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CAN 2008 : la bataille sera rude

Ghana 2008 débute ce dimanche par la cérémonie d'ouverture, suivie du match d'ouverture qui opposera le Ghana à la Guinée Conakry. Seize délégations qualifiées seront présentes. Toutes rêvent de ramener le trophée continental chez elles au soir du 10 février 2008. A quelques jours du coup d'envoi de la 26ème édition de la CAN de football, l'euphorie est à son comble au Ghana. La fête du football africain y a déjà débuté depuis quelques semaines, bien avant l'arrivée des délégations officielles. Huit (8) ans après avoir organisé la 21ème édition en 2000, le COCAN (Comité d'organisation de la Coupe d'Afrique des nations) ghanéen s'est bonifié dans tous les domaines de l'organisation. A commencer par les infrastructures sportives, suivies de l'accueil, de l'hébergement, etc. Nul n'est besoin d'être dans le secret des dieux pour savoir que les Ghanéens refusent de commettre les mêmes erreurs qu'il y a huit ans. Il faut rappeler qu'en 2000, à défaut d'une infrastructure adéquate, l'organisation de la 21ème édition de la CAN 2000 avait été attribuée à la fois au Ghana et au Nigeria. Les compétitions se déroulaient sur deux stades au Ghana (Accra et Kumasi) et deux autres au Nigeria (Lagos et Kano). Dans la pratique, cette organisation à cheval sur deux Etats était difficile à gérer. Les Ghanéens en ont tiré des leçons. Plus question d'étendre les matchs sur deux états séparés par deux autres états (le Togo et le Bénin), mais de disputer tous les matchs sur un seul territoire, celui du Ghana. Cela a amené l'Etat à respecter le cahier des charges de la CAF par la construction de nouveaux stades et la modernisation des infrastructures des anciens stades. Ainsi, quatre stades dans quatre villes ont été retenus pour abriter les compétitions de la CAN 2008 : Accra, Kumasi, Takoradi/ Sekondi, Tamale. Cela obéit à la répartition des seize pays qualifiés, regroupés en quatre poules. Sur le plan des infrastructures, le Ghana a tenu son pari.
Les têtes d'affiche
Au niveau de la compétition proprement dite, la répartition des quatre poules a été faite en tenant compte des critères de performance dans les compétitions de la CAF et de la FIFA. Toutefois, les pays déjà vainqueurs de cette compétition africaine et surtout leur classement FIFA sont des atouts pour faire partie des têtes de lice. Dans le Groupe A, deux pays se détachent : le Ghana pays organisateur et quatre fois vainqueur du trophée est incontestablement tête de lice. Il est suivi du Maroc, une fois vainqueur du trophée. Mais dans ce groupe, la menace vient surtout de la Guinée, grand pays de football au niveau des clubs (Le Hafia de Conakry), mais qui n'a jamais remporté le trophée continental. De même dans le groupe B, le Nigeria (2 fois vainqueur) et la Côte d'Ivoire (1 fois vainqueur), se détachent devant le Mali et le Bénin qui n'ont jamais remporté le trophée. Même constat dans le Groupe C où l'Egypte (5 fois vainqueur) et le Cameroun (quatre fois vainqueur) sont positionnés devant le Soudan (1 fois vainqueur) et la Zambie qui n'a jamais gagné cette compétition. Enfin, dans le groupe D, la Tunisie (1 fois vainqueur) et le Sénégal (jamais vainqueur) sont devant l'Afrique du Sud (1 fois vainqueur) et l'Angola (jamais vainqueur). Le positionnement du Sénégal devant l'Afrique du Sud qui l'a enlevé une fois se justifie par les récentes performances du Sénégal sur le plan international.
Les chances des équipes
Toutes les seize équipes qualifiées partent à chance égale à la conquête de dame coupe. Certes, le palmarès des unes et des autres sont à prendre en compte. Une Sélection nationale qui a remporté deux, trois, quatre cinq, fois le trophée continental, n'est pas vue de la même façon par les observateurs sportifs qu'une formation qui n'a jamais disputé de finale. Et à propos des palmarès des têtes d'affiche, il faut rappeler que trois pays tiennent le haut du pavé: l'Egypte (5 fois vainqueur), le Ghana (4 fois vainqueur) et le Cameroun (4 fois vainqueur). Le Ghana qui joue à domicile rêve de combler son retard à l'égard de l'Egypte. Mais le Ghana a-t-il le potentiel humain et technique pour mettre tous les atouts de son côté dans cette compétition très ouverte ? Dans chaque poule, les matchs de qualification seront très disputés. Il n'y a plus de suprématie réelle d'une sélection nationale sur une autre. L'évolution du football moderne ouvre la voie du succès à toutes les nations. Pourvu que celles-ci arrivent à bien gérer leur préparation et l'environnement de la compétition.
Au Ghana 2008, les équipes débutent les matchs à chance égale. Les jeux sont donc ouverts. Dans la poule B à Sekondi, les Eléphants ivoiriens ouvrent le bal avec les Supers Eagles du Nigeria. Un duel au sommet sur un air de revanche des Nigérians qui n'ont jamais digéré leur défaite concédée devant les Ivoiriens lors de la CAN 2006 en Egypte. En demi-finale, les Eléphants de Côte d'Ivoire avaient infligé une nette défaite (1-0) aux Super Eagles du Nigeria. Alors, il faut s'attendre à un match épique.
Emmanuel Yapo

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