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Tiébissou : L'eau est toujours rare

L'eau, source de vie, est rare à Tiébissou. Les quartiers situés en hauteur sont les plus touchés par ce phénomène Ce, même en période de pluie. Si bien que les femmes font le pied de grue devant les puits. Cette situation devient plus critique en saison sèche. Parfois, ce sont les sapeurs-pompiers de Yamoussoukro qui volent au secours de ces habitants avec des citernes d'eau. Parmi les habitants, les plus nantis se sont mis à l'eau minérale. Les autres, et ce sont les plus nombreux, ont recours à l'eau de puits. Il y en a qui disposent dans les recoins de leurs maisons, de bidons d'une capacité de 30 litres au moins pour recueillir la rare eau qui coule des robinets ou les eaux de pluie. M. Gnalla Vincent, directeur régional de la Sodeci que nous avons rencontré pour comprendre ce problème qui perdure, a indiqué que cela est dû à la saturation des infrastructures d'alimentation du fait de la démographie galopante et de l'urbanisation vertigineuse. De fait, le réservoir actuel est d'une capacité de 25 m3/h. Alors que le besoin minimum à ce jour est de 60m3/h. De plus, celui-ci est aujourd'hui bas par rapport au niveau d'altitude des nouveaux quartiers. Si bien que sur les 8 quartiers de la ville, 5 sont permanemment confrontés à des difficultés d'approvisionnement en eau. Aussi, ces infrastructures qui datent des années 1970 ont besoin de réhabilitation. En effet, celles-ci ne peuvent fournir que 440m3 par jour. Contre un besoin de 900m3 par jour. La solution dans l'urgence, a recommandé M. Gnalla, consiste à étendre la capacité de production sur place. En construisant à côté de la station qui existe, une autre d'une capacité d'au moins 30m3/h. Il a aussi précisé que l'idéal serait de tirer l'eau à partir du fleuve Bandama, en provenance de Yamoussoukro. Ce projet, bien que coûteux (2 milliards de F, selon une étude faite avant la hausse des cours du pétrole), résoudrait aussi les problèmes de pénurie. La construction d'un nouveau réservoir qui, a indiqué M. Gnalla, est la solution la plus facile et réalisable dans un plus bref délai reviendrait à 300 000 millions de Fcfa.

Koffi Kouamé
Correspondant régional

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