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Le Temps
· 3 min de lecture

Siriki Konaté, porte-parole du MPCI soutient - "Nous allons tout droit à la paix avec le Président Gbagbo"

"Nous vous remercions pour cet accueil chaleureux et toute cette ambiance de paix. Ce qui nous réunis, ce samedi 21 avril, au complexe sportif de Yopougon, c'est la construction de la paix. C'est la volonté ferme et définitive d'aller à la paix. C'est notre engagement commun, notre détermination, notre volonté inébranlable de rendre le processus de la paix totalement irréversible. Nous voulons, ici, solennellement, au nom du Secrétaire général des Forces nouvelles, le Premier ministre Guillaume Soro, des autorités politiques et militaires et de tous vos frères et s?urs de Bouaké, Korhogo, Man saluer les initiateurs de cette grande invitation. C'est un honneur pour nous. Pendant que nous étions à Ouagadougou, Blé Goudé, comme un visionnaire, a décidé d'emprunter les ruelles des villes, de parcourir les routes du pays, les sentiers des villages et campements, afin de préparer d'avance les esprits à cette nouvelle. Autrement dit, il a fait en sorte que les populations accueillent l'Accord de Ouagadougou inspiré par le Président de la République Laurent Gbagbo. Que les populations acceptent le Secrétaire général des Forces nouvelles, le Premier ministre Guillaume Soro. La mise en route, par le facilitateur, Blaise Compaoré, Président du Faso, de l'Accord est avant tout le fruit de la volonté d'aller à la paix définitive. Cet Accord traite, dans le fond, de façon simple, efficace et pragmatique, les questions de l'identification générale de toutes les populations vivant en Côte d'ivoire, la question de la refonte des Forces de Défense et de Sécurité et l'organisation, dans les dix prochains mois, d'élections démocratiques, libres, transparentes et ouvertes à tous. Cet Accord montre un nouveau cadre, où les ex-belligérants qui, hier, se sont tirés dessus, se sont battus, ont décidé, de façon libre et consciente, de quitter la position initiale de face-à-face, pour être ensemble aujourd'hui, côte à côte, afin de construire la paix, par nous-même et pour nous- même. C'est donc un partenariat pour la paix qui n'a que pour seul objectif de chercher, ensemble, main dans la main, la paix. Il ne faut pas voir dans ce partenariat un deal caché. Une compromission sournoise d'un camp ou d'un autre, une feinte, un dribble, une roublardise, une volonté de ruser avec la paix. Il n'en est rien. L'Accord de Ouagadougou n'exclut pas et n'exclut personne. Ni les acteurs de la politique ivoirienne, ni la société civile, ni la Communauté internationale. Cet Accord donne une place à chacun. Afin de construire la paix. Déjà les premiers fruits de cet Accord se font sentir dans notre famille, notre voisinage, nos villagesla paix est en marche. Et cette marche est irréversible. Acceptons donc, dans nos pensées et dans nos esprits, cette nouvelle donne politique, sociale, militaire. Au bout du compte, il y a la paix pour nous tous. Ensemble, comme une entité, donnons-nous la main, pour former un bloc solide autour de cet Accord de Ouagadougou. Nous prenons l'engagement, ici et maintenant, de former, désormais, un corps social pour la paix en Côte d'Ivoire. Allons au-delà des clivages politiques et ethniques, pour constituer un véritable bouclier, un soutien en faveur de l'application de l'Accord de paix de Ouagadougou. Aidons le Président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro à avancer dans cette mission difficile qui est irréversible pour la construction de la paix. Nous avons épuisé toutes les cartes. Cet Accord est la dernière alternative de paix qui s'offre à nous. Saisissons-le solidement. La paix doit se construire, quel que soit le prix à payer. Les populations du Centre, du Nord et de l'Ouest ont entendu l'appel de Blé Goudé et ont décidé de lui réserver un message clair, quand il sera à Bouaké. Et cela est pour bientôt. Nous retransmettrons ce que nous avons vu et entendu ici. Au nom du Secrétaire général des Forces nouvelles, nous voudrons solennellement nous engager devant vous, qu'elles vont tout droit à la paix avec le Président Laurent Gbagbo. Nous demandons à chacun de vous, de prendre un stylo et d'être l'observateur et le comité de suivi sur ce que nous venons de dire. Nous allons nous retrouver, dans un mois, pour faire le point. Il n' y a pas de répit. Nous devons avancer dans le sentier difficile de la paix. Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire".

Propos recueillis par :
Yacouba Gbané

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.