"Un livre vilain et dangereux !"- "Une défiance à l`autorité du chef de l`Etat"
N'hésitons pas à l'écrire : la publication de ce livre est inopportune. S'il avait été signé d'une plume de peu d'intérêt politique, il n'aurait certainement "dérangé" personne. Mais il est signé de Simone Gbagbo, épouse du chef de l'Etat de Côte d'Ivoire ! L'amas d'injures, d'offenses, et la dose de haine distillés... en toute lucidité, contre de hautes figures de la scène politique ivoirienne (Guillaume Soro, Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Kobina Anaky...) rendent problématique, son impact positif sur la cohésion sociale, quand on saisit l'enjeu actuel des démarches et actes du chef de l'Etat : la réunification du pays. Cette réunification ne se résume pas à un réajustement territorial, mais à une réconciliation effective des c?urs afin que, plus jamais, tout ce que nous avons vécu durant ces dernières années (à cause surtout des paroles mauvaises), nous arrive.
Comment donc comprendre que, la Première dame du pays, censée être dans le secret des décisions et objectifs du chef de l'Etat, son époux, à l'endroit de l'ex-insurrection armée (au nom de l'apaisement et de la Paix), puisse publier un tel livre qui ne peut (et ne fait) que creuser davantage le fossé entre les Ivoiriens ? Que signifient ces injures, ces inélégances acharnées contre Guillaume Soro, H. Konan Bédié, Alassane Ouattara, Kobina Anaky... au moment où le Premier magistrat de notre pays entreprend la conquête de tous les fils de la patrie meurtrie-ce pays à la recherche d'une reconversion aux idéaux de paix et d'entente qui firent sa légende ?
Chaque haut responsable dans l'administration, chaque cadre de ce pays (dont l'auteur de ces articles) se fait aujourd'hui un point d'honneur à taire ses rancoeurs, ses souffrances, son ego, ses convictions profondes, son orgueil, afin de donner à ce peuple meurtri, une chance à la paix, respectant en cela les recommandations du chef de l'Etat qui nous a demandé de ne rien faire, rien écrire qui puisse compromettre le processus.
Quel sens devons-nous alors donner à cette exaltation excessive de soi, de l'époux, du Parti-cette infatuation inutilement déplacée? Quel autre nom donner à cette diabolisation outrancière des autres - ceux qui ne pensent pas comme elle, Simone Gbagbo ? Allons-nous pouvoir un jour aller à la réconciliation effective sans Soro, Bédié, Alassane, Anaky, Dakoury... ? Mme Simone Gbagbo croit-elle que la Côte d'Ivoire se résume aux membres de son parti politique et à ceux de son église ? Ce livre, qui bat en brèche le comportement actuel, salutaire, du chef de l'Etat, n'est-il pas, finalement, un acte de défiance à l'Autorité ? Que veut Simone Gbagbo ? Pourquoi la fin de la belligérance semble-t-elle la gêner tant ? Pourquoi tous ces mots vilains et agressifs ? Mais surtout, pourquoi cette médiatisation à outrance, cette promotion dangereuse de ce livre de l'offense, de l'accusation, de l'injure et des sentiments xénophobes -tant de ces choses qui entrent en contradiction avec les actes actuels que pose le chef de l'Etat ?! Pourquoi ? Je ne comprends pas ! ! !
N'ayons pas peur des mots : " Paroles d'honneur " de Simone Gbagbo est un livre vilain, dangereux, suspect, un livre de la division, un livre de la déchirure sociale. Et je m'en voudrais de ne pas avoir le courage de dire ceci à son auteur : " Le sage ne dit pas tout ce qu'il pense, mais il pense tout ce qu'il dit " !...
Autres remarques : ce livre (bien fait dans sa fabrication), a été confectionné en... France, par un consortium d'éditeurs : Phares/Jacques-Marie Laffont, Ramsay. La couverture et sans doute la photo ont été faites par Arnaud Toth et Stefano Miosotis ; il a été imprimé sur les Presses de Bussière (groupe CPI) à Saint-Armand-Montrond (France). Tout donc aura été fait en France ! Choix étranges, pour une militante de la souveraineté nationale, qui affiche pourtant ici tant de mépris pour l'expertise locale ! Le livre a été édité (certainement) à compte d'auteur - Simone Gbagbo a, à présent, suffisamment d'argent pour se faire éditer, sans que l'éditeur soit regardant sur la qualité de l'écriture et du contenu : c'est un privilège de riche ! Quel inestimable service financier n'aurait-elle pas cependant rendu à nos maisons d'édition de la place (qui se battent pour assurer la production littéraire locale, avec tous les risques de mévente que cela suppose) si elle s'était comportée en patriote ! Eh oui, le patriotisme, c'est aussi cela ! Ce n'est pas qu'envoyer dans les rues, les enfants de pauvres et de demeurés, se faire tuer, pour la conservation d'un pouvoir et de privilèges royaux. Enfin, c'est un livre qui coûte cher (près de 16000 F - soit la moitié du SMIG en Côte d'Ivoire). Et son auteur souhaite que de nombreux jeunes gens le lisent, pour s'en instruire ! Comment vont-ils se le procurer ?
TK
Comment donc comprendre que, la Première dame du pays, censée être dans le secret des décisions et objectifs du chef de l'Etat, son époux, à l'endroit de l'ex-insurrection armée (au nom de l'apaisement et de la Paix), puisse publier un tel livre qui ne peut (et ne fait) que creuser davantage le fossé entre les Ivoiriens ? Que signifient ces injures, ces inélégances acharnées contre Guillaume Soro, H. Konan Bédié, Alassane Ouattara, Kobina Anaky... au moment où le Premier magistrat de notre pays entreprend la conquête de tous les fils de la patrie meurtrie-ce pays à la recherche d'une reconversion aux idéaux de paix et d'entente qui firent sa légende ?
Chaque haut responsable dans l'administration, chaque cadre de ce pays (dont l'auteur de ces articles) se fait aujourd'hui un point d'honneur à taire ses rancoeurs, ses souffrances, son ego, ses convictions profondes, son orgueil, afin de donner à ce peuple meurtri, une chance à la paix, respectant en cela les recommandations du chef de l'Etat qui nous a demandé de ne rien faire, rien écrire qui puisse compromettre le processus.
Quel sens devons-nous alors donner à cette exaltation excessive de soi, de l'époux, du Parti-cette infatuation inutilement déplacée? Quel autre nom donner à cette diabolisation outrancière des autres - ceux qui ne pensent pas comme elle, Simone Gbagbo ? Allons-nous pouvoir un jour aller à la réconciliation effective sans Soro, Bédié, Alassane, Anaky, Dakoury... ? Mme Simone Gbagbo croit-elle que la Côte d'Ivoire se résume aux membres de son parti politique et à ceux de son église ? Ce livre, qui bat en brèche le comportement actuel, salutaire, du chef de l'Etat, n'est-il pas, finalement, un acte de défiance à l'Autorité ? Que veut Simone Gbagbo ? Pourquoi la fin de la belligérance semble-t-elle la gêner tant ? Pourquoi tous ces mots vilains et agressifs ? Mais surtout, pourquoi cette médiatisation à outrance, cette promotion dangereuse de ce livre de l'offense, de l'accusation, de l'injure et des sentiments xénophobes -tant de ces choses qui entrent en contradiction avec les actes actuels que pose le chef de l'Etat ?! Pourquoi ? Je ne comprends pas ! ! !
N'ayons pas peur des mots : " Paroles d'honneur " de Simone Gbagbo est un livre vilain, dangereux, suspect, un livre de la division, un livre de la déchirure sociale. Et je m'en voudrais de ne pas avoir le courage de dire ceci à son auteur : " Le sage ne dit pas tout ce qu'il pense, mais il pense tout ce qu'il dit " !...
Autres remarques : ce livre (bien fait dans sa fabrication), a été confectionné en... France, par un consortium d'éditeurs : Phares/Jacques-Marie Laffont, Ramsay. La couverture et sans doute la photo ont été faites par Arnaud Toth et Stefano Miosotis ; il a été imprimé sur les Presses de Bussière (groupe CPI) à Saint-Armand-Montrond (France). Tout donc aura été fait en France ! Choix étranges, pour une militante de la souveraineté nationale, qui affiche pourtant ici tant de mépris pour l'expertise locale ! Le livre a été édité (certainement) à compte d'auteur - Simone Gbagbo a, à présent, suffisamment d'argent pour se faire éditer, sans que l'éditeur soit regardant sur la qualité de l'écriture et du contenu : c'est un privilège de riche ! Quel inestimable service financier n'aurait-elle pas cependant rendu à nos maisons d'édition de la place (qui se battent pour assurer la production littéraire locale, avec tous les risques de mévente que cela suppose) si elle s'était comportée en patriote ! Eh oui, le patriotisme, c'est aussi cela ! Ce n'est pas qu'envoyer dans les rues, les enfants de pauvres et de demeurés, se faire tuer, pour la conservation d'un pouvoir et de privilèges royaux. Enfin, c'est un livre qui coûte cher (près de 16000 F - soit la moitié du SMIG en Côte d'Ivoire). Et son auteur souhaite que de nombreux jeunes gens le lisent, pour s'en instruire ! Comment vont-ils se le procurer ?
TK