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Le Temps
· 2 min de lecture

Absence de politiques de relance de la culture du café et du cacao - Des élus critiquent durement l'Etat et les structures de gestions

L'absence et le manque de financement pour la relance de la culture du café et du cacao irritent de plus en plus les élus du peuple. Des parlementaires et des présidents de conseils généraux ne sont pas contents de l'absence de politiques de financement et de développement du café et du cacao. Ils ont exprimé leur colère mercredi dernier, devant les Députés membres, de la commission économique et financière du parlement, qui recevait pour la circonstance, le Directeur général de l'Organisation internationale du Café, Dr Nestor Osorio. Ces élus expliquent qu'ils ne comprennent pas les politiques des responsables de gestion de ces deux structures. Qui ne font aucun effort pour aider les producteurs de base. Ils indiquent que depuis la mise en place de ces différentes structures, dont le Fonds de Développement pour la Promotion des activités Café-Cacao (FDPCC), la Bourse du Café-Cacao (BCC), le Fonds de Régulation du Café-Cacao (FRC) et de l'Autorité de Régulation Café-Cacao (ARCC), la pauvreté ne fait que s'accroître au sein des producteurs. M. Vincent Bah Zézé, le président du Conseil général de Daloa, région productrice de ces deux matières est amer. " De 2001 à 2008, les producteurs de Daloa n'ont bénéficié que de 40 kilomètres de route réhabilitée. Et pourtant, cette région produit au moins 30% de la production nationale du cacao ", a lâché le président Bah Zézé. Qui s'étonne de cette absence de politique. Alors que ces deux produits engrangent des dizaines de milliards de FCFA pour le développement et le financement des producteurs. Le député Tia Oulé, de la région de Man, première zone de production du café ivoirien se dit ahuris et écoeuré par le manque de politique de soutien aux producteurs. " C'est écoeurant de voir les soit-disant responsables de la filière nous servir chaque jour des palabres. Alors que, leur mission est de permettre aux producteurs de base de tirer le maximum de profit de leurs ressources ", fait-il remarquer. Avant d'ajouter que, l'Etat de Côte d'Ivoire doit prendre ses responsabilités pour créer un cadre réel afin d'aider les pauvres paysans pris en otage par des personnes qui n'ont d'yeux que leur seul ventre. Le Fonds de Garantie des Coopératives Café Cacao (FGCCC), structure financière née avant la libéralisation de la filière entend jouer ce rôle. Son Directeur général, Jean-Claude Bayou Bagnon a indiqué au cours de cette rencontre que plus de 3000 projets ont été lancés depuis, en direction du monde paysan, notamment ceux de la caféiculture. Il a aussi indiqué qu'un autre projet à hauteur de 1,2 milliard de FCFA sera lancé ce matin, au profit des producteurs du café de trois régions de productions à savoir : les régions du Haut-Sassandra (Daloa), des Montagnes (Man) et le Moyen-Cavally (Guiglo).

Joseph Atoumgbré
attjoseph@yahoo.fr

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.