Dialogue republicain : Les acteurs politiques se prononcent
Mamadou Koulibaly, Président de LIDER Nous avons débattu franchement
Après une année de crise relativement grave, nous avons eu un gouvernement qui a géré le pays avec le style de l'hyper présidence. Malgré tous nos efforts, nous n'étions pas entendus. Le gouvernement avec le Premier ministre vient de décider d'ouvrir un cadre d'échanges avec les partis politiques de l'opposition. Nous avons été invités, nous sommes venus. L'ordre du jour concernait un ensemble de problèmes qui portent sur la Côte d'Ivoire, sur l'opposition, la sécurité, les élections et les questions judiciaires. Nous avons franchement débattu. Chaque groupe présent a dit son fait au gouvernement. On a eu des réponses du gouvernement et nous avons signé le communiqué final. Nous nous sommes engagés à continuer de nous parler. Parce qu'il y a un gros malaise et beaucoup de malentendus lorsque les partis politiques ne se parlent pas. C'est un début qui présente un cadre dans lequel, tranquillement mais franchement, avec courtoisie, nous allons poser tous les problèmes et essayer de trouver des solutions. La plupart des partis qui étaient ici ne sont pas représentés à l'Assemblée nationale. Ce cadre permettra de se faire entendre et de poser les difficiles questions de l'Etat de droit, de domiciles et plantations occupés, des prisonniers, mais en toute responsabilité. Pas de crier dans les rues qu'on aime la Côte d'Ivoire, mais lorsqu'il s'agit de s'asseoir pour parler de la Côte d'Ivoire, on fait prévaloir son cas personnel. Ceux qui étaient présents ont compris cet enjeu. La Côte d'Ivoire, avant chacun d'entre nous. Si l'Etat de droit revient dans ce pays, ce sera valable pour tout le monde
Laurent Dona Fologo, président du RPP Le dialogue républicain est indispensable pour tous, y compris le FPI
Moi, après les évènements, j'étais caché. Mais des jours après, quand j'ai senti que la peur était un peu retombée, je suis ressorti. Le dialogue républicain est un processus. On peut commencer difficilement, mais c'est la fin qui compte. Le FPI était le parti au pouvoir, et il a perdu ce pouvoir. C'est normal qu'il soit encore dans la peine et dans la méfiance. Je suis l'ami aussi bien du pouvoir que du FPI. Il me revient de faire en sorte que nous nous retrouvions tous autour des grandes questions pour faire avancer la Côte d'Ivoire. Je suis prêt à sensibiliser le FPI afin qu'il prenne le train du dialogue en marche. Ce dialogue, je le dis et je le répète, est indispensable pour un jeune pays comme la Côte d'Ivoire
Mel Eg Théodore, Président de l'UDCY Je donne du crédit au communiqué final
Partout où on donne de l'espoir et une chance à la réconciliation, je me sens bien. Je rappelle pour mémoire, que nous étions le seul parti de l'opposition par le passé avec le FPI en face des autres parties prenantes au conflit. Nous avons fait des sacrifices nécessaires pour la paix. Chaque fois qu'il s'est agi de l'avenir de la Côte d'Ivoire, je n'hésite point. Je crois que le gouvernement a tenu ses promesses en organisant notre arrivée et en nous offrant les garanties pour que nous nous sentions chez nous. Je pense que nous avons travaillé sur le fond du texte qui a sanctionné les travaux du conclave. Je donne du crédit à ce texte. Pour notre part, nous ferons ce qu'il faut pour que cette plate-forme puisse exister et puisse obtenir des résultats. Il faut absolument aller vers la sécurité pour les uns, la confiance pour les autres et l'assurance pour ceux qui doutent encore. La semaine prochaine je vais engager tous mes militants dans la réconciliation nationale à travers l'organisation d'une convention. .
Sidiki Konaté, ministre de l'Artisanat et des la Promotion des PME : C'est une première victoire pour les Ivoiriens
C'est la première fois qu'autour d'une table, sans intermédiaire ni médiateur, le gouvernement et l'ensemble de l'opposition se sont retrouvés pour discuter, afin de faire avancer la Côte d'Ivoire dans le cadre de la consolidation de la paix. C'est une première victoire pour les Ivoiriens. Souvenez-vous, il y a quelques mois, des personnes qui ont pris part au conclave étaient encore en exil. On a donc décidé de discuter sur toutes les questions qu'il faut traiter dans le sens de la décrispation du pays. A partir de ce principe de dialogue, beaucoup de problèmes seront posés et réglés. Beaucoup de choses vont être comprises. De part et d'autre, la confiance va se renforcer de jour en jour. Ce que nous faisons, c'est pour les Ivoiriens qui sont dans les quartiers, dans les villages et dans les campements, qui attendent le rapprochement de la classe politique pour sortir le pays de la situation de crise. Je pense que l'opposition et le gouvernement ont fait preuve de courage en s'asseyant autour de la table de discussion.
Recueillis par Lacina Ouattara
Après une année de crise relativement grave, nous avons eu un gouvernement qui a géré le pays avec le style de l'hyper présidence. Malgré tous nos efforts, nous n'étions pas entendus. Le gouvernement avec le Premier ministre vient de décider d'ouvrir un cadre d'échanges avec les partis politiques de l'opposition. Nous avons été invités, nous sommes venus. L'ordre du jour concernait un ensemble de problèmes qui portent sur la Côte d'Ivoire, sur l'opposition, la sécurité, les élections et les questions judiciaires. Nous avons franchement débattu. Chaque groupe présent a dit son fait au gouvernement. On a eu des réponses du gouvernement et nous avons signé le communiqué final. Nous nous sommes engagés à continuer de nous parler. Parce qu'il y a un gros malaise et beaucoup de malentendus lorsque les partis politiques ne se parlent pas. C'est un début qui présente un cadre dans lequel, tranquillement mais franchement, avec courtoisie, nous allons poser tous les problèmes et essayer de trouver des solutions. La plupart des partis qui étaient ici ne sont pas représentés à l'Assemblée nationale. Ce cadre permettra de se faire entendre et de poser les difficiles questions de l'Etat de droit, de domiciles et plantations occupés, des prisonniers, mais en toute responsabilité. Pas de crier dans les rues qu'on aime la Côte d'Ivoire, mais lorsqu'il s'agit de s'asseoir pour parler de la Côte d'Ivoire, on fait prévaloir son cas personnel. Ceux qui étaient présents ont compris cet enjeu. La Côte d'Ivoire, avant chacun d'entre nous. Si l'Etat de droit revient dans ce pays, ce sera valable pour tout le monde
Laurent Dona Fologo, président du RPP Le dialogue républicain est indispensable pour tous, y compris le FPI
Moi, après les évènements, j'étais caché. Mais des jours après, quand j'ai senti que la peur était un peu retombée, je suis ressorti. Le dialogue républicain est un processus. On peut commencer difficilement, mais c'est la fin qui compte. Le FPI était le parti au pouvoir, et il a perdu ce pouvoir. C'est normal qu'il soit encore dans la peine et dans la méfiance. Je suis l'ami aussi bien du pouvoir que du FPI. Il me revient de faire en sorte que nous nous retrouvions tous autour des grandes questions pour faire avancer la Côte d'Ivoire. Je suis prêt à sensibiliser le FPI afin qu'il prenne le train du dialogue en marche. Ce dialogue, je le dis et je le répète, est indispensable pour un jeune pays comme la Côte d'Ivoire
Mel Eg Théodore, Président de l'UDCY Je donne du crédit au communiqué final
Partout où on donne de l'espoir et une chance à la réconciliation, je me sens bien. Je rappelle pour mémoire, que nous étions le seul parti de l'opposition par le passé avec le FPI en face des autres parties prenantes au conflit. Nous avons fait des sacrifices nécessaires pour la paix. Chaque fois qu'il s'est agi de l'avenir de la Côte d'Ivoire, je n'hésite point. Je crois que le gouvernement a tenu ses promesses en organisant notre arrivée et en nous offrant les garanties pour que nous nous sentions chez nous. Je pense que nous avons travaillé sur le fond du texte qui a sanctionné les travaux du conclave. Je donne du crédit à ce texte. Pour notre part, nous ferons ce qu'il faut pour que cette plate-forme puisse exister et puisse obtenir des résultats. Il faut absolument aller vers la sécurité pour les uns, la confiance pour les autres et l'assurance pour ceux qui doutent encore. La semaine prochaine je vais engager tous mes militants dans la réconciliation nationale à travers l'organisation d'une convention. .
Sidiki Konaté, ministre de l'Artisanat et des la Promotion des PME : C'est une première victoire pour les Ivoiriens
C'est la première fois qu'autour d'une table, sans intermédiaire ni médiateur, le gouvernement et l'ensemble de l'opposition se sont retrouvés pour discuter, afin de faire avancer la Côte d'Ivoire dans le cadre de la consolidation de la paix. C'est une première victoire pour les Ivoiriens. Souvenez-vous, il y a quelques mois, des personnes qui ont pris part au conclave étaient encore en exil. On a donc décidé de discuter sur toutes les questions qu'il faut traiter dans le sens de la décrispation du pays. A partir de ce principe de dialogue, beaucoup de problèmes seront posés et réglés. Beaucoup de choses vont être comprises. De part et d'autre, la confiance va se renforcer de jour en jour. Ce que nous faisons, c'est pour les Ivoiriens qui sont dans les quartiers, dans les villages et dans les campements, qui attendent le rapprochement de la classe politique pour sortir le pays de la situation de crise. Je pense que l'opposition et le gouvernement ont fait preuve de courage en s'asseyant autour de la table de discussion.
Recueillis par Lacina Ouattara