Côte d`Ivoire: la diffusion de RFI menacée pour absence de correspondant
ABIDJAN, 18 avr 2007 (AFP) - L'organe de régulation des médias en Côte d'Ivoire a menacé dans un communiqué de suspendre d'ici à la mi-mai les émissions de Radio France internationale (RFI) si la radio restait sans correspondant dans ce pays.
"Si RFI demeure sans correspondant à Abidjan après le 15 mai, ses émissions seront immédiatement suspendues sur la bande FM et sur les autres canaux par lesquels ce signal est reçu en Côte d'Ivoire", indique un communiqué du Conseil national ivoirien de la communication audiovisuelle (CNCA) transmis à l'AFP.
A Paris, RFI a fait part de son "étonnement" face à la déclaration du CNCA. "Nous somes étonnés et surpris de la teneur de ce communiqué", a indiqué à l'AFP Henri Perilhou, directeur de l'antenne Afrique de la radio.
"Cette mise en demeure n'est pas recevable", selon lui.
"Pour des raisons de politique éditoriale et de souveraineté d'un média
international, il appartient à RFI de décider à quel moment et à quel endroit elle installe son réseau", a-t-il ajouté, précisant que la réinstallation en Côte d'Ivoire "figure toujours parmi (les) objectifs" de la radio.
Le 12 mai 2006, le CNCA avait autorisé la reprise de la diffusion en Côte
d'Ivoire des émissions de RFI après une interruption de près de dix mois,
notamment pour "le traitement non professionnel de l'information" dû en partie à "l'inexistence d'un correspondant" dans le pays.
Cette autorisation était intervenue "après plusieurs rencontres des deux
parties, qui ont décidé de régler le litige à l'amiable".
RFI s'était engagée à recruter "le plus tôt possible" un correspondant à
Abidjan, note le communiqué de CNCA, soulignant un "non respect de certaines dispositions du protocole d'accord".
La radio avait fermé son bureau régional à Abidjan après la mort de son
correspondant Jean Hélène, tué d'une balle dans la tête par un policier le 20 octobre 2003 à Abidjan.
La diffusion en FM de RFI en Côte d'Ivoire a été suspendue depuis la
tentative de coup d'Etat de septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo.
"Si RFI demeure sans correspondant à Abidjan après le 15 mai, ses émissions seront immédiatement suspendues sur la bande FM et sur les autres canaux par lesquels ce signal est reçu en Côte d'Ivoire", indique un communiqué du Conseil national ivoirien de la communication audiovisuelle (CNCA) transmis à l'AFP.
A Paris, RFI a fait part de son "étonnement" face à la déclaration du CNCA. "Nous somes étonnés et surpris de la teneur de ce communiqué", a indiqué à l'AFP Henri Perilhou, directeur de l'antenne Afrique de la radio.
"Cette mise en demeure n'est pas recevable", selon lui.
"Pour des raisons de politique éditoriale et de souveraineté d'un média
international, il appartient à RFI de décider à quel moment et à quel endroit elle installe son réseau", a-t-il ajouté, précisant que la réinstallation en Côte d'Ivoire "figure toujours parmi (les) objectifs" de la radio.
Le 12 mai 2006, le CNCA avait autorisé la reprise de la diffusion en Côte
d'Ivoire des émissions de RFI après une interruption de près de dix mois,
notamment pour "le traitement non professionnel de l'information" dû en partie à "l'inexistence d'un correspondant" dans le pays.
Cette autorisation était intervenue "après plusieurs rencontres des deux
parties, qui ont décidé de régler le litige à l'amiable".
RFI s'était engagée à recruter "le plus tôt possible" un correspondant à
Abidjan, note le communiqué de CNCA, soulignant un "non respect de certaines dispositions du protocole d'accord".
La radio avait fermé son bureau régional à Abidjan après la mort de son
correspondant Jean Hélène, tué d'une balle dans la tête par un policier le 20 octobre 2003 à Abidjan.
La diffusion en FM de RFI en Côte d'Ivoire a été suspendue depuis la
tentative de coup d'Etat de septembre 2002 contre le président Laurent Gbagbo.