La mayonnaise du patriotisme ne prend plus
Depuis l'ouverture du processus d'identification et d'enrôlement, qui annonce l'élection présidentielle, Laurent Gbagbo et ses amis socialistes n'ont que ça à la bouche : la présidentielle à venir mettra aux prises le candidat des Ivoiriens et les candidats de la France. Bien entendu, dans l'entendement de la refondation et ses satellites, c'est Gbagbo qui est l'homme des Ivoiriens et ses adversaires, Ouattara et Bédié, les adjuvants de la France. Ainsi, depuis un moment, et dans la droite ligne de leurs desseins, ils accusent prestement l'opposition de frauder sur la nationalité ivoirienne et de délivrer des papiers aux étrangers. Un fait que lui Gbagbo et son parti, si regardants des intérêts des Ivoiriens, ne sauraient accepter. N'est- ce pas lui, le grand chef qui s'est braqué contre les amendements de notre Constitution, présentée en son temps comme une boussole ? A la vérité, ce discours suranné, qui a trop servi, ne prend plus. Il a déjà été utilisé en 2000, par l'obscur front patriotique, à la tête duquel, Laurent Gbagbo a accusé, à tout va, le Rassemblement des Républicains de donner la carte d'identité ivoirienne aux ressortissants de la sous région. Un grossier mensonge, mort de sa belle mort. A présent, on remet le même couvert, pour servir le même plat. Malheureusement, pour Gbagbo et ses amis, c'est le FPI et ses bras séculiers, qui font l'objet de poursuites pour fraudes massives dans le processus d'identification. Tel est donc pris qui croyait prendre. Ce n'est un secret pour personne que le patriotisme du FPI n'est que de façade et est plutôt synonyme de coups bas et de vaines logomachies. C'est connu, contrairement à ses adversaires, Ouattara et Bédié, Gbagbo est le pire ennemi de la Côte d'Ivoire. On passerait des mois entiers à énumérer ses attaques et ses crimes contre les Ivoiriens. Entre autres, on peut citer la guerre, les déchets toxiques, les détournements dans la filière café cacao, le pillage systématique de l'économie nationale, les assassinats des citoyens La liste des méfaits ne saurait être exhaustive. Un tel régime est-il légitimé à parler de patriotisme ? Pour sûr, les frontistes sont plutôt des patriotards, des profiteurs et des dangers pour la cohésion des Ivoiriens. Ils le savent si bien, qu'ils ne finissent pas de chercher des subterfuges, pour refuser d'aller à des élections transparentes et démocratiques. Cette réalité est sue de tous les Ivoiriens.
BN
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