Aller au contenu

Me Sombo Yapi (délégué PDCI d`Alépé) : Le FPI s`est dispersé à Alépé

Discret mais toujours présent sur le terrain pour la mobilisation, Me Sombo Yapi, délégué départemental PDCI-RDA d'Alépé, s'est prêté à nos questions. Dans cette interview, il lève un coin du voile sur ses activités dans sa zone et sur ce qu'est devenu le FPI à Alépé.
Quel est l'état de santé du PDCI-RDA dans votre délégation départementale ?
A la date d'aujourd'hui, je pense que les choses vont très bien. Depuis 2 mois, j'ai entrepris les tournées, des visites de contrôle de toutes les sections d'Alépé. J'ai fini les 2/3 de ces déplacements et je dis avec beaucoup de satisfaction que les choses vont véritablement évoluer de façon favorable. Vous avez combien de sections au niveau de votre délégation ?
J'avais 29 sections au niveau de la délégation. Mais il y a des sections qui balançaient entre 2 villages. Ça posait quelques problèmes. Donc avec l'accord de la direction du parti, je suis en train de les rectifier pour en créer d'autres. A la fin, j'aurai peut-être 33 sections.nM. le délégué, au-delà de l'action de contrôle que vous menez, quel message fort donnez-vous aux militants ?
Il y a 6 mois que j'ai visité toutes les sections. J'ai amené les gens à participer nombreux aux audiences foraines. Il y a 2 mois, j'ai entrepris la même visite où dans un premier temps, j'ai axé ma tournée sur les audiences foraines, sur l'identification, sur le recensement. Enfin, sur les élections à venir. Je demande que les gens soient prêts parce que nous n'avons aucun intérêt à ne pas être prêts. Ce n'est pas nous qui fixons la date des élections. Si nous sommes prêts, ça ne gâte rien. Si nous ne sommes pas prêts, nous aurons à regretter quand l'autre aura fixé la date des élections. C'est pourquoi, depuis 2007, nous sommes prêts à aller aux élections.
Des départements réclament le Président Bédié. Quelle est la situation chez vous ?
Qui ne veut pas voir le Président Bédié à la date d'aujourd'hui ? Surtout que les gens de chez moi le connaissent. Il a effectué une visite là-bas quand il était président de l'Assemblée nationale. Donc ils sont pressés de le voir. Il y a toute une organisation qui se met en place et je sensibilise dans ce sens. Quand je vais finir de sensibiliser, je vais négocier pour qu'il vienne. Que pensez-vous de ces tournées initiées par le Président Bédié ?
Vous savez, la politique est faite de mouvements. La politique est faite de fêtes, de rencontres. Si le Président Henri Konan Bédié va dans les départements, c'est pour réarmer, remobiliser les militants. La politique, c'est la remobilisation. C'est dommage qu'il ne puisse pas aller partout et il y a beaucoup de localités où on le réclame. Si vous avez la chance qu'il vient chez vous une fois, vous êtes sauvés. Et c'est cela l'essentiel. Et je me battrai pour que d'ici les élections, il vienne à Alépé. Parce que s'il arrive à Alépé, j'aurai fini mon travail. Il a été souvent entendu que le pays Akyé est un bastion du FPI. Est-ce que cela tient encore ?
Je ne sais pas. Parce que quand je vais sur le terrain, je ne vois personne d'autre que moi. Donc, je ne peux pas dire que c'est un bastion de quelqu'un d'autre. Moi, tous les trois mois, je fais des tournées, je me vois seul sur le terrain. Qu'est-ce que vous voulez que je dise ? Peut-être qu'ils le font dans le fétichisme. Mais physiquement, ce que je vois, ce que j'entends, ce n'est pas vrai, pas du tout. Qu'on aille aux élections. C'est pourquoi, je ne fais pas beaucoup de déclarations. Je veux contrôler tout ce que je fais au résultat. Mais après les élections, on verra. Si j'ai réussi à renverser la situation, si le pays Akyé est FPI, on le saura. L'action des jeunes et des femmes. Comment coordonnez-vous tout cela sur le terrain ?
Là, vous touchez à un point essentiel. La jeunesse, c'est avec mon avènement qu'elle a été mise en place avec la JPDCI dont le président est Armel Asseu. Les femmes, la présidente a été nommée avant que je n'arrive. J'ai trouvé sur place une présidente. J'ai des problèmes. Mais ce n'est pas moi qui l'ai nommée. La présidente nationale des femmes sait que cette femme-là fait défaut. Parce qu'elle ne contrôle pas les femmes qu'elle a sous sa gestion. Théoriquement, elle est là mais moi je ne la vois pas sur le terrain. Vous interpellez-là la présidente nationale de l'UFPDCI ?
Absolument. Parce qu'elle était là avant que je n'arrive. On dira que c'était sous le mandat de mon prédécesseur et que je suis arrivé et je l'ai enlevée. Mais le travail qu'elle fait avec moi, je ne vois rien. Comment voyez-vous la victoire du PDCI-RDA aux prochaines élections. Comment vous la sentez ?
Vous savez, je suis un ancien de la politique. J'ai été député pendant 4 mandats au niveau d'Alépé. Ça fait 20 ans. J'ai été maire aussi. Je vois les choses. Pour le moment, je ne fais pas de tournées dans les autres régions. Je ne peux pas les juger. Mais ce que j'ai vu chez moi, c'est qu'il n'y a aucun problème. Le succès au niveau d'Alépé, ça, je peux le garantir au Président Bédié. Mais ailleurs, je ne peux pas me prononcer. Vous m'avez demandé tout à l'heure si le pays Akyé demeure majoritairement FPI, je vais vous dire qu'aujourd'hui, il y a un phénomène qui se réalise au niveau d'Alépé qui est marrant. Il y a plein de candidatures indépendantes pour les différentes élections à venir. Et essentiellement et majoritairement, tous se déportent sur le Conseil général. Tous ces indépendants-là, c'est les gens du FPI. Ils se sont tous dispersés. Je relève au moins ce que j'entends. Au moins 5 candidatures indépendantes. Et quand j'observe, tous ces 5 candidats sont FPI. Allez poser la question de savoir ce qui se passe dans leur milieu là-bas ? C'est pour vous donner une idée de ce qui se passe à Alépé.
Interview réalisée par Diarrassouba Sory

Dans cet article