ils ont encore leur mot à dire dans la musique ivoirienne actuelle. " Il faut donc les inviter aux spectacles et leur permettre de s'exprimer. Ce sera la seule façon de leur rendre hommage et les honorer. Parce qu'en Côte d'Ivoire, on aime bien reconnaître le talent des artistes seulement à leur mort. Nous devons changer de mentalité ", a t-elle conclu.
Solange ARALAMON