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Palmier à huile - Le CNRA veut doubler la production

La station de la Mé (route d'Alépé) du Centre national de recherche agronomique (CNRA) a abrité, jeudi, une journée porte ouverte dont l'objectif était de faire découvrir par les acteurs de la filière, les nouveaux outils mis en place par cette structure. Ce matériel qui représente la troisième génération, après les plans palmiers de 1965 et de 1991, vise essentiellement à doubler la production ivoirienne qui est actuellement de 300.000t, d'ici à 2015.
M. Yo Tiémoko, directeur général du CNRA, qui a en charge le volet scientifique de ce projet, s'est dit fier du travail de recherches accompli par ses collaborateurs. Les planteurs et les gestionnaires de la filière ainsi que les autorités administratives et coutumières présentes ont pu le constater d'eux-mêmes à travers une visite du laboratoire et des parcelles d'expérimentation. Cette randonnée sur quelques sites de ce vaste espace de 4.000 ha, a permis à tout ce beau monde de découvrir les vitro plants réalisés grâce à la méthode de la multiplication végétative du palmier à huile in vitro, dont il ne reste plus que la phase d'exploitation. Planteurs et partenaires de la filière ont aussi découvert avec beaucoup de joie, les plants F, tolérants à la fusariose qui est la maladie la plus redoutable du palmier, ainsi que les semences améliorées Irholamé.
Cette visite a été précédée de deux exposées qui ont porté respectivement sur le CNRA et les enjeux de la filière palmier à huile et la commercialisation des semences de palmiers Irholamé du CNRA. M. Konan Eugène, premier intervenant a mis en lumière les préoccupations de la filière, que sont la baisse des rendements, la pression des insectes, les menaces des maladies, la conjoncture socio économique et la pression foncière. Mme Nioblé Lydie, l'autre intervenant, a, pour sa part, insisté sur la nécessaire collaboration qui doit exister entre la recherche et les acteurs de la filière. Les participants à cette journée ont aussi reconnu l'impérieuse nécessité de voir la recherche financée par le Firca, mais aussi par tous les acteurs de la filière, en vue du développement durable de cette culture en Côte d'Ivoire.

Hervé Koutouan

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