Les élections, clé de la sortie de crise
Le 48ème anniversaire de l'accession de la Côte d'ivoire à la souveraineté nationale aura tenu toutes ses promesses. Dans un élan patriotique, la crème de la société ivoirienne réunie autour du chef de l'Etat a sacrifié au rituel républicain dans la paix retrouvée et sous le regard solidaire de la communauté internationale représentée par le corps diplomatique et les forces impartiales. Chefs d'institution, membres du gouvernement, leaders de partis politiques, élus de toutes obédiences politiques, responsables de la société civile et citoyens ordinaires ont revêtu leurs plus beaux costumes pour répondre à l'appel de la patrie. Hier, au palais de la présidence du plateau, il n'y avait pas de place pour les chapelles politiques et autres considérations particulières. Il n'y avait pas d'armée du nord ou du sud. Il y avait autour du drapeau national un seul homme : le peuple de Côte d'Ivoire. Un peuple qui a su surmonter ses antagonismes et ses ressentiments pour relever les défis de la paix. Un peuple qui, sur le chemin de la sortie de crise, a bien voulu marquer le pas pour magnifier son indépendance acquise de haute lutte.
Outre le volet festif de ce rendez-vous annuel qui n'a rien perdu de son cachet et sa solennité habituels (passage en revue des troupes par le président de la république à bord du command car, défilé militaire impeccable au son de la musique de la gendarmerie nationale), le 7 août 2008 a été l'occasion pour le président Laurent Gbagbo de rappeler à la communauté nationale et internationale que les élections générales constituent la voie qui conduira à la sortie définitive de crise.
Pour le chef de l'Etat, ces élections n'auront pas le seul mérite de consacrer la paix. Loin d'être une opération de charme en direction de la communauté internationale, les élections sont l'expression éloquente du choix de la démocratie fait par la Côte d'Ivoire depuis 1960. Le président de la république, qui met un point d'honneur à l'organisation de ces consultations, a insisté pour que l'Etat de Côte d'Ivoire, malgré les difficultés financières, se donne les moyens de les organiser. Comme pour dire que la souveraineté a un prix que son pays doit payer s'il tient à exister dignement et mériter la considération des autres. Bien entendu, sur ce terrain, la Côte d'ivoire a toujours su garder le cap. Même en temps de crise, le pays a assuré son fonctionnement et fait face à toutes ses obligations internes et externes. Il va sans dire que trouver l'argent pour financer les élections ne sera pas la mer à boire.
Junior Dekassan
Outre le volet festif de ce rendez-vous annuel qui n'a rien perdu de son cachet et sa solennité habituels (passage en revue des troupes par le président de la république à bord du command car, défilé militaire impeccable au son de la musique de la gendarmerie nationale), le 7 août 2008 a été l'occasion pour le président Laurent Gbagbo de rappeler à la communauté nationale et internationale que les élections générales constituent la voie qui conduira à la sortie définitive de crise.
Pour le chef de l'Etat, ces élections n'auront pas le seul mérite de consacrer la paix. Loin d'être une opération de charme en direction de la communauté internationale, les élections sont l'expression éloquente du choix de la démocratie fait par la Côte d'Ivoire depuis 1960. Le président de la république, qui met un point d'honneur à l'organisation de ces consultations, a insisté pour que l'Etat de Côte d'Ivoire, malgré les difficultés financières, se donne les moyens de les organiser. Comme pour dire que la souveraineté a un prix que son pays doit payer s'il tient à exister dignement et mériter la considération des autres. Bien entendu, sur ce terrain, la Côte d'ivoire a toujours su garder le cap. Même en temps de crise, le pays a assuré son fonctionnement et fait face à toutes ses obligations internes et externes. Il va sans dire que trouver l'argent pour financer les élections ne sera pas la mer à boire.
Junior Dekassan