Calendrier électoral - Les élections menacées
L'enthousiasme né de l'annonce de la date des élections commence-t-elle à s'effriter? Il semble que le fruit ne va tenir la promesse des fleurs. Mais l'organisme en charge de l'organisation des élections, la CEI qui sait que tous les regards sont tournés vers elle, entend coûte que coûte relever le défi de l ?organisation des prochaines joutes électorales qui s'annoncent. Selon des indiscrétions, la structure dirigée par Robert Mambé Beugré s'est dotée d'un chronogramme. Une espèce de ?'feuille de route'' qu'elle s'est imposée. Mais cet agenda a quelques difficultés à être respecté. La preuve, des opérations qui étaient censées avoir lieu dans ce mois de mai n'ont pu se tenir. Il s'agit notamment de l'opération de reconstitution des registres d'état civil détruits. Celle-ci n'a pas encore démarré. Alors qu'elle devrait l'être depuis le milieu de ce mois de mai pour prendre fin en septembre prochain. Il en est aussi de même pour le recrutement du personnel devant procéder à l'enrôlement des populations. Il en est de même enfin de la formation dudit personnel. La première opération, devait démarrer et prendre fin, dit-on à la fin de ce mois. Quant à la seconde, c'est-à-dire la formation du personnel en charge de l'enrôlement, elle était censée débuter à la mi mai pour se terminer à la mi juin. Les observateurs de la scène politique ivoirienne se ont bien rendus compte qu'aucune de ces opérations n'a pu se dérouler. Comme l'aurait bien souhaiter la CEI. Toute chose qui a pour conséquence de retarder le calendrier électoral. Pourtant, le ciel des élections qui s'était obscurci commence à s'éclaircir. Surtout avec le regroupement des soldats de Soro. Ceux-ci, sous l'impulsion du Premier ministre et Secrétaire général des Forces nouvelles ont accepté de rentrer en casernes. Ainsi à Bouaké, Ferké, Katiola, Bouna et Kani le 19 mai dernier, ce sont des milliers d'ex-rebelles qui ont accepté de se séparer de leurs armes. Un beau gage de sérénité pour l'organisation des élections. Il faut donc souhaiter que la CEI qui est la cheville ouvrière de l'organisation des élections fasse tout pour que le chronogramme qu'elle s'est elle-même fixée soit respecté. Dans le cas contraire, c'est la crédibilité de l'équiper de Mambé qui pourrait prendre un coup.
Yves-M. ABIET
Yves-M. ABIET