L'encens, pas si innocent
Accablantes, les conclusions de cette nouvelle étude consacrée aux risques de la pollution intérieure. Cette fois-ci, le polluant en question est l'encens ! D'après ses auteurs, l'utilisation prolongée de ces bâtonnets augmenterait le risque de cancers des voies respiratoires.
Une équipe internationale de chercheurs américains, danois et taïwanais a suivi plus de 61 000 Chinois de Singapour entre 1993 et 2005. Les participants étaient âgés de 45 à 74 ans et aucun ne souffrait de cancer au début de ce travail. Tous avaient alors rempli un questionnaire concernant leur alimentation et leur mode de vie.
Douze ans plus tard, les auteurs ont comptabilisé 325 cancers des voies respiratoires (nez, sinus, langue, bouche). Nous montrons que l'utilisation prolongée d'encens était associée à une augmentation significative du risque de cancers des voies respiratoires expliquent les scientifiques. Ces derniers relèvent aussi que le recours prolongé à l'encens est particulièrement important sur le continent asiatique.
Rappelons qu'en 2004, les rédacteurs du magazine français Que-Choisir avaient déjà sonné l'alarme. Dans leur enquête, ils soulignaient que les bâtons d'encens émettaient dans l'air, jusqu'à 110 fois plus de benzène ?un produit hautement cancérogène- que le seuil recommandé par les pouvoirs publics. L'occasion d'insister sur un conseil de bon sens : en présence de mauvaises odeurs à l'intérieur de la maison ou de l'appartement, ouvrez plutôt les fenêtres
Une équipe internationale de chercheurs américains, danois et taïwanais a suivi plus de 61 000 Chinois de Singapour entre 1993 et 2005. Les participants étaient âgés de 45 à 74 ans et aucun ne souffrait de cancer au début de ce travail. Tous avaient alors rempli un questionnaire concernant leur alimentation et leur mode de vie.
Douze ans plus tard, les auteurs ont comptabilisé 325 cancers des voies respiratoires (nez, sinus, langue, bouche). Nous montrons que l'utilisation prolongée d'encens était associée à une augmentation significative du risque de cancers des voies respiratoires expliquent les scientifiques. Ces derniers relèvent aussi que le recours prolongé à l'encens est particulièrement important sur le continent asiatique.
Rappelons qu'en 2004, les rédacteurs du magazine français Que-Choisir avaient déjà sonné l'alarme. Dans leur enquête, ils soulignaient que les bâtons d'encens émettaient dans l'air, jusqu'à 110 fois plus de benzène ?un produit hautement cancérogène- que le seuil recommandé par les pouvoirs publics. L'occasion d'insister sur un conseil de bon sens : en présence de mauvaises odeurs à l'intérieur de la maison ou de l'appartement, ouvrez plutôt les fenêtres