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AFP
· 2 min de lecture

L`opposition demande à l`ONU de revenir sur sa résolution

ABIDJAN - L`opposition ivoirienne a demandé jeudi à l`ONU de revenir sur sa dernière résolution sur la Côte d`Ivoire, qui encourage selon elle le pouvoir "à ne pas organiser les élections" d`ici le début 2008 comme le prévoit le dernier accord de paix, dans un communiqué.

Le directoire du G7, plate-forme des sept principaux partis de l`opposition
ivoirienne, réclame à l`ONU de revenir sur sa décision de supprimer son poste
de Haut représentant pour les élections (HRE) en Côte d`Ivoire, entérinée par
la résolution 1765 adoptée le 16 juillet à New York par le conseil de sécurité.

Le directoire du G7 se dit "surpris et choqué par cette décision" qui remet
en cause les accords de paix signés ces dernières années.

Il "demande le maintien de la fonction de HRE conformément" à ces accords,
et "interpelle la communauté internationale sur les risques graves que cela
fait peser sur la crédibilité du processus électoral".

Prévues depuis la fin 2005, terme du premier mandat du président Laurent
Gbagbo, les élections générales ont sans cesse été repousées depuis en raison
des blocages politiques persistants, dans un pays coupé en deux depuis une
tentative de coup d`Etat rebelle contre M. Gbagbo en septembre 2002.

Le G7, qui regroupe l`opposition politique à M. Gbagbo, craint que la
résolution 1765 ne permette au président de rester au pouvoir en repoussant à
nouveau les élections ou en les organisant lui-même hors du contrôle de l`ONU.

Il regrette ainsi que la résolution 1765 n`oblige pas le gouvernement
ivoirien à tenir les délais prévus pour l`organisation des élections.

Pour le G7, la 1765 est "une incitation à ne pas organiser les élections
d`ici les premières semaines de l`année 2008", délai théorique prévu par le
dernier accord de paix, signé le 4 mars dernier à Ouagadougou.

Le G7 souligne également que la suppression du poste de HRE "dilue" la
"double mission" d`arbitrage et de certification de l`ONU prévue jusqu`ici, et
"semble vouloir donner le contrôle du processus électoral au Conseil
constitutionnel et à la Cour suprême", dont il dénonce la "partialité avérée".

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Article publié par AFP et référencé par 225.ci.