A bas la violence !
Un discours nouveau. Alassane Dramane Ouattara, président du RDR, s'est, en effet, posé en apôtre de la paix à l'ouverture du deuxième congrès ordinaire de son parti. Pour lui, il faut consolider la paix naissante. Cela requiert, a-t-il précisé, des efforts de toute la société. Des efforts de la part des hommes politiques qui doivent donner l'exemple en établissant entre eux des relations cordiales et fraternelles. Des efforts de la part de toutes les forces armées qui doivent renoncer à tout recours à la violence?. Il a ajouté que c'est de la mobilisation de toutes et de tous que nous pourrons empêcher tout retour en arrière, en veillant à faire disparaître de notre horizon toutes les sources de la violence et de l'intolérance?. Mais, le président du RDR est allé plus loin. J'invite également tous les acteurs politiques à privilégier le dialogue pour trouver le consensus qui nous permettra d'aller de l'avant?, a-t-il déclaré.
C'est donc, en principe, un autre RDR qui devrait sortir de son 2ème congrès ordinaire. Un RDR qui prône désormais l'apaisement, l'abandon de la violence physique et verbale. On devrait donc dire, fini les menaces du genre : Quand je frapperai ce régime, il tombera? ou : je rendrai ce payas ingouvernable? ou encore : je vais mélanger ce pays?, etc. Au point où Alassane Dramane Ouattara s'engage déjà à respecter le vainqueur d'élections loyales?.
Et comme il n'y a aucune raison que les prochaines élections ne soient pas loyales, cela veut dire tout simplement que le RDR reconnaîtra tout simplement le vainqueur des élections.
Il n'y a pas non plus de raison pour que M. Ouattara ne soit pas sincère dans ses intentions. Puisqu'il n'y a plus de doute qu'il sera candidat à la prochaine présidentielle, rien ne devrait encore justifier une attitude belliqueuse.
Et puis toute la classe politique, qui s'est fortement mobilisée à ses côtés à l'ouverture de son congrès, lui a donné une belle leçon de fraternité. Si la présence à ce congrès d'Henri Konan Bédié passe pour être tout à fait normale, celle de Pascal Affi N'Guessan, président du FPI, montre combien les actes ont précédé la parole.
Un bémol cependant. C'est seulement un mois après l'entrée du RDR au gouvernement de Pascal Affi N'Guessan que la crise du 19 septembre 2002 a éclaté. Alors, le RDR fait-il le mort pour mieux frapper ? On peut croire qu'Alassane Ouattara a sincèrement tiré les leçons de l'échec de la violence.
Augustin Kouyo kouyoaugustin@yahoo.fr
C'est donc, en principe, un autre RDR qui devrait sortir de son 2ème congrès ordinaire. Un RDR qui prône désormais l'apaisement, l'abandon de la violence physique et verbale. On devrait donc dire, fini les menaces du genre : Quand je frapperai ce régime, il tombera? ou : je rendrai ce payas ingouvernable? ou encore : je vais mélanger ce pays?, etc. Au point où Alassane Dramane Ouattara s'engage déjà à respecter le vainqueur d'élections loyales?.
Et comme il n'y a aucune raison que les prochaines élections ne soient pas loyales, cela veut dire tout simplement que le RDR reconnaîtra tout simplement le vainqueur des élections.
Il n'y a pas non plus de raison pour que M. Ouattara ne soit pas sincère dans ses intentions. Puisqu'il n'y a plus de doute qu'il sera candidat à la prochaine présidentielle, rien ne devrait encore justifier une attitude belliqueuse.
Et puis toute la classe politique, qui s'est fortement mobilisée à ses côtés à l'ouverture de son congrès, lui a donné une belle leçon de fraternité. Si la présence à ce congrès d'Henri Konan Bédié passe pour être tout à fait normale, celle de Pascal Affi N'Guessan, président du FPI, montre combien les actes ont précédé la parole.
Un bémol cependant. C'est seulement un mois après l'entrée du RDR au gouvernement de Pascal Affi N'Guessan que la crise du 19 septembre 2002 a éclaté. Alors, le RDR fait-il le mort pour mieux frapper ? On peut croire qu'Alassane Ouattara a sincèrement tiré les leçons de l'échec de la violence.
Augustin Kouyo kouyoaugustin@yahoo.fr