Le coup que prépare la Primature
Pressés d'avoir les informations des plus inédites, les journalistes sont en état de choc. Certains de leurs confrères, notamment ceux de la presse privée, feront très bientôt l'objet d'une enquête. En ce qu'ils sont dans le viseur de la Primature, dans ce qu'il convient de qualifier de coup d'Etat avorté du 27 décembre 2007. En effet, sur la cassette vidéo qui devait donner la preuve que l'Etat ivoirien a changé de tête, certains visages (non encore dénoncés) ont été reconnus. A en croire nos sources, ce sont bel bien des journalistes exerçant encore dans la presse privée ivoirienne. Comment ont-ils pu se connecter avec les ennemis de la paix ? Certains avanceront le motif de la recherche de scoops. Qu'à cela ne tienne ! Mais il est moins probable que ces professionnels ne savaient pas à quoi ils s'exposaient, en tendant le micro à un déserteur de l'armée ivoirienne -et sur qui pèse de lourds soupçons de déstabilisation-, dans un jeu de questions-réponses dirigées. C'est justement ce qui fonde les services de la Primature qui n'entendent pas les choses de cette oreille. Pour elle (la Primature), c'est une véritable collusion que rien, ni même une réaction ne peut nier, encore moins distraire. Par conséquent, elle ambitionne de tout mettre en ?uvre pour dévoiler, avec preuves à l'appui, les confrères, du moins les complices du journaliste français. Jean Paul Ney, puisque c'est de lui qu'il s'agit, ne sera donc pas seul dans cette affaire prise au sérieux au sommet de l'Etat de Côte d'Ivoire. Doit-on donc assister à la fin de l'impunité des journalistes ivoiriens ? Comment les services du Premier ministre Guillaume Soro, vont-ils se prendre pour mettre le grappin sur ces journalistes qui bénéficient d'un état de grâce, depuis l'accession du Président Laurent Gbagbo à la magistrature suprême de la Côte d'Ivoire ? Les jours à venir nous sirueront.
Frimo D. Koukou
koukoudf@yahoo.fr
Frimo D. Koukou
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