Une décision cornélienne
Changer un sélectionneur national à 12 jours d'une compétition de grande envergure comme la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2008, c'est avoir du toupet. C'est une décision cornélienne. Le président de la FIF, face à ce dilemme, de concert avec ses vice-présidents, et, à coup sûr, avec les joueurs-cadres de la sélection, a pris toutes ses responsabilités. Pour sauver une situation à laquelle il s'attendait le moins. Ce n'est pas, à entendre Ouattara Hégaud, parce qu'il existe un quelconque conflit (comme certains le pensent) entre Anouma et Stielike. Pour l'intérêt supérieur de toute la Nation ivoirienne qui attend beaucoup des Eléphants, les vice-champions d'Afrique et grandissimes favoris à ce grand rendez-vous du football continental. Gili vient donc en pompier à la tête de la prestigieuse équipe nationale de la Côte d'Ivoire. Souhaitons tout simplement qu'il soit à la hauteur de la tâche. Cette tâche combien immense et exaltante qui l'attend. Souhaitons, aussi et surtout, que les joueurs, tous très aguerris, tous de grands professionnels évoluant dans les championnats les plus relevés d'Europe, puissent s'accommoder à ses méthodes de travail. Qui, peut-être, seront très différents de celles de leur " père " Stielike qui contre son gré, les quitte au profit de son fils mourant. Le peuple ivoirien qui a toujours fait bloc autour de son onze? national ne doit pas reculer d'un iota. Il doit plutôt faire confiance à Gérard Gili qui était l'adjoint de l'ex-coach, Henri Michel au Mondial 2006. Et qui connaît, un tant soit peu, les sélectionnés. A Stielike, on ne peut que lui souhaiter beaucoup de courage et un prompt rétablissement à son fils.
Véronique Adjoumanyh
Véronique Adjoumanyh