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Ligue des champions : Les clés de la qualification

L'Asec n'a pas tremblé au stade Mohamed V de Casa. Devant 90.000 spectateurs acquis à la cause du WAC, les poulains de Patrick Liewig ont livré l'un de leurs plus beaux matches, cette saison. On peut même affirmer que l'Asec a mieux joué à Casablanca qu'à Abidjan.
Dans les trois compartiments, les champions de Côte d'Ivoire ont su conjuguer leurs efforts pour anéantir l'adversaire qui tenait à réussir le coup de 1992. Le plan de jeu (4-5-1) mis en place a bien fonctionné. Les joueurs ont respecté les consignes en faisant preuve de discipline, de rigueur et surtout de solidarité. En aucun moment, le moral n'a pris un coup. L'Asec a su faire déjouer le Wac et sortir de sa réserve avec un peu plus de lucidité et de justesse de jeu. En étoffant son milieu, l'Asec a réussi à perturber le jeu adverse. Le Wydad a fait certes circuler le ballon sans véritablement dominer son sujet. Le bloc compact des visiteurs était bien en place pour enrayer le danger. L'Asec aurait pu gagner ce match et personne n'aurait crié au scandale. Cette analyse d'Aziz Bouderballa, ancienne gloire du football marocain, confirme la belle prestation de Koné Kouamatien et ses coéquipiers. Si Dion Sedé Marc, Yao Kouassi, Arhur Kocou Valérie et Alli Ndri avaient fait preuve d'un peu plus de lucidité devant les buts adverses, le score aurait été plus intéressant qu'un nul vierge. Au-delà de la satisfaction collective, il faut, toutefois, noter la grande performance de quelques joueurs. Kouakou Kouassi Bernard fut de loin le meilleur homme de la partie. Par son sens du placement, son autorité sur sa défense, ses prises de balle sûres et également par son expérience, le gardien des jaune et noir a enrayé trois nettes occasions de but marocaines. Kouakou doit, toutefois, soigner ses relances et ses dégagements (du pied comme de la main). Le jeune Diomandé Ahmed a aussi séduit; surtout par sa présence physique, ses jaillissements et sa rage de vaincre. Il compense ses limites techniques par sa grande volonté. Le libero a mis sous l'éteignoir Ajraoui Hakim (absent à l'aller) qui personnifiait l'attaque du Wydad. Dans l'entre-jeu, le capitaine Koné Kouamatien et Diarra Alli ont ratissé beaucoup de ballons sans en faire bon usage. Ils ont séduit par leur facilité technique. En attaque, le jeune Dion Marc a valu par son abattage et sa protection de balle. S'il garde les pieds sur terre, Dion rendra de précieux services à l'Asec dans les futures batailles qui s'annoncent, du reste, plus difficiles.
L'Asec doit parfaire ses différentes lignes. En défense, la complémentarité n'est pas de mise. Face à des attaquants futés, l'équipe peut perdre beaucoup de duels, conseille Bourdeballa.
Jean-Baptiste Béhi Envoyé spécial à Casablanca
Bon arbitrage

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