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Fraternité Matin
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Arts martiaux : Le kung-fu prend son indépendance

Les adeptes du kung Fu ne sont plus membres de la grande famille des arts martiaux (Fikamcda) présidée par Me Yaï Vincent. Créée par arrêté N° 527/ MEMAT/ GDAP/ DAG /SDVAC du 4 août 2004, la Fédération ivoirienne de Kung-fu (FIKF), présidée par Me Tanrah Do Jacob, ceinture noire 5è Dan, n'a pas beaucoup bougé depuis. De sorte qu'aujourd'hui, il y a une certaine confusion dans l'esprit du grand public. A présent, nous sommes plus que jamais déterminés à occuper la place qui est la nôtre sur le terrain, en Côte d'Ivoire. Nous sommes partis de la Fédération des arts martiaux et de karaté parce que nous estimons que dans cette vaste famille, le kung-fu était quelque peu noyé. Imaginez un art martial chinois dans un univers japonais , explique le Tanrah Jacob que nous avons surpris en pleine séance de rééducation à l'Injs de Marcory. En réalité, la jeune fédération a marqué le pas à cause de la crise que traverse la Côte d'Ivoire. Nous sommes nés pendant cette crise et cela nous a beaucoup handicapés. Notre DTN est décédé et certains membres de notre bureau rencontraient beaucoup de difficultés. Mais grâce à Dieu, les choses sont rentrées dans l'ordre et nous allons être plus visibles , a rassuré le président, qui tient à peine sur ses pieds après l'accident dont il a été victime. Cependant, la séparation du kung-fu d'avec la Fikamcda ne s'est pas faite sans accroc. Il y a encore une partie de cet art chinois, le Wushu, dans l'instance présidée par Me Yaï Vincent. C'est pour régler tous les détails que le patron du kung-fu au niveau de l'UFOA a fait un tour récemment au ministère des Sports, à Abidjan. M. Komenan Patrice a été clair : Pour le moment, nous considérons que le kung-fu est sous le couvert de la Fikamcda. Ce qui veut dire qu'en entendant que le kung-fu se remette définitivement débout, c'est sous le couvert de la Fikamcda que le kung-fu Wushu ivoirien participera aux deux prochaines grandes échéances internationales de la discipline en Egypte, puis au Burkina-Faso.

Paul Bagnini

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